tamaculture

Le prédicateur, Camilla Läckberg

12 août 2010

le predicateur On retrouve dans Le prédicateur l’écrivaine Erica Falck dont on avait fait la connaissance dans La Princesse des glaces.

Elle prend cependant une part beaucoup moins active à l’histoire, pour la bonne et simple raison qu’elle est enceinte jusqu’aux yeux et qu’il n’est pas facile de suivre discrètement la piste d’un tueur lorsqu’on ressemble à une montgolfière (déjà qu’on ne peut plus se vernir les ongles des pieds…).

C’est donc son compagnon, Patrick, inspecteur au poste de Fjällbacka, que l’on va suivre au long de cet été caniculaire. Le corps d’une jeune femme est retrouvé sur les rochers surplombant la falaise. Chose surprenante, son corps recouvre les ossements de deux autres femmes, qui, on l’apprendra vite, ont été tuées vingt ans plus tôt.

Il se passe beaucoup de choses, cet été-là, dans la petite ville balnéaire. Trop au goût des touristes, qui s’en vont voir ailleurs si les crimes sont moins rouges.

C’est donc un deuxième tome assez sympathique, dont l’intrigue basée sur une sombre histoire de famille nous tient en haleine jusqu’au bout, d’autant que l’auteur agrémente ce parcours policier de petites touches plus personnelles sur la vie d’Erica, qui mène ses propres combats : sus à la famille et aux amis qui s’invitent chez vous l’été parce que vous avez une maison en bord de mer et qui ne vous connaissent pas le reste de l’année ! D’autres personnages sont réapparaissent ou sont mis en avant, comme Anna, la sœur d’Erica, et quelques collègues de Patrick que j’espère retrouver dans le volume suivant (Le Tailleur de pierre).

Ed. Actes Sud, mars 2009, 375 p.

Deux aventures de Sherlock Holmes, Conan Doyle

17 juillet 2010

two adventures Un défi dont je ne suis pas peu fière, malgré sa modestie : j’ai enfin lu en V.O. ! J’ai choisi, pour ce faire, une édition bilingue et surtout, un personnage que j’adore et dont j’ai lu toutes les aventures (il y a longtemps) pour me faciliter la tâche.

The adventure of the Speckled Band, connue en France sous le titre de La bande mouchetée, est une sombre affaire d’héritage qui implique une jeune femme terrorisée et un beau-père violent et dérangé. L’enquête a lieu alors que Watson et Holmes viennent d’emménager ensemble au 221 B, Baker Street. Le Dr Watson, qui raconte le récit bien des années après les faits, était alors tout à fait intrigué de la façon extraordinaire dont son colocataire résolvait les problèmes qu’on lui soumettait : examens des murs, des taches sur les doigts de ses visiteurs, d’usure des manches… et donc le fameux pouvoir de déduction dont il faisait grand usage était encore tout nouveau aux yeux de ce bon docteur. Le seul hic est que je me souvenais parfaitement – la mémoire est une petite chose polissonne, elle ne retient que ce qu’on voudrait qu’elle oublie ! – du mystère, ce qui enlève le sel de l’histoire.

Ce n’était pas le cas, en revanche, de The Three Students (Les trois étudiants), dans laquelle Sherlock Holmes intervient à la suite de la disparition du document sur lequel figurent les questions de l’examen de fin d’année d’une prestigieuse université. Il doit résoudre cette énigme avec célérité, les examens ayant lieu le lendemain. Comme le laisse présumer le titre, trois étudiants sont impliqués dans l’affaire… J’ai particulièrement aimé cette enquête, le cadre de ses vieux murs, et la manière dont Sherlock met en œuvre son talent d’enquêteur de terrain tout en déduisant des indices les faits qui ont dû se produire (la fameuse “science de la déduction”, qui était à l’époque à ses prémices).

Réflexion sur la lecture en V.O.S.T.

La version bilingue présente un avantage mais aussi un inconvénient. Le dictionnaire intégré en bas de page permet d’avoir un accès immédiat aux mots ou expressions qui nous posent problème durant la lecture, ce qui constitue un gain de temps. Cependant, lorsque trop de mots sont inconnus ou lorsque les tournures à l’ancienne rendent la compréhension difficile, on est vite tenté de lire la page de droite qui comporte la traduction française. Et là, on se dit que quand même, c’est drôlement bien écrit en français, alors qu’en anglais, bof, il y a tous ces mots incompréhensibles qui empêchent de savourer le récit à sa juste valeur.

