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	<title>tamaculture &#187; Nouvelles</title>
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		<title>Le koala tueur et autres histoires du bush, Kenneth Cook</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Jan 2012 18:56:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tamara</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[australie]]></category>
		<category><![CDATA[kenneth cook]]></category>
		<category><![CDATA[koala tueur]]></category>

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		<description><![CDATA[ “Kenneth Cook a toujours soutenu que ses histoires de bush étaient vraies mais si invraisemblables qu’il ne parvenait pas à les inclure dans ses romans. On peut certes le soupçonner (comme tout bon narrateur) d’avoir embelli ou enlaidi la vérité pour ces nouvelles, tandis qu’il la déguisait, pour la rendre plus crédible, dans le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2012/01/Koalatueur.jpg"><span style="color: #400040;"><img style="display: inline; margin: 0px 0px 5px; border: 0px;" title="Koala tueur" src="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2012/01/Koalatueur_thumb.jpg" border="0" alt="Koala tueur" width="240" height="320" align="left" /></span></a><span style="color: #400040;"> <em>“Kenneth Cook a toujours soutenu que ses histoires de bush étaient vraies mais si invraisemblables qu’il ne parvenait pas à les inclure dans ses romans. On peut certes le soupçonner (comme tout bon narrateur) d’avoir embelli ou enlaidi la vérité pour ces nouvelles, tandis qu’il la déguisait, pour la rendre plus crédible, dans le reste de son oeuvre.”</em> (extrait de la postface de Mireille Vignol).</span></p>
<p><span style="color: #400040;">Cet écrivain australien prolifique (mais peu connu dans nos contrées) était un véritable aventurier, qui avait longuement parcouru l’outback du pays-continent. Véritable personnage, curieux et bon vivant, il a exercé plusieurs métiers et il était un ardent défenseur de la nature. </span></p>
<p><span style="color: #400040;">Tous ces ingrédients se retrouvent dans les <strong>succulentes histoires du bush que raconte avec beaucoup de verve Kenneth Cook.</strong> Il est d’ailleurs le héros – parfois bien involontaire – de ces péripéties australiennes. <strong>Il narre avec beaucoup d’humour ses rencontres avec des serpents, des crocodiles, des chameaux ou tout simplement des autochtones</strong> – qui peuvent s’avérer tout aussi dangereux que les précédents ! </span></p>
<p><span style="color: #400040;"> </span></p>
<p><span style="color: #400040;">L’habileté de l’auteur tient tout autant au <strong>caractère authentique de ses récits</strong> – comme on dit dans le langage courant : “Ca sent le vécu !” – <strong>qu’à son écriture au style savoureux, à la fois vivant, drôle, et menant avec adresse l’intrigue jusqu’à la chute,</strong> souvent impayable.</span></p>
<p><span style="color: #0000a0;"><strong>Extrait p. 81 :</strong> “Je fus alors confronté, pour la première fois de ma vie, à l’une des choses les plus redoutables en ce bas monde : l’haleine de chameau. Représentez-vous l’odeur du contenu d’un estomac de vautour, celle d’un pauvre chat mort depuis des lustres dans une fosse d’aisances et celle d’un curry indien en décomposition quatre jours après avoir été ingurgité. Combinez toutes ces odeurs et le résultat évoquera un <em>Chanel N°5</em> comparé à une haleine de chameau.”</span></p>
<p><span style="color: #400040;">Je me suis bien amusée à lire ces nouvelles, d’autant plus que cela faisait un bail que je les avais repérées sur la blogosphère… Si, comme moi, vous étiez passés à côté de ce petit livre réjoussant jusqu’ici, je vous invite à rattraper de ce pas cet oubli (surtout qu’il est sorti en poche en 2011).</span></p>
<blockquote><p><span style="color: #400040;">Ed. Autrement, février 2009, 154 p.</span></p></blockquote>
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		<title>Mon amie Valentine, Colette</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Jan 2011 05:19:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tamara</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[ “Mon amie Valentine” est un personnage qui apparaît de façon récurrente dans les écrits de Colette, entre 1907 et 1925, parus notamment dans la revue La Vie Parisienne. Ses apparitions ont été regroupées dans un recueil d’une trentaine de textes que voici.
