tamaculture

Passer l’hiver, Olivier Adam

28 avril 2008

J'avoue avoir eu un a priori en ouvrant ce livre, car j'avais trop entendu parler de l'auteur - dont je n'avais encore rien lu - et j'avais l'impression que je n'aimerais pas son style.

Et bien, j'ai été agréablement surprise ! Dans ce recueil, neuf nouvelles, et autant de personnages "fatigués, fragilisés par la pénibilité de leur travail et l'échec de leur vie personnelle". "Un professeur en congé plus ou moins forcé pleure la mort de Pialat, une infirmière de nuit s'épuise au service des prématurés, un chauffeur de taxi erre sans but dans une banlieue déserte, une vendeuse dans une station-service est d'astreinte la nuit du Nouvel An, une secrétaire est réquisitionnée par sa patronne le soir du 24 décembre pour boucler un dossier…" (présentation de l'éditeur)

Ces personnes n'ont rien d'extraordinaire : elles sont, comme des milliers de gens, au bout du rouleau, et doivent puiser dans leurs dernières forces pour tenter de s'en sortir, de continuer… ou de s'enfuir.

Contrairement à d'autres recueils que j'ai beaucoup aimés, (comme ceux d' Emmanuelle Urien ou de Charles Gancel), il ne s'agit pas ici de nouvelles "à chute" : l'intensité dramatique est dans l'ambiance, dans la description d'un court moment de vie où celle-ci est sur le point de basculer, d'un côté ou de l'autre… Cette approche ne m'a pas dérangée, et finalement, j'ai vraiment bien aimé Passer l'hiver… Place au printemps, maintenant !

Special thanks : il s'agit d'un livre Lotobook envoyé par Alice, que je remercie !

Court, noir, sans sucre - Emmanuelle Urien

28 mars 2008

Après mon enthousiasme pour La Collecte des monstres et grâce au livre voyageur de Fashion victim, j'ai découvert cet autre recueil de nouvelles d'Emmanuelle Urien.

Encore une fois, je me suis souvent fait surprendre par le dénouement des histoires. Dans la première, Assistance technique, qui met en scène une femme au comportement pour le moins étrange, j'ai envisagé deux ou trois scénarios qui se sont avérés totalement faux. Bah, ne s'improvise pas nouvelliste qui veut ! (D'autres chutes sont plus faciles à deviner.)

Jardin secret vous fera peut-être, comme moi, frissonner d'horreur (mais j'aime ça !).

Histoires de femmes et d'hommes confrontés à la violence ou à la mort, destins tragiques de sans abris vus sous l'angle d'un rêve ou d'une personne compatissante, âmes expirant leur dernier souffle de vie… Ce ne sont pas là des sujets légers, il est vrai !

Ces nouvelles font le même effet qu'un espresso : elles sont fortes, brûlantes, concentrées, dérangent presque… mais ça fait du bien et réveille à coup sûr un esprit langoureux ! Cette jeune femme sait décidément parfaitement doser la mesure entre cynisme et horreur, à petites touches d'humour et de mots divinement cruels.

A tous les amateurs du genre, n'hésitez pas ! Ma préférence reste à La Collecte des Monstres, mais j'ai déjà hâte de lire les prochains textes sortis de l'imagination d'Emmanuelle Urien !

Ed. L'être minuscule, 118 pages à déguster à petites gorgées (13).

Les avis de :  Flo ; Cathulu ; Fashion victim ;  ClarabelFlorinette et de Bladelor (qui n'a pas accroché) et … (vous pouvez laisser vos liens dans les commentaires, bien sûr !)

Le site de l'auteur

Quelques ombres, Pierre Charras

15 novembre 2007

Voilà le livre de la rentrée littéraire que j'avais choisi d'acquérir en septembre. Je ne connaissais pas l'auteur, mais j'ai cru comprendre depuis qu'il avait une certaine renommée. J'ai choisi ce livre pour sa couverture, l'édition Le Dilettante était aussi un critère rassurant, et puis il s'agissait de nouvelles, un genre que j'affectionne. 

 

Dans ces huit nouvelles, l'auteur exerce sa plume drôlement acide et imaginative. 

Dans Petit Nid d'Amour, le narrateur déniche un petit appartement pour y vivre avec sa belle… Julie aimera-t-elle le résultat de son aménagement ?

 

Savez-vous que l'on peut faire d'étranges rencontres dans le métro ? Par exemple, un père qui entraîne sa fille sur des questions de culture générale, comme dans Les Musées sont gratuits

 

J'ai bien aimé Les Lauriers, une scène de jalousie d'un comédien lors d'une remise de prix, et encore davantage Rendez-vous, une tragique et très belle histoire d'amour. Pas d'école monte encore d'un cran dans l'indicible, c'est un récit qui vous prend aux tripes, le petit Bruno devra être bien courageux… La Toilette est l'histoire d'une fin de vie, agrémentée d'une touche d'humanité. 