Par exemple, lorsque je lis (p. 88) : “It was a singular sight which met our eyes. On the table stood a dark lantern with the shutter half open, throwing a brilliant beam of light upon the iron safe, the door of which was ajar”, je me dis :
a) mais qui diable a appris le mot “ajar” durant ses 8 ans d’anglais scolaire ? Pas moi, en tout cas !
b) Bon, on a devant les yeux une scène particulière, avec une lanterne, une lumière brillante, un truc en fer et une porte “ajar” (pfff, ça m’énerve, ce mot, je me demande ce qu’il peut bien vouloir dire !)
c) Tiens, si je lisais la VF pour m’assurer que je ne loupe rien d’important ? Donc “Un spectacle étonnant s’offrit à notre vue. Sur la table était posée une lanterne sourde qui, par son volet entrouvert, projetait un rayon brillant sur le coffre métallique dont la porte était entrebâillée” 
d) Entrebâillée ! Entrebâillée ! Pff, vraiment, je n’aurai jamais l’occasion de le recaser, celui-là… Allez, j’oublie ajar. Vraiment, quelle perte de temps !

Au final, j’ai mis pas mal de temps pour lire ces deux minuscules histoires, parce que non seulement lire en anglais demande plus de concentration et la lecture est plus lente, mais en plus, je ne peux m’empêcher de lire les notes de bas de page (même si je connais les mots… Juste pour vérifier !), et de lire pas mal de passages en français (parce que ma compréhension des passages anglais ne me satisfait pas). Ce fut donc un peu laborieux, but I did it, yeah ! 

Ed. Langues pour tous, août 2006, 155 p.

L’homme qui partit en fumée, M. Sjöwall & P. Wahlöö

6 mai 2010

L'homme qui partit en fumée Couple incontournable de la littérature policière suédoise, Maj Sjöwall (reporter criminel) et P. Wahlöö (éditrice) ont écrit à quatre mains entre 1965 et 1975 une dizaine de romans qui ont été traduits dans le monde entier dans les décennies suivantes.

Leur succès tient tout autant dans la maîtrise du genre et la personnalité de l’inspecteur Martin Beck que dans l’analyse socio-politico-économique de la Suède des années d’après-guerre, à contre-courant de l’image prospère et rassurante que ce pays donnait à l’époque.

Dans L’homme qui partit en fumée, l’inspecteur Beck est sur le point de rejoindre femme et enfants sur l’île où ils passent leurs vacances d’été, lorsqu’il est appelé sur une affaire de disparition. Renonçant à son repos, il se penche sur le cas de ce journaliste spécialiste de politique européenne (on est en pleine “guerre froide”) qui s’est rendu en Hongrie et n’a plus donné de nouvelles à son journal. Poussé par le Ministère des Affaires Etrangères suédois, Martin Beck s’envole à son tour pour la Hongrie (si vous saviez le nombre d’escales et le temps que cela prenait, à l’époque !) afin de résoudre l’énigme de cette disparition dans la plus grande discrétion.

Ce n’est pas tant l’enquête en elle-même qui m’a intéressée (elle est somme toute classique, plutôt dans le style “doucement mais sûrement, à la suédoise, quoi !), que le contexte dans lequel se déroule l’histoire. L’analyse des relations entre les différents services de police et politiques, les tensions internationales, l’importance de la diplomatie entre des pays faisant partie de “blocs” opposés sont autant d’éléments qui m’ont fait voyager à une autre époque. Cet effet est d’ailleurs renforcé par la langue, qui regorge d’expressions surannées que j’ai savourées avec délice : ainsi, Martin Beck “opina du bonnet”, “son déjeuner était passé à l’as”, et malgré tout, vêtu de son “maillot de corps à filet”, de son “cardigan” et de ses “souliers en daim jaune”, on peut dire que “ça baigne dans l’huile” !

Le tout est agrémenté de scènes parfois insolites et cocasses, comme ces séances aux bains douches au cours desquelles des policiers s’échangent des informations confidentielles…

Je comprends pourquoi ces deux auteurs ont laissé leur marque dans la littérature policière : avec un classicisme technique et le respect des règles, ils ont su utiliser le genre pour faire partager leur vision politique de leur pays et de la situation socio-économique qui les préoccupait.