Les premiers récits (Belles-de-jour, De quoi est-ce qu’on a l’air ?, La guérison…), [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font color="#000000"><a href="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2011/01/MonamieValentine.jpg"><img title="Mon amie Valentine" style="border-right: 0px; border-top: 0px; display: inline; margin: 5px 0px 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="240" alt="Mon amie Valentine" src="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2011/01/MonamieValentine_thumb.jpg" width="240" align="left" border="0" /></a> “Mon amie Valentine” est un personnage qui apparaît de façon récurrente dans les écrits de Colette, entre 1907 et 1925, parus notamment dans la revue <em><u>La Vie Parisienne</u></em>. Ses apparitions ont été regroupées dans un recueil d’une trentaine de textes que voici.</font></p>
<p><font color="#000000"><strong>Les premiers récits</strong> (Belles-de-jour, De quoi est-ce qu’on a l’air ?, La guérison…), <strong>datés d’avant la guerre, tournent principalement autour des sujets de la mode, des toilettes et des coiffures.</strong> Valentine y apparaît comme une jeune femme plutôt écervelée qui ne s’intéresse qu’aux futilités. Elle rend visite à la narratrice (Colette), qui habite à la campagne, et elles discutent de sujets de société.<strong> Le plus souvent, elles sont en désaccord, ce qui permet à l’auteur de défendre ses points de vue pour répondre aux critiques dont on l’assomme dans sa vie réelle</strong> (pensez, elle a osé divorcer !). Au grand damne de son amie Valentine, Colette ne rend aucune visite mondaine le dimanche, préférant se prélasser au lit, elle se dénude sur les scènes de théâtre, elle fréquente des bars d’artistes (autant dire de voyous)… </font></p>
<p><font color="#000000">Puis arrive la Première Guerre Mondiale. Là, les échanges entre les deux amies sont un peu plus sérieux, on évoque par exemple les maris partis au front, l’éducation des filles. La narratrice et Valentine vont faire les vendanges, avec d’autres femmes, des adolescents et des septuagénaires. </font></p>
<p><font color="#000000">Après-guerre, Valentine se coupe les cheveux à la garçonne. Elle quitte son couturier très cher et va chez une modeste modiste qui lui fait quatre fois plus de robes pour le même prix. En tant que dame de la bonne société, elle continue à faire des remarques sur la façon de vivre de Colette, mais celle-ci ne se démonte jamais, et défend son mode de vie. </font></p>
<p><font color="#000000"><strong>Que retiendrai-je de ce livre ? Ma foi, pas grand-chose, je le crains.</strong> J’avais tenté de lire la série des Claudine lorsque j’étais adolescente, sans succès. Là encore, je n’accroche guère avec le style un peu empesé de l’auteur. <strong>Je lui reconnais un certain humour et des idées féministes</strong>, mais le seul point qui nous rapproche vraiment, c’est notre amour des chats. C’est mieux que rien !</font></p>
<p><a href="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2011/01/LogochallengeNcrophile.jpg"><font color="#0070a6"><img title="Logo challenge Nécrophile" style="border-right: 0px; border-top: 0px; display: inline; margin: 5px 10px 5px 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="244" alt="Logo challenge Nécrophile" src="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2011/01/LogochallengeNcrophile_thumb.jpg" width="178" align="left" border="0" /></font></a><font color="#000000"><font color="#0070a6"> “Ma chatte grise est ravie que je fasse du théâtre. Théâtre ou music-hall, elle n’indique pas de préférence. L’important est que je disparaisse tous le soirs, la côtelette avalée, pour reparaître vers minuit et demi, et que nous nous attablions derechef devant la cuisse de poulet ou le jambon rose… Trois repas par jour au lieu de deux ! Elle ne songe plus, passé minuit, à celer son allégresse. Assise sur la nappe, elle sourit sans dissimulation, les coins de sa bouche retroussés, et ses yeux, pailletés d’un sable scintillant, reposent larges ouverts et confiants sur les miens. Elle a attendu toute la soirée cette heure précieuse, elle la savoure avec une joie victorieuse et égoïste qui la rapproche de moi…”</font> (extrait de <em>La guérison</em>, 20 juin 1908)</font></p>
<p><font color="#000000">Ce titre compte pour le <a href="http://happyfew.hautetfort.com/archive/2010/12/03/je-challenge-tu-challenges-il-challenge-nous-nous-poilons.html#more">Challenge Nécrophile de Fashion</a>, dans la catégorie “auteur enterré à Paris” : Colette est décédée le 3 août 1954 et elle repose au cimetière du Père-Lachaise.</font></p>
<blockquote><p><font color="#000000">Ed. Fayard, août 2004, 212 p.</font></p>
</blockquote>
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		<title>La femme et le paysage, Stefan Zweig</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Dec 2010 06:36:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tamara</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérat. étrangère]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[ J&#8217;imagine bien la scène : fin du XIXème s., dans une salle de classe viennoise. Le professeur de français demande à ses élèves de traiter le sujet suivant : &#34;Décrivez une scène d&#8217;orage.&#34; Au bout de deux heures, tous les élèves rendent leur copie. Tous ? Non, un irréductible collégien gratte encore des feuilles [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2010/12/StefanZweigromansetnouvelles2.jpg"><font color="#000080"><img title="Stefan Zweig romans et nouvelles" style="border-right: 0px; border-top: 0px; display: inline; margin: 0px 10px 0px 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="244" alt="Stefan Zweig romans et nouvelles" src="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2010/12/StefanZweigromansetnouvelles_thumb2.jpg" width="162" align="left" border="0" /></font></a><font color="#000080"> J&#8217;imagine bien la scène : fin du XIXème s., dans une salle de classe viennoise. Le professeur de français demande à ses élèves de traiter le sujet suivant : &quot;Décrivez une scène d&#8217;orage.&quot; Au bout de deux heures, tous les élèves rendent leur copie. Tous ? Non, un irréductible collégien gratte encore des feuilles entières, l&#8217;air inspiré. Le professeur laisse sortir ses camarades et allume une chandelle en soupirant. Il l&#8217;a déjà repéré, cette graine d&#8217;écrivain intarissable. C&#8217;est le petit Stefan Zweig.</font></p>