 

Vous ne vous en doutiez pas, mais la photographie d'Une Passante peut changer le cours de votre vie… Et enfin, Le Vent Mauvais, sur une note de Gainsbourg, dénonce le fait que les guerres se suivent et se ressemblent, hélas.

Ce recueil m'a plu : l'écriture est précise et pleine d'images, et même si l'univers de Pierre Charras est plutôt noir ici (on devait s'y attendre, au vu du titre du livre), je suis partante pour lire d'autres romans de cet auteur ! 

 

Un extrait : (La Toilette)

 "Depuis quelques secondes, il entendait un peu d'eau clapoter dans la cuvette qu'il savait de plastique et qu'il imaginait orange, sans bien savoir pourquoi. Il lui sembla qu'un vrai sommeil allait peut-être s'emparer enfin de lui. Un de ces sommeils qui reposent. Le sommeil particulier des anciens soirs, au bord de la mer.Mais, la seconde suivante, le gant humide se posa sur la cheville et, remontant doucement jusqu'au genou, y tournoya un moment avant de redescendre vers le pied.

Comme c'était étonnant, cette présence !"

La vie sur Mars, Laurent Graff

5 novembre 2007

La Vie sur Mars (2003, réédité en 2007) est le second recueil de nouvelles que je lis de Laurent Graff, après Il est des nôtres. J'ai aussi lu deux de ses très bons courts romans : Le Cri et Il ne vous reste qu'une photo à prendre.

Eh bien, une fois n'est pas coutume, j'ai été un peu déçue par ce titre… Toutes les nouvelles sont déclinées sur un thème dérivé de "La Vie…". Il y a par exemple La vie de voisin, La vie de candidat, La vie de salon, La vie de frelon, La vie d'écrivain, et à trois reprises, des courts extraits de "La vie des Bee Gees".

Les histoires commencent souvent "normalement", et puis, comme souvent dans l'univers de cet auteur, elles dérapent… sauf qu'ici, je trouve que leur chute n'est pas contrôlée, et tombe dans l'incompréhension. Remarquez, il n'y a peut-être justement rien à comprendre, comme me le laisse supposer le titre du recueil… La Vie sur Mars, des histoires que seuls les Martiens peuvent décrypter ! Dans ce cas, je n'aime tout simplement pas ce genre de fins qui tombent comme un cheveu sur la soupe !

Autrement, rien à redire sur le style, j'aime cette écriture proche du lecteur, vivante. Laurent Graff sait manier la langue française, je le trouve doué pour décrire des situations, des objets, des personnages. D'ordinaire, j'aime ses échappées un peu loufoques, intattendues. Mais là, décidément, les fins des nouvelles ne me satisfont pas !

A vous de tenter votre chance !

Special thanks : à Stéphanie qui m'a prêté ce recueil (le lien mène vers son avis), qu'elle fera dédicacer par l'auteur le vendredi 9 novembre, à la librairie Libralire (Paris, 11ème).

Le déni, Victoria Bedos

26 octobre 2007

On ne va pas épiloguer, je n'ai pas aimé de recueil de nouvelles.

J'ai fait mieux que Cathulu Wink qui n'avait lu qu'une nouvelle sur les sept et était passée à autre chose (et qui a eu raison !). J'ai persévéré jusqu'à en lire six, car cela me fait toujous mal au coeur de jeter en général, et d'abandonner un livre broché acheté au prix fort en particulier (j'essaie de me soigner, cependant !).

L'auteur évoque des sujets difficiles, mais tous tournent autour du déni, de l'auto-aveuglement. Dans "Petite" par exemple, une adolescente nie l'anorexie qui la ronge, mais le pire est que ses parents ne veulent pas la voir non plus. Dans une autre nouvelle, que j'ai trouvé bizarre, une jeune fille blanche veut devenir noire, et se met dans la peau d'une Africaine, mimant attitude, apparence et language… cela la conduira à la folie… J'ai trouvé dérangeante la nouvelle sur la mère qui étouffe son fils d'amour, lequel s'identifie à elle au point de finir par porter robes et rouge à lèvres.

Plusieurs de ces sujets ont été très souvent traités, mais cette fois, d'une manière qui ne me plaît pas, aboutissant à des voies sans issue. Je trouve le style banal, le traitement des sujets glauque, ou plutôt "trash". C'est presque "m'as-tu vu", de la provocation gratuite que l'on trouve d'habitude sur la première chaîne hertzienne…

Une seule nouvelle bénéficie de ma clémence : celle qui traite de "la Beauté". J'ai été embarquée dans l'histoire : un type superbe passe des heures devant sa glace tellement il est parfait, et puis, avec la maladie de sa mère, l'image renvoyée par le miroir se craquèle… Une bonne idée !

