tamaculture

The Shield, une série politiquement incorrecte !

19 mai 2007

Je débarque avec un retard certain dans cette série : je viens de la découvrir alors que la saison 6 est en cours de diffusion aux Etats-Unis !

Ma soeur m'a prêté le coffret de DVD de la saison 1 (cela reste donc dans le "cercle familial" légal !), j'ai accroché et me suis achetée dans la foulée les coffrets 2 et 3 (mais je n'ai pas craqué : je n'ai pas acheté de livres en même temps ! :-p ). L'avantage d'attraper le train en route, c'est qu'il est déjà plein (d'épisodes à voir dans la foulée sans attendre une semaine !).

Il faut dire que la fin de NYPDB en 2005 fut une bien triste nouvelle pour les fans (dont votre serviteuse / servante / serveuse !!!), mais qu'après 12 ans de bons et loyaux services, l'inspecteur Sipowicz avait bien le droit de prendre sa retraite du petit écran.

J'étais sceptique en débarquant dans ce nouveau commissariat du district de Farmington, à Los Angeles. Le capitaine est un Latino du nom de David Aceveda, qui dirige avec une main de fer dans un gant de fer cette brigade. Il faut dire qu'il brigue un poste de maire et qu'il est par conséquent sous le joug d'intérêts politiques divers.

Après quelques épisodes, j'étais épouvantée de voir qu'une partie de la brigade faisait bande à part pour traquer les bandes rivales (et souvent de couleurs de peau différentes, il faut bien le constater) de gangsters, trafiquants de drogue et autres. Cette division du commissariat est dirigée par Vic Mackey, le fameux Bouclier (NDT : the Shield !). Ce type est absolument incroyable : j'ai commencé par le détester, avec son physique de gros dur et son absence totale de scrupules et de moralité (pour faire court : c'est un ripoux qui passe des arrangements avec la vermine pour en retirer certains profits personnels).

Et au final, je suis tombée sous le charme. Mackey est un individu ambigu mais non dénué d'attraits. Marié et père de famille, il fait son possible pour laisser ses proches en dehors de son boulot de flic et de ses magouilles… pas reluisantes. Les trois inspecteurs qui bossent sous ses ordres lui sont extrêmement fidèles : c'est à qui sauvera la vie de l'autre… Et puis il a en permanence cette espèce de sourire aux lèvres… qui font de lui un amant très prisé de ces dames (chut, je ne vous ai rien dit, son épouse n'est pas au courant).

D'autres détectives de la brigade (qui travaillent directement sous les ordres d'Aceveda), sont attachants :

- Dutch, spécialisé dans les meurtriers en série, les crimes où le profil psychologique est déterminant

- Claudette : femme efficace qui ne s'en laisse pas conter lorsqu'elle mène des interrogatoires (l'actrice, CCH Pounder, joue aussi ce type de rôle dans FBI, portés disparus…).

Hier, j'ai enchaîné quatre – ok, six – épisodes d'affilée (un jour férié et pluvieux, ça tombait bien !). Bien souvent, je me retrouve complétement tétanisée devant l'écran, les yeux horrifiés, la bouche ouverte, les poings serrés devant les atrocités qui se déroulent devant moi. C'est épouvantable, mais c'est génial. Je suis scotchée à mon canapé et rien ne m'en fera décoller, tant que je ne saurais pas jusqu'où l'imagination des scénaristes pourra aller (hélas pas forcément plus loin que la réalité des crimes réels, je le crains).

Heroes

20 avril 2007

Cela faisait un moment que je n'avais pas parlé de séries, voilà cette rubrique de retour au premier plan…

Les Américains ne sont pas de bons exemples en tout, mais il faut reconnaître que leurs séries télévisées sont excellentes (notamment celles qui parviennent jusqu'en France parce que j'imagine qu'ils ont aussi leurs lots de nanards qu'ils évitent d'exporter…).

 

Mettons un instant de côté les Prison Break, Lost et autres Desperate Housewives pour découvrir d'autres Héros (in English : Heroes).

Dans ce nouveau concept, un vieux Professeur d'université indien est assassiné juste au début du premier épisode. Son fils, Mohinder Suresh, décide de poursuivre les recherches de son père, qui se portaient depuis quelques temps déjà sur d'étranges phénomènes

Plus précisément, on va être amenés à faire la connaissance d'individus lambda, certains étudiants, d'autres politiciens, d'autres encore artistes ou flics… qui ont tous développé depuis peu un pouvoir surnaturel.

Ainsi, Niki se découvre une jumelle différente d'elle dans le miroir, car cette dernière est d'une extrême violence… Claire est une pom-pom girl invicible, Matt un flic lisant dans les pensées (ça peut aider, dans son métier… mais créer des problèmes dans son couple), Nathan un politicien qui peut voler (au sens propre !) et son frère Peter est doué de mimétisme : il a le même pouvoir que ceux qu'il côtoie… 

Mon personnage préféré est Hiro, un Japonais aux joues rebondies très rigolo, parfois maladroit ou pot de colle, qui ne parle pas anglais mais peut arrêter le temps (le veinard !) et faire des allers-retours dans le futur ou le passé.

Le hic vient du fait que ces individus – répertoriés pour la plupart par le Professeur indien - sont assassinés les uns à la suite des autres… Le FBI est en alerte, mais ce sont les aventures des Héros que nous allons suivre dans une dynamique haletante et des intrigues à vous donner des frayeurs !

Alors, accrochez-vous, ça dépote ! Et vous ne pourrez pas dire qu'on ne vous avait pas prévenus !

Ca passe où ? Sur NBC, la saison 1 est en cours de diffusion depuis septembre 2006 (dernier épisode prévu le 21 mai). On peut télécharger les épisodes déjà diffusés (service iTunes). Soyons patients pour l'arrivée sur la télévision française, mais j'ose avancer, sans trop me mouiller, que cette série va cartonner à la rentrée prochaine (à mon avis : en VO sur une chaîne payante dans un premier temps).

Queer as Folk (version USA), Ron Cowen & Daniel Lipman

10 août 2006

Voilà une série estampillée « gay » et qui s’adresse à tout le monde ! Si, effectivement, les personnages principaux sont tous gays, il n’en demeure pas moins que les sorties en boîte, la vie de Michael dans son supermarché ou celle de Justin au lycée peuvent aussi bien être transposé dans le milieu « straight »… L’humour, les émotions et les revendications sont de la partie, et comme dans beaucoup de séries, les sujets de société (relations parents/enfants, drogue, sexe, adoption…) sont abordés dans les épisodes…mais sous un angle un peu différent, pour une fois ! L’amitié reste une des principales valeurs mise en avant dans Queer as Folk.

Les soirées au Babylon (la boîte gay de Pittsburgh, ville où se déroule les faits) sont à voir, pour leur côté particulièrement festif et chaleureux… Attention, « certaines images pourraient heurter la sensibilité des plus jeunes », comme on dit. D’ailleurs, la diffusion de la saison 1 sur Jimmy était bien estampillée « déconseillé aux – de 16 ans ».

NB : il s’agit là de la version US de la série originale britannique du même nom. Il y a en tout 5 saisons américaines, et seule la première est actuellement sortie en France… Là encore, il faudra beaucoup de patience pour arriver au bout…

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