<p><font color="#000080">Tout ça pour souligner le caractère exceptionnel de cet auteur : <em><u>La femme et le paysage</u></em> est une <strong>nouvelle d&#8217;environ dix-sept pages que l&#8217;on peut résumer par &quot;description d&#8217;un soir d&#8217;orage d&#8217;été au Tyrol&quot;.</strong> Qui d&#8217;autre qu&#8217;un génie peut être capable d&#8217;un tel exploit ? Pour ma part, je pense qu&#8217;au bout de deux pages, je tournerais en rond ou mes lecteurs succomberaient tous d&#8217;un ennui mortel.</font></p>
<p><font color="#000080">Or, non seulement cette nouvelle n&#8217;est pas ennuyante, mais elle est <strong>très réussie</strong>. Le narrateur est complètement écrasé par la chaleur qui règne sur la région depuis des semaines. Il ne sort plus de la chambre d&#8217;hôtel ou il est confiné. Alors que les prémisses d&#8217;un orage semblent enfin s&#8217;annoncer, une jeune fille apparaît : elle semble aussi attendre désespérément la pluie salvatrice. Le narrateur se sent enfin compris. Mais <strong>la Nature, personnage à part entière, aime les farces</strong> : seules quelques gouttes d&#8217;eau s&#8217;écrasent sur les crevasses accueillantes de la Terre avant que les nuages ne se retirent. La pression augmente encore.</font></p>
<p><font color="#000080"><a href="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2010/12/LogoStefanZweig1.jpg"><img title="Logo StefanZweig" style="border-right: 0px; border-top: 0px; display: inline; margin: 15px 10px 5px 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="164" alt="Logo StefanZweig" src="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2010/12/LogoStefanZweig_thumb1.jpg" width="244" align="left" border="0" /></a> <strong>Le texte exsude une extrême sensualité, l&#8217;homme et la jeune fille ont une nervosité à fleur de peau, la tension est palpable. Le ciel et la terre entretiennent le même rapport,</strong> l&#8217;un tardant à féconder l&#8217;autre. Le comportement de la demoiselle est étrange, presque paranormal…</font></p>
<p><font color="#000080"><strong>J&#8217;ai été réellement impressionnée par l&#8217;intensité de ce récit, le fait que l&#8217;auteur en appelle aux sens du lecteur pour ressentir le texte jusqu&#8217;à la moelle. Sensationnel.</strong></font></p>
<p><font color="#000080"><strong>Challenge Stefan Zweig</strong> : voici ma participation du mois d&#8217;octobre&#8230; Parviendrai-je à le boucler avant la fin de l&#8217;année ? <a href="http://moncoinlecture.over-blog.com/ext/http://5emedecouverture.wordpress.com/">Caro[line]</a> et <a href="http://moncoinlecture.over-blog.com/article-challenge-ish-liebe-zweig--43656904.html">Karine</a> me pardonneront sans doute si ce n’est pas le cas. Suspense&#8230; (je n&#8217;ai lu aucun autre texte, il me reste 3 jours, c&#8217;est tendu !)</font></p>
<blockquote><p><font color="#000080">Nouvelle extraite de l’édition Le livre de poche, coll. La Pochothèque, 2001.</font></p>
</blockquote>
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		<title>Révélation inattendue d’un métier, Stefan Zweig</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Dec 2010 04:20:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tamara</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérat. étrangère]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[ Nous sommes à Paris, par une belle matinée d’avril 1931. Le narrateur vient d’arriver dans la capitale, et il dispose de quelques heures de liberté avant son rendez-vous de l’après-midi. D’humeur vagabonde, il flâne avant de s’asseoir à la terrasse d’un café situé entre le boulevard Haussmann et la rue Drouot, d’où il a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2010/12/StefanZweigromansetnouvelles1.jpg"><font color="#000000"><img title="Stefan Zweig romans et nouvelles" style="border-top-width: 0px; display: inline; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; margin: 5px 10px 15px 0px; border-right-width: 0px" height="244" alt="Stefan Zweig romans et nouvelles" src="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2010/12/StefanZweigromansetnouvelles_thumb1.jpg" width="162" align="left" border="0" /></font></a><font color="#000000"> <strong>Nous sommes à Paris, par une belle matinée d’avril 1931</strong>. Le narrateur vient d’arriver dans la capitale, et il dispose de quelques heures de liberté avant son rendez-vous de l’après-midi. <strong>D’humeur vagabonde, il flâne avant de s’asseoir à la terrasse d’un café situé entre le boulevard Haussmann et la rue Drouot,</strong> d’où il a un excellent poste d’observation. Il scrute les passants, nombreux sur le boulevard, imagine leurs préoccupations, leur destination… <strong>Quand soudain, son regard est attiré par un pauvre ère</strong> qui se fait bousculer par la foule. Il a l’air d’un mendiant mais pas tout à fait, il semblerait qu’il ait un objectif à rester là, à juger les passants. Notre narrateur est intrigué et énervé, il n’arrive pas à deviner ce que ce ce type fait là. Et quand il entrevoit enfin sa profession, il est tout excité et devient le complice anonyme de l’artisan un peu spécial…</font></p>
<p><font color="#000000"><strong>Cette nouvelle a un petit côté policier et met en exergue l’empathie du narrateur pour un inconnu à la profession particulière.</strong> Il prend en filature le bonhomme et nous suivons à travers son regard inquisiteur les mésaventures de l’artiste dans les méandres du quartier de Drouot, jusqu’à la salle des ventes où les deux hommes vont finalement entrer en interaction… </font></p>
