tamaculture

Vous voulez rire ?!

24 octobre 2009

Valerie Lemercier Après des mois sans avoir vu un seul spectacle comique, voilà que j’en ai vu deux en moins d’un mois. Mais à un moment donné, rire devient nécessaire pour se sortir d’une routine et de la grisaille !

La silhouette noire et longiligne de Valérie Lemercier squatte la scène de l’Olympia depuis un mois. Elle incarne une série de personnages divers et variés, allant de l’attaché de presse un peu fofolle à la fillette d’une psy, en passant par une mère de famille nombreuse et catholique ou un paysan un peu trash lorsqu’il raconte à son fils sa vie intime avec sa femme qui vient de mourir…

J’ai trouvé que les sketches étaient vraiment inégaux. Sur la douzaine que le spectacle en comporte, trois ou quatre m’ont fait rire, les autres sourire, sans plus (celui parodiant Question maison était une bonne idée mais à mon avis mal exploitée), et deux ou trois m’ont paru sans intérêt, mauvais ou un peu trop vulgaires (il y a des limites à l’humour pipi-caca qu’il faut savoir ne pas franchir…).

Le spectacle est un peu court (1h15) mais j’en garde globalement un bon souvenir : d’une part, ça fait du bien de sortir (dit la jeune maman), d’autre part, Valérie Lemercier excelle dans les rôles de bourgeoise, catholique coincée et elle a une mécanique d’écriture bien rôdée. Si ça vous tente, dépêchez-vous : c’est la dernière ce soir !

 

Jerome Commandeur Je ne connaissais qu’un ou deux sketches de Jérôme Commandeur (vus sur internet) et c’est avec confiance que j’ai accompagné Mister T. à la Comédie de Paris, une petite salle de spectacle située à Pigalle. Et j’ai apprécié l’entrée en matière personnalisée de Jérôme Commandeur, qui fait justement allusion à la situation géographique de la salle et prévient les spectateurs qu’ils se sont trompés s’ils pensent ouvrir leur braguette avant la fin du spectacle !

D’emblée, l’homme met les spectateurs à l’aise, il raconte des histoires comme si on était ses potes, et en plus, ses récits sont très drôles. Jérôme Commandeur incarne tour à tour une secrétaire du Conseil Général (plus vraie que nature !!!), un camionneur qui forme un jeune stagiaire au restau d’autoroute Chez Brigitte, et il joue son propre rôle dans des aventures “rocambolesques” à l’île d’Yeu avec l’écolo espagnole qui lui colle aux basques…

Sincèrement, on s’est marré du début à la fin (soit environ 1h25), j’ai même ri comme une baleine Laughingà un moment donné et j’ai eu peur de ne pas pouvoir m’arrêter (je ne sais plus à quel sujet… il va falloir que j’y retourne !). Cerise sur le gâteau, Jérôme Commandeur a vraiment un charmant sourire et parfois il avait du mal à se retenir de rire à ses propres bons mots, c’est dire ! Il a également le sens de l’autodérision, ce qui fait la joie des spectateurs.

Je vous recommande donc très fortement d’aller l’applaudir (si, par hasard, vous passez par Pigalle Open-mouthed) avant le 16 janvier 2010 !

Le Quatuor – Corps à cordes

23 novembre 2007

Attention, talents confirmés !!!

Depuis vingt ans, ces quatre musiciens-comédiens font la joie des spectateurs de France et de Navarre. Ils poursuivent cet automne-hiver leur spectacle Corps à cordes. C'est la première fois que j'allais les voir, et j'ai a-do-ré !!!

Pendant 1h45, ces quatre fous talentueux s'en donnent à coeur joie sur scène : ils jouent avec virtuosité (de Mozart à Jimmy Hendrix, imaginez le grand écart !) tout en sautant, dansant et jouant la comédie, c'est tout bonnement époustouflant ! Ils chantent aussi, parfois juste et parfois MEUH !

Ce spectacle est très drôle, la mise en scène très chouette et le public participe à un moment dont je ne dirai rien mais qui est excellent ! Allez-y, vous ne le regretterez pas !!! (franchement, si je ne vous ai pas convaincus, je ne sais plus quoi faire !!!).

Présentation :

Prenez deux violons, un alto et une violoncelle, ajoutez quatre voix, un brin d'humour, sans oublier de l'acrobatie, et vous obtiendrez un quatuor hilarant. Ces quatre merveilleux musiciens offrent depuis plus de vingt ans leur talent et leur folie à un public de plus en plus large. Leur dernier spectacle offre un cocktail explosif de gags en ré majeur.