Cela dit, Victoria Bedos avait 23 ans lors de l'écriture de ces nouvelles, elle a le temps de se perfectionner et son style d'arriver à maturité !

PS : d'autres lecteurs, comme Cuné, ont aimé, alors je veux bien passer mon exemplaire à qui voudra tester !

Rendez-vous au métro Saint-Paul, Cyrille Fleischman

25 octobre 2007

Rendez-vous au métro Saint-Paul est le premier d'une série de trois recueils de nouvelles publiés entre 1992 et 1995 (cette année, Cyrille Fleschman s'est déplacé de quelques centaines de mètres avec Riverains rêveurs du métro Bastille !)

"Rendez-vous au métro Saint-Paul" est également une phrase que j'ai souvent employée lors de mes quatre années passées dans le Marais (pour les non-parisiens, je précise qu'il s'agit d'un quartier de Paris, situé à cheval sur les 3° et 4° arrondissements, où vit une majorité de la population juive de Paris et c'est aussi (sans rapport) un quartier "gay").

Et dans ce livre, j'ai retrouvé - avec un brin de nostalgie - la chaleur humaine et les odeurs de falafel de ce quartier !

Entre le "réparateur" de téléviseurs, le pharmacien, le libraire… on trouve dans ces nouvelles d'autres occupations plus improbables comme traduire Hamlet en yiddish ou discuter longuement de l'épitaphe à donner à un membre peu aimé - mais mort, donc respectable - d'une association. Le tout faisant la part belle aux petits commerçants, amoureux de leur quartier et de leur culture, touchants dans leurs travers comme dans leurs qualités.

Un livre qui fait sourire, assurément !

L'enfance de l'auteur : (source : www.ledilletante.com , l'éditeur)

"Cyrille Fleischman est né à Paris en février 1941 – époque curieuse pour naître – d'une maman d'origine polonaise, plus tout à fait jeune, et d'un papa né, lui, en… 1886 à Paris IVe arrondissement. Tous deux, à des degrés différents, culturellement yiddishistes.

Un père ancien sergent-major d'infanterie de la guerre 14-18, Croix de Guerre et  Médaille militaire, et, par ailleurs, homme profondément religieux, fondateur d'une petite synagogue du Marais dans l'arrière-cour de laquelle Cyrille a passé une grande partie de son enfance au lieu d'aller jouer au foot-ball comme tout le monde. Sans doute que cela l'a marqué."

Merci à Papillon de m'avoir prêté ce livre !

Bonjour, je suis ton nouvel ami - Marc Villard

12 octobre 2007

 J'ai davantage aimé ce recueil de nouvelles "d'auto-fiction" qu' Un jour je serai latin lover, peut-être parce que j'ai mieux compris le principe…

Et comme je ne trouve pas de mots plus appropriés que ceux qui ont déjà été écrits - ou que je manque d'inspiration - voici exceptionnellement un petit patchwork :

 

 Présentation Amazon.fr

"Un personnage que l'on devine n'être ni tout à fait l'auteur ni tout à fait un autre se livre au périlleux exercice de l'autoportrait. Normalement déprimé, parfois cynique, quelquefois pitoyable – par exemple dans ses pathétiques vraies-fausses tentatives de suicides – l'homme, Marc Villard, nous entraîne dans son quotidien de père de famille mangeur de Prozac, dans les couloirs de son entreprise (près du distributeur de sucreries), sur ses lieux de vacances… Vingt-neuf nouvelles comme autant de joyaux qui, finalement, nous racontent aussi nos vies, nos émois, nos doutes, nos lâchetés et nos compromissions. Des textes sensibles, drôles, cruels, acérés, subtils. Et quel style…"

Extrait (4ème de couverture) :

« L’été dernier, à Eyragues, lassé du soleil, de la piscine, de la tapenade, des saucisses au feu de bois et du pastis obligatoire, je me suis décidé à mettre un terme à ma vie. Par noyade. Á minuit, je suis descendu dans la salle de bain en étouffant mes pas. J’ai fermé la bonde du lavabo et j’ai laissé l’eau couler sur ma nuque, le nez dans la vasque. Comme je commençais à manquer d’air, Christine s’est pointée à la porte pour me lancer :

- Tu te laves les cheveux à minuit ! ça s’arrange vraiment pas. »

Mon mot de la fin

Que dire de plus ? L'auteur a le chic pour rendre amusants ou cyniques les petits riens du quotidien. Des chapitres courts se succèdent comme autant de scènes familiales ou de bureau, ou de tranches de vie heureuses ou désespérées. J'ai bien aimé les tentatives de suicide (volontairement) ratées qui entrecoupent ce récit !