<p><a href="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2010/12/Haussmann.jpg"><font color="#000000"><img title="Haussmann" style="border-top-width: 0px; display: inline; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; margin: 5px 10px 5px 0px; border-right-width: 0px" height="189" alt="Haussmann" src="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2010/12/Haussmann_thumb.jpg" width="240" align="left" border="0" /></font></a><font color="#000000"> <strong>J’ai aimé le côté parisien de l’histoire</strong>, un Paris particulièrement apprécié par l’auteur qui sait met en valeur la ville, tel un personnage qu’il interpelle :</font></p>
<p><font color="#000000"> “</font><font color="#800080">Allons, en avant, Paris, vas-y, montre-moi ce que tu as appris depuis ce temps, va, projette devant moi ton incomparable film sonore : les boulevards, ce chef-d’œuvre de lumière, de couleur et de mouvement avec ses mille et un figurants bénévoles ! Fais retentir à mon oreille l’inimitable musique de ta rue, vibrante, vrombissante, mugissante. N’épargne rien, vas-y de tout cœur, montre ce que tu peux, montre qui tu es, fais jouer à ton grand orgue de Barbarie ta musique de rue atonale et panatonale. Fais rouler tes autos, brailler tes camelots, claquet tes affiches, rugir tes klaxons, courir tes passants, étinceler tes boutiques ; me voici mieux disposé que jamais, désœuvré, avide de te regarder, de t’écouter jusqu’à ce que ma vue se trouble et que mon cœur défaille.”</font></p>
<p><a href="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2010/12/LogoZweig.png"><font color="#000000"><img title="Logo Zweig" style="border-top-width: 0px; display: inline; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; margin: 0px 10px 10px 0px; border-right-width: 0px" height="160" alt="Logo Zweig" src="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2010/12/LogoZweig_thumb.png" width="240" align="left" border="0" /></font></a><font color="#000000"> <strong>J’ai aimé également que le lecteur soit très impliqué dans les événements</strong> : pour une fois, pas de récit enchâssé, le narrateur décrit tout ce qu’il vit en temps réel, ce qui donne un côté très spontané à l’histoire. On retrouve d’ailleurs cette notion dans le titre de la nouvelle (la révélation est “inattendue”). </font></p>
<p><font color="#000000">Et moi, toute impulsive que je suis, je viens de vous livrer ma contribution au <strong>challenge Zweig</strong> de <a href="http://moncoinlecture.over-blog.com/ext/http://5emedecouverture.wordpress.com/">Caro[line]</a> et <a href="http://moncoinlecture.over-blog.com/article-challenge-ish-liebe-zweig--43656904.html">Karine</a> pour septembre ! </font></p>
<p><strong><a href="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2010/12/Logo-challenge-N&eacute;crophile.jpg"></a><font color="#000000"><a href="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2010/12/LogochallengeNcrophile1.jpg"><img title="Logo challenge Nécrophile" style="border-right: 0px; border-top: 0px; display: inline; margin: 5px 10px 5px 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="240" alt="Logo challenge Nécrophile" src="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2010/12/LogochallengeNcrophile_thumb1.jpg" width="174" align="left" border="0" /></a>&#160;</font></strong></p>
<p><strong><font color="#000000">NOUVEAU !</font></strong><font color="#000000"> </font></p>
<p><font color="#000000">Ce billet compte aussi pour mon challenge 2011 : </font></p>
<p><font color="#000000">le </font><a href="http://happyfew.hautetfort.com/archive/2010/12/19/challenge-necrophile-2011-quelques-precisions-moldaves.html"><font color="#000000">challenge nécrophile de Fashion</font></a><font color="#000000">, </font></p>
<p><font color="#000000">dans la catégorie &quot;Auteurs qui se sont suicidés&quot; (le 22 février 1942 pour Zweig, et sa compagne Lotte a choisi de le suivre dans la mort).</font></p>
<p><font color="#000000"></font></p>
<p><font color="#000000"></font></p>
<blockquote><p><font color="#000000">Nouvelle extraite de l’édition Le livre de poche, coll. La Pochothèque, 2001.</font></p>
</blockquote>
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		<title>Les Deux Jumelles, Stefan Zweig</title>
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		<pubDate>Sun, 12 Dec 2010 12:15:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tamara</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[ Ce court récit s’apparente à une légende puisqu’il s’agit de faits qui se déroulent voilà plusieurs siècles. Le narrateur se promène dans “une ville du Midi” et son œil est attiré par un vieux bâtiment à l’allure étrange, encadré par deux grandes tours d’apparence identique. Il interroge un autochtone qui sirote un verre de vin [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #723838;"><a href="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2010/12/StefanZweigromansetnouvelles.jpg"><img style="display: inline; margin: 0px 10px 0px 0px; border: 0px;" title="Stefan Zweig romans et nouvelles" src="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2010/12/StefanZweigromansetnouvelles_thumb.jpg" border="0" alt="Stefan Zweig romans et nouvelles" width="158" height="320" align="left" /></a> <strong>Ce court récit s’apparente à une légende</strong> puisqu’il s’agit de faits qui se déroulent voilà plusieurs siècles. Le narrateur se promène dans “<em>une ville du Midi</em>” et son œil est attiré par un vieux bâtiment à l’allure étrange, encadré par <strong>deux grandes tours d’apparence identique.</strong> Il interroge un autochtone qui sirote un verre de vin en terrasse, et ce dernier lui rapporte les faits suivants. </span></p>