Ed. Rivages, 2008, 269 p. (édité en Suède en 1966)

Rouge-Gorge, Jo Nesbo

19 avril 2010

Rouge gorge Rouge-Gorge, c’est le surnom d’un soldat mort qui continue pourtant de faire parler de lui. C’est aussi l’oiseau, discret comme le destin, qui vient à chaque porte, un jour, prendre son dû… Harry Hole, à la suite d’une bévue diplomatiquement grave, est muté à la surveillance des milieux néo-nazis de Norvège. Une seule consigne : faire le mort. Hole le voudrait qu’il n’y parviendrait pas. Surtout si sa meilleure amie est retrouvée littéralement brisée sur un chemin de neige. Surtout s’il découvre que l’un des fusils les plus rares au monde, spécifiquement utilisé par le terrorisme international, est arrivé sur le territoire… Le passé, prompt à rattraper le présent, refait surface avec une question lancinante : que s’est-il réellement passé cinquante ans plus tôt dans les tranchées de Leningrad ? (présentation de l’éditeur)

Si je ne résume pas moi-même cette nouvelle aventure de Harry Hole, c’est que je l’ai lue voilà plus d’un mois et que je mes impressions “à chaud” se sont effacées. Mais je ne résiste pas à l’envie d’insister sur le fait que je trouve cette série excellente. Ce tome m’a encore bluffée : l’enquête de Harry s’étale de novembre 1999 à juin 2000, mais en réalité, la trame de l’intrigue débute en 1942. Et tout au long du roman, on passe de l’époque actuelle au récit de certains événements tragiques qui se sont déroulés durant et après la Seconde Guerre Mondiale et qui ressurgissent plus de cinquante ans après.

J’ai trouvé Rouge-Gorge passionnant (les six cents pages filent à toute allure !), l’histoire se mêlant à l’Histoire : disparition d’un soldat norvégien du parti néo-nazi dont on se demande sous quels traits il vit aujourd’hui, magouilles politiques et manipulations, assassinat d’un proche d’Harry… des fils noueux cachent une intrigue menée de main de maître et un final au suspense intenable !

Et, fait appréciable, Jo Nesbo ne pense jamais à la place du lecteur, il a le respect de le considérer comme assez intelligent pour lire entre les lignes. Ca fait plaisir !

Encore une sacrée claque.

Ed. Gallimard (Folio policier), fév. 2007, 605 p.

Les raisons du doute, Gianrico Carofiglio

15 avril 2010

Raisons du doute Parmi les nombreux sous-genres du roman policier figure le “legal thriller”, le roman policier juridique. Je ne suis pas forcément attirée par ce type de roman, par crainte qu’il ne soit trop procédural (sous-entendez rasoir). Ce n’est pas le cas dans Les raisons du doute.

L’avocat de la défense s’appelle Guido Guerrieri. La quarantaine bien portante, récemment quittée par sa compagne qui a choisi une carrière internationale, il reçoit un jour un télégramme d’un détenu le priant de venir lui rendre visite au plus vite. Quelle n’est pas sa surprise lorsqu’il s’aperçoit que ce prisonnier qui le réclame à corps et à cris n’est autre qu’une ancienne petite frappe qui l’avait agressé lorsqu’il était adolescent ! Naturellement, Fabio Paolicelli n’a aucun souvenir de cette rencontre, il veut juste l’avocat qu’il considère le plus compétent de sa professeur pour le défendre dans une sombre histoire de drogue dans laquelle il clame son innocence.

C’est Natsu,la femme de Fabio Paolicelli qui parvient à convaincre l’avocat Guerrieri de s’occuper du cas de son mari, davantage grâce à sa beauté, son parfum d’ambre et son talent de cuisinière qu’à des arguments juridiques…

Les courts chapitres donnent un rythme efficace à ce roman, et les rencontres professionnelles tournent parfois aux rendez-vous personnels, ce qui ôte vite toute crainte d’un jargon juridique soporifique ou d’un enlisement de l’intrigue. On suit même les étapes du procès avec intérêt, et finalement, c’est captivant de voir comment l’avocat parvient à mener une enquête en rassemblant les preuves nécessaires à la défense de son client.

Les raisons du doute par Gianrico Carofiglio

Critiques et infos sur Babelio.com

Bravissimo à Gianrico Carofiglio, juge antimafia de profession, qui a su se reconvertir en auteur de polars juridiques intéressants et à la fibre sentimentale (ah, ces Italiens !).

L'avis de Cathulu.

Lu à l’occasion d’une édition spéciale de Babelio en partenariat avec les éditions du Seuil.


Ed. Seuil, mars 2010, 262 p.

Ténèbres prenez-moi la main, Dennis Lehane

5 avril 2010

Tenebres prenez moi la main Je n’ai pas eu le temps de relire Shutter Island, je ne suis pas allée le voir au ciné (j’attendrai le dvd) et je me suis donc plutôt plongée dans Ténèbres prenez-moi la main, un autre excellent roman noir de Dennis Lehane qui fait suite à Un dernier verre avant la guerre.