Mise en scène d'Alain Sachs
Avec J-Claude Camors : Violon, Chant / L. Vercambre : Violon, Chant / P. Ganem : Alto, chant / J.-Yves Lacombe : Violoncelle, chant.

Actuellement et jusqu'au 6 janvier 2008 au Théâtre de Paris (15 rue Blanche – 75009 Paris), puis en tournée en France.

Ne les ratez pas !

Confidences trop intimes

24 février 2007

Il ne s'agit pas ici du film de Patrice Leconte sorti en 2004 mais de son adaptation au théâtre mise en scène par le réalisateur précité.

Jacques Gamblin reprend le rôle de Fabrice Lucchini : William Faber est conseiller fiscal et vit depuis 40 ans dans le même appartement jouxtant son bureau (précédemment celui de son père). Un soir, il voit débarquer Marion Doutey alias Anna (Sandrine Bonnaire à l'écran) : par mégarde, elle a confondu sa porte avec celle de son voisin, le Dr Monnier, psychanaliste. Elle commence naturellement à lui raconter sa vie et ses problèmes…
Au début, cela ne semble pas inhabituel à William, habitué à ce que ses clients s'étalent sur leur vie privée avant d'en venir à leurs tracas fiscaux. Mais quand il s'aperçoit de la méprise de la jeune femme, embarrassé et sous le charme de cette rencontre inattendue, il n'ose lui avouer son métier et lui accorde un autre rendez-vous d'analyse…

Cette pièce est sympathique et drôle, les acteurs servent l'histoire et l'on ne s'ennuie pas durant les 1h30 de spectacle.

En revanche, les bureaux respectifs de Faber et du Dr Monneir étant aux extrémités gauche et droite de la scène, les malheureux spectateurs (dont j'étais) des corbeilles situées sur les côtés ne voyaient pas correctement une bonne partie des scènes…

Le théâtre est agréable, mais les rangées si étroites que j'étais les jambes en biais tout le temps, bonjour le mal de dos !

Ces considérations pratiques mises à part, je vous conseille d'aller voir cette pièce si vous en avez l'occasion.

L'avis d'Hervé

Jazz, une pièce de Marcel Pagnol

18 février 2007

Un jour, alors que je me baladais innocemment (!) sur un site de vente de livres d'occasion, je suis tombée par hasard sur un titre de Marcel Pagnol qui m'était inconnu : Jazz. Or, ayant grandi en Provence, cet auteur fait partie de mes premières "vraies" lectures (hors bibliothèque rose ou verte). Intriguée, j'ai vu mon doigt faire un clic et voilà, ce livre était dans mon panier (trop facile !).

Il s'agit là d'une pièce de théâtre mettant en scène un vieux professeur, Blaise, qui a passé toute sa vie à travailler sur un manuscrit ancien de Platon. Le texte d'origine étant effacé, Blaise a donc réécrit au fil des ans le millier de phrases grecques devant constituer au final l'un des plus beaux textes connu du philosophe.

Encouragé par les experts en la matière, décoré de la Légion d'Honneur, il est extrêmement ému lorsqu'arrive le moment où une chaire à la Sorbonne va lui être attribuée. Il a alors cinquante-six ans et ne s'est jamais marié ni occupé d'autres choses que de ses cours et de ses livres de grec ancien.

C'est alors qu'un scandale éclate autour de l'oeuvre de Blaise, remettant en cause le travail d'une vie.

Tout s'écroule autour du vieux professeur, qui réalise alors que sa jeunesse est bien loin et que l'amour lui a échappé. Il lui reste un espoir : Cécile, une de ses élèves à l'université, l'attire beaucoup… Parviendra-t-il à séduire la jeune fille malgré la différence d'âge qui les sépare ?

J'avoue avoir poursuivi ma lecture davantage par affection pour l'auteur et son écriture poétique et malicieuse que par intérêt pour l'intrigue. On y trouve une réflexion sur le sens que l'on donne à sa vie, les regrets, les conséquences irrémédiables des choix que l'on a fait… C'est une petite oeuvre divertissante mais, à mon avis, vraiment faite pour être vue sur scène, avec des acteurs à l'accent provençal et des gestes grandiloquents… Au moinsss (comme on dit dans le Sud), ma curiosité a été satisfaite !

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