<p><span style="color: #723838;">Voilà fort longtemps, un cavalier de l’armée du roi Théodose tomba amoureux d’une <strong>jolie marchande de condiments de la région</strong>. L’hiver était là, en attendant la reprise des combats, ils vécurent d’amour et d’eau fraîche. Le printemps venu, le riche guerrier retourna à ses affaires militaires, laissant sa belle dans la propriété acquise dans le village. Celle-ci donna naissance quelques mois plus tard à deux filles : <strong>Hélène et Sophie.</strong> Mais leur géniteur s’était fait assassiner, et leur mère retourna à sa pauvre condition de vendeuse d’aromates. Les années passèrent, les deux enfants devinrent de superbes jeunes filles, qui se ressemblaient tant au niveau de l’apparence que de l’intelligence et des manières. Ce phénomène s’expliquait par un triste fait : <strong>les deux sœurs se détestaient – elles avaiennt hélas hérité du méchant caractère de leur père &#8211; et étaient en éternelle compétition.</strong> Ce que l’une apprennait, l’autre voulait le savoir aussi. Le chemin des sœurs se divisa lorsqu’Hélène s’enfuit pour s’offrir à un riche amant, qu’elle délaissa pour un autre lorsqu’elle eut ruiné le premier, et ainsi de suite. Sophie, à la fois jalouse et furieuse, décida de combattre la célébrité d’Hélène en choisissant la route opposée : elle préserva sa vertu en entrant dans les ordres et en soignant les malades les plus repoussants. Les hommes de la région étaient tous fous des deux jumelles, qui réunissaient à elles deux leurs fantasmes de chair et de pureté.<strong> Et c’est après leur disparition (dont je vous laisse découvrir les circonstances), que les tours du bâtiment qui a intrigué le visiteur furent construites, en souvenir des sœurs rivales.</strong></span></p>
<p><span style="color: #723838;">Le titre de cette nouvelle est explicite : le mot “jumelles” suffisant à indiquer qu’il s’agit de deux personnes, <strong>l’auteur insiste ici sur l’unicité de chacune des sœurs</strong>, qui ont choisi une voie différente pour se distinguer l’une de l’autre, tout en cherchant à être la plus aimée de tous. Zweig décrit parfaitement la passion qu’Hélène a pour les plaisirs charnels, la bonne chère, les richesses, tandis que sa sœur Sophie se lance à corps perdu (si l’on peut dire) dans sa vocation de religieuse aux mœurs irréprochables. <strong>La guerre psychologique est impitoyable, et l’on sait que c’est un sujet de Stefan Zweig maîtrise sur le bout des doigts.</strong> Une bonne raison, s’il en fallait une, pour lire cette légende !</span></p>
<p><span style="color: #723838;"><a href="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2010/12/LogoStefanZweig.jpg"><img style="display: inline; margin: 0px 10px 0px 0px; border: 0px;" title="Logo Stefan Zweig" src="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2010/12/LogoStefanZweig_thumb.jpg" border="0" alt="Logo Stefan Zweig" width="240" height="160" align="left" /></a></span></p>
<p><span style="color: #723838;"> </span></p>
<p><span style="color: #723838;">L’avis <a href="http://laouleslivressontchezeux.wordpress.com/2010/02/05/les-deux-jumelles-stefan-zweig/">d’Emeraude</a>.</span></p>
<p><span style="color: #723838;">Lu dans le cadre du <strong>Challenge Stefan Zweig</strong>, organisé par </span><a href="http://moncoinlecture.over-blog.com/ext/http://5emedecouverture.wordpress.com/"><span style="color: #723838;">Caro[line]</span></a><span style="color: #723838;"> et </span><a href="http://moncoinlecture.over-blog.com/article-challenge-ish-liebe-zweig--43656904.html"><span style="color: #723838;">Karine</span></a><span style="color: #723838;"> ( on va dire que c’est ma lecture d’août).</span></p>
<p><span style="color: #723838;"> </span></p>
<blockquote><p><span style="color: #723838;">Nouvelle extraite de l’édition Le livre de poche, coll. La Pochothèque, 2001.</span></p></blockquote>
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		<title>La collection invisible, Stefan Zweig</title>
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		<pubDate>Fri, 29 Oct 2010 13:19:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tamara</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérat. étrangère]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[ Dans ce très court texte, Zweig reprend un thème qui lui est cher : celui de la collectionnite aiguë. Sous la forme d’un récit à demi enchâssé (comme si l’auteur ouvre une parenthèse sans la refermer, cela pourrait paraître maladroit ou disgracieux, mais comme il s’agit de Zweig, je vous rassure tout de suite, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2010/10/StefanZweigromansetnouvelles1.jpg"><font color="#804040"><img title="Stefan Zweig romans et nouvelles" style="border-right: 0px; border-top: 0px; display: inline; margin: 10px 10px 10px 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="244" alt="Stefan Zweig romans et nouvelles" src="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2010/10/StefanZweigromansetnouvelles_thumb1.jpg" width="162" align="left" border="0" /></font></a><font color="#804040"> Dans ce très court texte, Zweig reprend un thème qui lui est cher : celui de la <strong>collectionnite aiguë</strong>. Sous la forme d’un <strong>récit à demi enchâssé</strong> (comme si l’auteur ouvre une parenthèse sans la refermer, cela pourrait paraître maladroit ou disgracieux, mais comme il s’agit de Zweig, je vous rassure tout de suite, c’est complètement indolore), on fait la connaissance d’un très vieux monsieur, qui vit avec sa femme et sa fille. Des années durant, il a collectionné <strong>les gravures de maîtres</strong>, de la même manière que</font><font color="#8080ff"> </font><a href="http://www.tamaculture.com/index.php/2010/04/30/le-bouquiniste-mendel-stefan-zweig/"><font color="#8080ff">le bouquiniste Mendel</font></a><font color="#804040"> collectionnait les livres.</font></p>
<p><font color="#804040"><strong>Sa collection attire un antiquaire réputé de Berlin</strong>, qui décide de lui rendre visite. Le vieux collectionneur, très honoré, accepte de lui montrer ses trésors. Mais sa femme retarde l’entrevue, et ce dernier apprend comment <strong>elle a, avec l’aide de sa fille, revendu petit à petit chaque pièce de la collection</strong> pour pouvoir subvenir aux besoins élémentaires de la famille. Nous sommes juste après la guerre, et l’inflation est telle qu’il faut un plein sac de billets pour acheter ne serait-ce qu’un quignon de pain… Mais voilà, <strong>le vieux ne s’est aperçu de rien : il est devenu aveugle avec l’âge, et croit encore sa collection intacte</strong>, les gravures ayant été subtilisées puis remplacées par des feuilles de papier vierge au grain similaire. Ni sa femme ni sa fille n’ont eu le courage de lui parler des problèmes d’argent de la famille, <strong>ni le cœur d’avouer au vieux que sa seule joie dans la vie était devenue factice…</strong></font></p>