On y retrouve le duo de détectives Patrick Kenzie et Angela Gennaro, dont le bureau est perché sous le clocher d’une église de Boston. Il fait particulièrement beau et chaud, cet automne-là. Pourtant, dans les recoins de la ville, des êtres diaboliques mettent en branle une terrible machine meurtrière dont les plans ont été établis de longue date. Pat et Angie vont chercher, s’énerver, mais surtout trembler de peur et craindre pour leur vie et celle de leurs proches quand ils s’approcheront trop près du Père…

L’histoire est remarquable, les personnages parfaitement horribles allant du simple mafieux à un psychopathe à vous donner froid dans le dos, heureusement qu’on peut compter sur des gentils détraqués comme Bubba pour aider à faire le ménage. Comme toujours, Dennis Lehane navigue dans des eaux troubles, il ne faut jamais s’attendre à une happy end mais plutôt à découvrir les côtés les plus sombres de l’âme humaine.

C’est terrible, angoissant mais excellent.

Ah, j’oubliais : l’écriture court le long des pages à un rythme endiablé, on ne peut pas décrocher de l’histoire parce qu’il n’y a aucun temps mort (seulement des morts tout court), c’est donc un bouquin à lire, à prêter, et à conserver dans sa bibliothèque au rayon des très bons polars.

Ed. Rivages / Noir, 2002 (1996 aux USA), 489 p.

Le diable de verre, Helene Tursten

28 mars 2010

Diable de verre Après avoir lu Le Torse dans les Rochers, je m’étais dit que je suivrai bien une autre enquête de l’inspectrice Irene Huss. Elle est cette fois-ci confrontée à un triple meurtre : un jeune professeur dépressif est retrouvé assassiné par balles dans sa maison, alors qu’à quelques kilomètres de là, ses parents ont subi le même sort, et leur ordinateur a été affublé d’un pentagramme inversé ensanglanté. Le père était pasteur : il y a quelques mois, sa chapelle avait été l’objet de dégradations satanistes. C’est donc sur cette piste que part Irene.

Les suspects sont assez intéressants mais la direction qu’a pris l’enquête par la suite m’a laissée dubitative : des invraisemblances m’ont empêché d’adhérer totalement à l’histoire. En parallèle, une des jumelles d’Irene décide de s’inscrire à un concours de beauté et fait un régime. Au bout de quelques jours, elle a déjà le visage amaigri… Humf, ça se saurait, si un tel régime existait !

A part cela, il y a des côtés sympathiques que j’ai retrouvé dans ce nouvel opus : Krister, le mari d’Irene, est chef cuistot qui vous prépare des petits plats à vous mettre l’eau à la bouche, et par ailleurs, Irene est assez touchante quand elle découvre un pays étranger (dans Le Torse dans les rochers, c’était le Danemark, ici, elle se rend à Londres et en Ecosse).

Une petite déception, au final, par rapport au roman précédent, principalement en raison du sujet traité dans celui-ci.

Ed. Michel Lafon, mars 2010, 323 p.

L’homme du lac, Arnaldur Indridason

25 mars 2010

Homme du lac Je ne suis pas forcément très en avance pour lire cette aventure de l’inspecteur Erlendur, vu qu’une nouvelle a paru depuis… Peu importe, chacun son rythme, et d’ailleurs, celui d’Erlendur n’est guère plus rapide que le mien puisque cette enquête sur trois trimestres. Elle commence par une belle journée de printemps. Une hydrologue trouve par hasard un squelette à un endroit asséché d’un lac et qui était jusque là recouvert de 4 mètres d’eau.

Accompagné de ses deux fidèles collaborateurs, les policiers Elinborg (une femme intelligente mais pas coquette pour deux sous) et Sigurdur Oli (séducteur dans l’âme mais marié), l’inspecteur va creuser dans le passé pour extirper, petit à petit, le fil des événements qui se sont déroulés plus de trente ans auparavant. Il sera question d’étudiants communistes envoyés à l’université de Leipzig, en Allemagne de l’Est (avant la construction du Mur de Berlin), de la Stasi (la police politique), d’étudiants espions, d’enjoliveur rouillé et d’émetteurs radio russes plongés au fond d’un lac…

Côté cœur, la situation d’Erlendur s’améliore nettement, alors qu’au contraire, sa fille semble s’enfoncer dans son problème de drogue.

