Indomptable Angélique, Anne & Serge Golon
//php wikiovote(); ?>
Ca y est, je suis revenue de vacances ! Nan, c’te blague. C’est juste que j’ai laissé moisir mon blog pendant dix jours parce que j’avais une grosse flemme en voyant partir successivement les collègues en vacances, alors que moi, je dois encore attendre l’ami Hou !
A présent, rembobinez vos souvenirs jusqu’en juin 2007 (ah, je sais, on était jeunes, beaux et innocents, à l’époque !). Fashion lançait alors la Saga de l’été : autrement dit, l’ancêtre des Harlequinades. Le principe : lire une saga de son choix (ô Bloggocratie, où es-tu donc passée ?!) durant l’été. J’avais choisi la série des Angélique, marquise des anges, parce qu’on m’avait soufflé dans l’oreillette que c’était plein d’amour, d’aventures, de moments torrides et de drames épouvantables (voire dramatiques !), et bien sûr, de sexy men.
Et, je dois l’avouer, je me suis prise au jeu et j’en ai lu trois d’affilée. Il a fallu trois ans à mon petit cœur de beurre pour se remettre à palpiter à un rythme normal, et le moment est enfin venu : je viens de finir le tome 4 de la saga : Indomptable Angélique.
Dans cet opus, la belle marquise réussi à échapper à la vigilance de la police parisienne (Louis XIV lui ayant interdit de sortir de la ville, pour des raisons expliquées dans le tome 3 (voyez comme je m’auto-linke impunément !)), et elle parvient à Marseille où elle séduit un homme qui l’embarque sur sa galère, en direction de Candie (ne me demandez pas à quelle île de Méditerranée cela correspond, vous seriez bien aimables), dans l’espoir de retrouver la trace de son premier mari, Joffrey de Peyrac (celui qui a péri sur le bûcher à la fin du tome 1). Pour une galère, c’en fût une, vu qu’elle se fait alpaguer par des pirates, qu’elle échoue sur une île, qu’elle se fait sauver et embarque dans un plus petit bateau, qu’elle atterrit à nouveau chez des esclavagistes qui l’engraissent et surtout, lui lavent les cheveux gâtés par l’eau de mer (spéciale dédicace à Erzébeth).
- Attention, spoilers dans le paragraphe suivant entre crochets (qui ont en fait pour but de me servir de mémoire lorsque je m’attaquerai au tome 5 dans quelques années) –
[Après cela, Angélique passe de mains en mains, le Rescator, cet énigmatique (!) pirate masqué qui sillonne les mers sans faire commerce d’esclaves, mais uniquement de métaux précieux, la rachète pour 35.000 piastres (soit le prix de 2 vaisseaux et leur équipage), mais la sauvage Angélique s’échappe (c’est un peu sa spécialité dans ce tome 4), se retrouve prisonnière dans un harem, où elle s’empiffre de pâtisseries marocaines en attendant d’être présentée à son futur mari, le tyrannique et cruel souverain, Moulay Ismaël. Mais là, un nouveau retournement de situation totalement inattendu se produit (allez, tous en chœur) : Angélique s’… !]
Bref, ce quatrième roman de la saga tient largement ses promesses : de l’aventure, en veux-tu, en voilà, des sexy men (je pose cependant un bémol : ils sont pour la plupart sales, puants, grossiers et bourrés de cicatrices, mais bon, finalement, il y n’y a guère de différence avec Louis XIV !) qu’Angélique manipule à sa guise (mais parce qu’elle est en quête de son Grand Amour !), des évasions plus ou moins réussies, d’horribles massacres, des tortures, des sentiments et des loukoums.
De quoi faire palpiter de nouveau mon cœur de midinette jusqu’à l’été prochain ! Et pour finir, ce que vous attendez toutes (ne niez pas, Mesdames !) :
La minute Harlequin (extrait p. 95)
“A cet amant de passage, Angélique sut dispenser toute sa science. Elle s’était juré de se l’attacher et le gentilhomme, viveur blasé, n’était pas de ceux qu’une étreinte passive eût contenté. Tour à tour câline, rieuse et soudain comme inquiète, un peu farouche, elle s’abandonnait, puis devant une exigence nouvelle, se dérobait, et il devait la supplier tout bas, la convaincre, mourant d’impatience.
- Est-ce sage ? disait-elle.
- Pourquoi serions-nous sages ?
- Je ne sais pas… Nous ne nous connaissions pas hier… à peine.”
Quelle coquinette, cette Angélique, tout de même !
Special thanks : à Caro[line], qui m’a prêté son exemplaire de Prisunic à 34,20 Frs (un exemplaire historique !).
Ed. J’ai Lu, sept. 1976 (nombreuses rééditions), 718 p.

… j’aurais moins de misères,
Avez-vous le film de Peter Webber sorti en 2004 ? Pas moi ! Je n’étais donc pas influencée autrement que par un blog littéraire (c’était, hélas, avant que je note les noms des bloggeurs correspondant à mes achats !) pour lire le livre de Tracy Chevalier.