<p><font color="#804040">Ce récit détonne par rapport aux autres par <strong>une fin plus heureuse que d’habitude</strong> (même si les gravures ne réapparaissent pas par miracle !). C’est avec une <strong>grande sensibilité</strong> et une <strong>plume traditionnellement châtiée</strong> que l’auteur décrit les émotions du vieillard qui ne vit que pour sa collection invisible. Ainsi, l’antiquaire raconte : </font></p>
<p><font color="#804040"><font color="#004080"><a href="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2010/10/LogoStefanZweig1.jpg"><img title="Logo Stefan Zweig" style="border-right: 0px; border-top: 0px; display: inline; margin: 0px 10px 5px 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="160" alt="Logo Stefan Zweig" src="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2010/10/LogoStefanZweig_thumb1.jpg" width="240" align="left" border="0" /></a> “<em>Jamais je n’oublierai ce spectacle : le visage joyeux de ce vieillard chenu, là-haut à sa fenêtre, planant très haut au-dessus des passants affairés, inquiets et grognons – bien protégé de notre monde réel et de ses turpitudes par le nuage vaporeux de son illusion bienfaisante. Alors je me rappelai cette parole ancienne et si vraie – de Goethe, je crois : “les collectionneurs sont des gens heureux</em>.””</font> (extrait : dernière page de la nouvelle).</font></p>
<p><font color="#804040">Lu dans le cadre du <strong>Challenge Stefan Zweig</strong>, organisé par </font><a href="http://moncoinlecture.over-blog.com/ext/http://5emedecouverture.wordpress.com/"><font color="#8080ff">Caro[line]</font></a><font color="#8080ff"> et </font><a href="http://moncoinlecture.over-blog.com/article-challenge-ish-liebe-zweig--43656904.html"><font color="#8080ff">Karine</font></a><font color="#804040">. Ceci compte pour ma lecture de juillet !</font></p>
<blockquote><p><font color="#804040">Nouvelle extraite de l’édition Le livre de poche, coll. La Pochothèque, 2001.</font></p>
</blockquote>
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		<title>Leporella, Stefan Zweig</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Oct 2010 04:49:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tamara</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérat. étrangère]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[ Crescenz est une vieille fille de trente-neuf ans qui vit dans un petit village des Alpes autrichiennes. Enfant illégitime, elle travaille depuis l’âge de douze ans comme servante et cuisinière. Elle ne parle à personne, ne rit pas, ne chante pas. Elle œuvre chaque jour à sa tâche, telle une bête de somme. D’ailleurs, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2010/10/StefanZweigromansetnouvelles.jpg"><font color="#002f00"><img title="Stefan Zweig romans et nouvelles" style="border-top-width: 0px; display: inline; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; margin: 10px 10px 5px 0px; border-right-width: 0px" height="244" alt="Stefan Zweig romans et nouvelles" src="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2010/10/StefanZweigromansetnouvelles_thumb.jpg" width="162" align="left" border="0" /></font></a><font color="#002f00"> <strong>Crescenz est une vieille fille de trente-neuf ans qui vit dans un petit village des Alpes autrichiennes</strong>. Enfant illégitime, elle travaille depuis l’âge de douze ans comme servante et cuisinière. Elle ne parle à personne, ne rit pas, ne chante pas. <strong>Elle œuvre chaque jour à sa tâche, telle une bête de somme. D’ailleurs, elle ressemble à un cheval :</strong></font></p>
<p><font color="#008040">“<em>Car il y avait, à ne pas s’y méprendre, quelque chose de chevalin dans l’expression de sa lippe pendante, dans l’ovale à la fois allongé et dur de sa figure hâlée, dans ses yeux mornes, dépourvus de cils, et surtout dans ses cheveux épais et feutrés, collés sur le front en mèches grasses. Sa démarche également accusait l’hésitation méfiante, l’entêtement buté des bidets de montagne […].”</em> (extrait p. 1)</font></p>
<p><font color="#002f00">Son seul but est d’accumuler ses maigres gains, car Crescenz aime l’argent. On lui propose un jour une place à Vienne. Elle hésite, parce qu’elle n’aime pas la foule ni sortir de la maison, mais l’appât du gain a raison d’elle. <strong>La voilà servante chez le baron de F…, homme jeune et frivole</strong>, qui a épousé la fille d’un riche industriel, une femme plus âgée que lui, acariâtre et qui serre les cordons de la bourse conjugale. </font></p>
<p><font color="#002f00">Alors qu’un jour, le baron s’adresse gentiment à Crescenz, la voilà sous l’effet d’un complet bouleversement : elle se met à causer, à chanter, et même à rire (enfin, elle produit un son qui s’en rapproche). Vous l’aurez compris, <strong>elle est sous le charme du baron</strong>, et même si elle ne se fait aucune illusion sur l’intérêt qu’il lui porte, elle se met à le servir du mieux qu’elle peut, à devancer ses désirs, jusqu’à devenir sa maquerelle lorsque sa femme part deux mois au sanatorium ! <strong>Le cheval s’est transformé en chien servile… Amusé, le baron la rebaptise Leporella</strong>, en référence au personnage d’un opéra de Mozart. Cet amour platonique s’accompagne d’une haine grandissante pour la femme du baron. Au retour de cette dernière, Leporella décide de délivrer son maître du pire de ses maux, de façon très freudienne (l’orpheline de père qui veut débarrasser la figure paternelle de ce récit de la “mère” encombrante). </font></p>