Encore une enquête originale dans cette inamicale île islandaise qui pourtant, est mise en valeur grâce à l’amour que lui porte ce vieil inspecteur bourru auquel on s’attache au fil des enquêtes. Vive Erlendur, vive Arnaldur et vive Barbidur ! (cherchez l’intrus)

Ed. Points, mai 2009, 405 p.

La vallée de la peur, Conan Doyle

19 mars 2010

Vallée de la peur AAAHHH, Sherlock Holmes ! Que de souvenirs liés à mon adolescence, quand je lisais et relisais ses aventures avec un enthousiasme qui ne s’est jamais démenti !

Ce que j’aime avant tout, chez Sherlock Holmes, c’est son intelligence et ses défauts. Quand il est passionné par une affaire, il ne pense ni à manger ni à se laver, son cerveau tourne à cent à l’heure jusqu’à ce qu’il ait trouvé la solution de l’énigme. Au contraire, lorsque le monde du crime le laisse en paix, il se morfond, s’impatiente, déprime, va jusqu’à se droguer à l’opium. Il peut aussi s’occuper en écrivant un traité sur les abeilles ou en concoctant des mélanges chimiques qui explosent parfois, au grand effroi de sa logeuse, Madame Hudson. Bref, c’est un personnage très particulier qui me plaît énormément.

La Vallée de la peur est un très bon roman mettant en scène Sherlock Holmes et son fidèle ami, le Docteur Watson. Un billet mystérieux (car codé) leur est livré au 221 bis, Baker Street. Un homme est en danger… Le jour même, un policier vient les chercher : cet homme vient d’être assassiné et Holmes est sollicité pour aider (dans l’ombre, mais le détective ne recherche pas la gloire), la police locale.

Le crime a eu lieu dans la campagne anglaise, et plus précisément dans un manoir entouré de douves remplies d’eau. Le propriétaire avait l’habitude, avant d’être tué, de relever le pont levis. La recherche du meurtrier va donc commencer par les habitants de la vieille demeure…

Cette enquête est d’autant plus passionnante qu’elle nous entraîne dans “le coin le plus sinistre des Etats-Unis”, dans les années 1870. On y découvre le fonctionnement d’une mafia ouvrière qui ne s’embarrasse d’aucun scrupule pour arriver à ses fins…

Logo swap Holmes

Voilà donc un classique de la littérature policière britannique et un incontournable de Conan Doyle, sans conteste possible !!!

NB : il va sans dire que je suis inscrite au Swap Holmes organisé par Fashion et Emma ! Quelle bonne idée, les filles !

Ouverture des colis dans un mois environ, patience…

Deuil interdit, Michael Connelly

10 mars 2010

Deuil interdit Je suis tombée sur ce vieux polar (de 2006 !) qui s’est retrouvé je ne sais comment dans ma PAL (que j’essaie de faire fondre comme neige au soleil, sauf que la pauvre doit être faite de neiges éternelles…).

Bref, j’aime l’inspecteur Harry Bosch et je n’avais rien lu de Connelly depuis Echo Park, il était donc temps de faire une petite cure d’Harry (cots verts, aurais-je dis si j’avais un humour au ras des pâquerettes, ce qui n’est bien sûr pas le cas, n’est-ce pas, ha hum).

Trois ans avoir pris sa retraire, l’inspecteur Bosch réintègre les services de la police de Los Angeles, mais dans un tout autre service : il travaille désormais aux Affaires non résolues. Il s’agit, pour lui et sa coéquipière Kiz Rider, de ressortir de vieux dossiers poussiéreux des archives et d’essayer de trouver les coupables des crimes des années 70 à 90 qui avaient à l’époque échappé à la police.

Harry et Kiz vont s’occuper du meurtre d’une jeune fille de seize ans qui a eu lieu à proximité du domicile de ses parents, en 1988. La victime était métisse, et les soupçons vont s’orienter sur un crime raciste, la ville ayant connu un accroissement des violences raciales dans ces années-là. En dépit de l’ancienneté du crime, les inspecteurs partent avec un avantage : désormais, les progrès informatiques et surtout scientifiques (notamment le fichage ADN), vont les aider à exploiter de nouvelles pistes. Harry étant toujours la bête noire de certains chefs de la police, des ficelles politiques vont être tirées pour lui mettre des bâtons dans les roues…

Pour tout dire, j’ai été déçue par ce tome. Je n’ai pas d’éléments forcément objectifs pour l’expliquer. Je crois que je me suis un peu lassée du style Connelly, et même si je trouve toujours Harry Bosch intéressant, cette enquête m’a simplement parue sans originalité et j’ai eu hâte d’arriver au bout.

Ed. Points, mai 2006, 455 p.

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