<p><font color="#002f00"><a href="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2010/10/LogoStefanZweig.jpg"><img title="Logo Stefan Zweig" style="border-top-width: 0px; display: inline; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; margin: 5px 10px 0px 0px; border-right-width: 0px" height="160" alt="Logo Stefan Zweig" src="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2010/10/LogoStefanZweig_thumb.jpg" width="240" align="left" border="0" /></a> Stefan Zweig économise dans cette nouvelle les procédés littéraires dont il est friand. Néanmoins, <strong>il parvient avec brio à nous faire ressentir l’éveil d’une bête humaine et sa brève transformation en femme, avant l’apparition du monstre.</strong> On hésite à prendre Crescenz en pitié, mais c’est surtout le dégoût et la peur qui sortent vainqueurs de ce débat de conscience. Est-il besoin de préciser que j’ai aimé cette nouvelle ? </font></p>
<p><font color="#002f00">Je suis très en retard mais ne renonce pas à poursuivre mon <strong>Challenge Stefan Zweig</strong>, soyez rassurées, <a href="http://moncoinlecture.over-blog.com/ext/http://5emedecouverture.wordpress.com/">Caro[line]</a> et <a href="http://moncoinlecture.over-blog.com/article-challenge-ish-liebe-zweig--43656904.html">Karine</a> ! Ceci compte donc pour ma lecture de juin (ne sentez-vous pas les doux rayons du soleil caresser vos joues, les parfums de fleurs flotter dans l’air, l’approche des grandes vacances ? Ok, je suis <em>très</em> en retard !). </font></p>
<p><font color="#002f00"></font></p>
<blockquote><p><font color="#00331a">Nouvelle extraite de l’édition Le livre de poche, coll. La Pochothèque, 2001.</font></p>
</blockquote>
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		<title>Bartleby le scribe, Herman Melville</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Sep 2010 04:59:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tamara</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérat. étrangère]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[ Herman Melville est un écrivain et poète américain du XIXe siècle, mort presque dans l’oubli, puis redevenu célèbre post mortem, notamment par son roman majeur Moby-Dick. 
Je n’ai pas lu ce dernier, mais me suis régalée d’une longue nouvelle intitulée Bartleby le scribe (Bartleby the scrivener), publiée pour la première fois dans un magazine [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2010/09/hermanmelville.jpg"><img title="herman melville" style="border-right: 0px; border-top: 0px; display: inline; margin: 5px 10px 5px 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="107" alt="herman melville" src="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2010/09/hermanmelville_thumb.jpg" width="83" align="left" border="0" /></a> Herman Melville est un écrivain et poète américain du XIXe siècle, mort presque dans l’oubli, puis redevenu célèbre <em>post</em> <em>mortem</em>, notamment par son roman majeur <em><u>Moby-Dick</u></em>. </p>
<p>Je n’ai pas lu ce dernier, mais me suis régalée d’une longue nouvelle intitulée <em><u>Bartleby le scribe</u></em> (<em><u>Bartleby the scrivener</u></em>), publiée pour la première fois dans un magazine en 1856.</p>
<p><a href="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2010/09/bartleby.jpg"><img title="bartleby" style="border-right: 0px; border-top: 0px; display: inline; margin-left: 0px; border-left: 0px; margin-right: 0px; border-bottom: 0px" height="153" alt="bartleby" src="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2010/09/bartleby_thumb.jpg" width="115" align="left" border="0" /></a> <strong>Le narrateur est un homme de loi respectable</strong> mais “<em>sans ambition</em>”, d’un certain âge, qui a la charge <strong>d’une étude </strong>idéalement<strong> située sur Wall Street.</strong> Il dispose de trois collaborateurs : <strong>Dindon, Lagrinche et Gingembre</strong>, dont <em>je préférerais</em> taire l’origine des surnoms pour vous en laisser la surprise. Sachez seulement que leur portrait est aussi improbable que drôle. Les deux premiers sont des copistes, et le troisième un jeune garçon de bureau fort prometteur. </p>
<p>Alors que la charge de travail s’accroît, l’homme de loi décide d’embaucher une personne supplémentaire. Se présente alors <strong>Bartleby, jeune homme maigre et pâle à l’air sérieux et travailleur.</strong> Les débuts confirment cette impression : Bartleby est appliqué et efficace : il ne prend pas même le temps de déjeuner ! Mais petit à petit,<strong> des petites manies font leur apparition</strong>, en particulier du point de vue linguistique et en ce qui concerne la diversité des tâches qu’il <em>préférerait</em> ne pas avoir…</p>
<p>Ce récit contient des <strong>portraits délicieux</strong> et un bon nombre de <strong>situations aussi absurdes qu’intrigantes,</strong> et pourtant, il ne décrit que la vie d’un employé de bureau au travail ! Pour un homme qui se disait “<em>empreint depuis [sa] jeunesse de la conviction profonde que la meilleure façon de vivre est de prendre les choses tranquillement</em>”, notre homme de loi va se trouver bien embarrassé ! </p>
<p><strong>Melville laisse planer un mystère sur une réalité bien tangible, frôle le fantastique en faisant frissonner le lecteur, dose savamment l’humour, inspire une réflexion sur l’existence</strong>, tout cela en moins de cent pages… A lire pour le plaisir, tout simplement (et pour 4 € seulement !).</p>
<blockquote><p>Ed. Gallimard (Folio), oct. 1996 pour cette édition, 98 p.</p>
</blockquote>
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		<title>Les apr&#232;s-midi, &#231;a devrait pas exister &#8211; Fabienne Jacob</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Jul 2010 04:46:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tamara</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[ Difficile de résumer ces onze nouvelles, d’autant qu’elles ne traversent que quelques pages en notre compagnie. Un thème, peut-être, peut les regrouper : la solitude. A moins que ce ne soit l’humanité. 
Une fille qui traverse la ville à la recherche du fruit parfait qu’elle ira donner à la petite cuillère à son père [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2010/07/lespmadevraitpasexister.jpg"><font color="#000000"><img title="les pm ça devrait pas exister" style="border-right: 0px; border-top: 0px; display: inline; margin-left: 0px; border-left: 0px; margin-right: 0px; border-bottom: 0px" height="320" alt="les pm ça devrait pas exister" src="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2010/07/lespmadevraitpasexister_thumb.jpg" width="240" align="left" border="0" /></font></a><font color="#000000"> Difficile de résumer ces <strong>onze nouvelles</strong>, d’autant qu’elles ne traversent que quelques pages en notre compagnie. Un thème, peut-être, peut les regrouper : <strong>la solitude</strong>. A moins que ce ne soit <strong>l’humanité</strong>. </font></p>
<p><font color="#000000"><strong>Une fille</strong> <strong>qui traverse la ville</strong> à la recherche du fruit parfait qu’elle ira donner à la petite cuillère à son père hospitalisée.       <br /><strong>Une vieille dame, rongée par l’ennui</strong>, qui appelle des gens au hasard pour avoir un peu de compagnie.       <br /><strong>Une étrangère</strong>, qui, par sa dignité, impose le respect au public hétérogène et bruyant d’un parc municipal.       <br /><strong>Une amante abandonnée</strong> dans un VVF (moi j’appelle ça un “plan <em>lose”</em> !). </font></p>
<p><font color="#000000"><strong>Des femmes</strong>, essentiellement, dont l’auteur décrit une tranche de vie avec des mots soigneusement choisis, <strong>des mots sages, touchants, musicaux, qui créent des scènes intimistes que l’on ne fait qu’effleurer l’espace d’un après-midi. </strong></font></p>
<p><font color="#000000"><u>PS : sondage sur le titre</u> : qui, comme moi, est pris d’une irrépressible envie de coller un “s” à après-midi (même si le dictionnaire l’interdit !) et un “ne” après ça ?! Mais l’auteur (que j’ai eu le plaisir de rencontrer grâce aux éditions Buchet/Chastel), a délibérément choisi un titre en “langage parlé”, <em>so let it be</em>…</font></p>
<blockquote><p><font color="#000000">Ed. Buchet/Chastel, fév. 2004, 120 p.</font></p>
</blockquote>
<p><font color="#000000"></font></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Le naufrage de la Vesle Mari, Jorn Riel</title>
		<link>http://www.tamaculture.com/index.php/2010/07/14/le-naufrage-de-la-vesle-mari/</link>
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		<pubDate>Wed, 14 Jul 2010 19:28:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tamara</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérat. étrangère]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[ Un moyen de se rafraîchir lors de chaleurs caniculaires est de lire des récits qui se déroulent au Groenland. 
Pour ceux qui les connaissent déjà pour avoir lu d’autres racontars*, vous retrouverez dans Le naufrage de la Vesle Mari Bjorken, Lasselille, Museau, Doc et Mortensen, le capitaine Olsen, le Lieutenant Hansen et Valfred… Pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2010/07/naufrageveslemari.jpg"><font color="#626262"><img title="naufrage vesle mari" style="border-right: 0px; border-top: 0px; display: inline; margin-left: 0px; border-left: 0px; margin-right: 0px; border-bottom: 0px" height="320" alt="naufrage vesle mari" src="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2010/07/naufrageveslemari_thumb.jpg" width="240" align="left" border="0" /></font></a><font color="#626262"> Un moyen de <strong>se rafraîchir</strong> lors de chaleurs caniculaires est de lire des récits qui se déroulent au Groenland. </font></p>
<p><font color="#626262">Pour ceux qui les connaissent déjà pour avoir lu d’autres racontars*, vous retrouverez dans <em><u>Le naufrage de la Vesle Mari</u></em> <strong>Bjorken, Lasselille, Museau, Doc et Mortensen, le capitaine Olsen, le Lieutenant Hansen et Valfred</strong>… Pour les autres, vous découvrirez des <strong>personnages hauts en couleur, bruts de décoffrage, buveurs et bagarreurs, parfois un peu sauvages, d’autres fois attendrissants,</strong> si l’on fouille un peu derrière les poils drus et gelés de leur barbe !</font></p>
<p><font color="#626262">J’avoue que j’avais moyennement accroché aux premiers racontars que j’avais découverts à travers</font><font color="#000080"> </font><a href="http://www.tamaculture.com/index.php/2006/11/17/la-vierge-froide-et-autres-racontars-de-jorn-riel/"><font color="#000080">La vierge froide</font></a><font color="#626262"><font color="#000080">,</font> il y a quatre ans. Depuis, j’ai soit pris goût au froid, soit à l’univers particulier de Jorn Riel, danois tombé amoureux fou du Groenland, qui y a vécu plus d’une vingtaine d’années (essaimant un nombre incalculable, y compris par lui-même, de petits-enfants). </font></p>
<p><font color="#626262">Ces récits entremêlés, qui croisent les personnages au gré des vagues et des vents, des naufrages et des mariages, m’ont davantage plu, il faut dire que je savais à peu près à quoi m’attendre, cette fois ! Alors, prêts à vous rafraîchir les idées, vous aussi ?</font></p>
<p><font color="#626262">* les racontars sont pour Jorn Riel de courtes histoires, autrement dit des nouvelles nordiques !</font></p>
<blockquote><p><font color="#626262">Ed. Gaïa (que je remercie de m’avoir permis de rencontrer l’auteur en juin dernier), oct. 2009, 251 p. </font></p>
</blockquote>
<p><font color="#626262"></font></p>
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