Si vous ne connaissez pas encore Marc Villard, ce recueil est un bon début !

éd. L'Atalante

L'avis de Flo grâce à qui j'ai découvert cet auteur

site de l'auteur : http://www.marcvillard.net/

La collecte des monstres, Emmanuelle Urien

5 octobre 2007

Terribles nouvelles !

Symptômes

C'est grâce à Flo que j'ai investi dans le dernier recueil d'Emmanuelle Urien, et je ne peux que l'en remercier et m'en féliciter ! Et en recherchant les liens sur d'autres blogs, j'ai découvert que j'avais déjà noté ce titre chez Clarabel en mars dernier ! (maintenant, il faut vous y mettre à plusieurs pour forcer ma PAL ! Smile )

Contre-indications à la lecture de La collecte des monstres :

- allergie aux nouvelles (puisque Samson)

- coeur non solidement accroché

- prise de Lexomil, Prozac ou toute autre substance anti-dépressionnaire (!)

- difficulté à savoir s'arrêter à temps.

Vous échappez à ces descriptions ? Alors ce livre est fait pour VOUS !

Posologie

Ces nouvelles se dégustent au compte-goutte, une à deux par jour maximum, afin que chacune vous fasse d'autant plus d'effet.

Effets désirables

D'un soir sur l'autre, j'oubliais un peu la force de la chute des histoires. Et chaque fois, je me disais : non, là, vraiment, c'est épouvantable, les suivantes seront forcément moins pires ! Que nenni, chers lecteurs, réjouissez-vous, toutes ces nouvelles sont terribles ! Et délicieuses !

J'aime énormément le style de cet auteur, que je découvre avec ce recueil mais qui, par bonheur, en a déjà publié deux autres auparavant (Court, noir et sucré puis Toute humanité mise à part). "Ya plu ka !" comme on dit si bien en language djeunz voire smsien.

Post scriptum

Comment, j'ai oublié de vous dire de quoi ça parle ?! De gens ordinaires… pourrait-on croire, à la recherche d'un amour, d'un travail, de gloire… Sauf que ces histoires banales finissent mal, en généraaaaal !

Pour en savoir plus : lisez-le ! Tongue out

Encore d'autres avis (tout le monde aime !) : Béatrice ; Malice

Je pense à toi tous les jours, Hélèna Villovitch

27 septembre 2007

J'ai trouvé ce livre en bibliothèque (parce qu'il a paru en 1998 !), et si je le cherchais, c'est parce qu'il est sur mon Challenge ABC 2007 (je ne saurais dire comment il y est arrivé).

Mot de l'éditeur :

"Ils sont cadres, employés, chômeurs, poètes, cinéastes ou graphistes. Ils organisent des expositions, des happenings. Ils parlent… Parmi ces parleurs-travailleurs-artistes, quelqu'un observe, écoute, copie les mots et les maux, décompose les attitudes. Il en résulte une série de saynètes comiques et impitoyables, comme autant de miroirs. Un petit bijou de concision et d'acuité, photos à l'appui !"

J'avoue avoir été déstabilisée par Je pense à toi tous les jours. Je m'attendais à des nouvelles, or, il ne s'agit pas vraiment de cela (j'aurais dû lire la 4ème de couverture !). Ce sont des textes courts qui se succèdent, faisant intervenir ou non les mêmes personnages, avec parfois des photos (de l'auteur, avec ses maris ou sushis !) illustrant le propos. Ce n'est pas l'écriture qui m'a gênée, mais plutôt l'absence de chute des nouvelles (qui n'en sont pas, donc cela s'explique !) et l'aspect décousu de l'ensemble. "Saynètes comiques et impitoyables" dit l'éditeur… Bof, pas aussi cruellement comiques que les nouvelles de Charles Gancel et pas aussi impitoyables que celles de Claire Castillon… Mais ce n'est pas mal… pour un premier roman ! Mon avis reste donc mitigé, mais sachez que je ne suis pas adepte du cinéma expérimental non plus (l'auteur est aussi artiste et fait notamment des films de ce genre), je n'étais donc peut-être pas la lectrice idéale pour ce livre…

Clarabel a beaucoup aimé ce livre !

Pour celles et ceux qui voudraient tenter l'expérience, il existe en poche depuis juin 2007.

Challenge ABC 2007 : 10/26

NB : je classe ce livre "expérimental" dans les Nouvelles, c'est la rubrique qui s'en rapproche le plus.

Un jour, je serai latin lover, Marc Villard

28 août 2007

Ni une, ni deux ! Après avoir vu un article attirant chez Valdebaz - qui avait vu un article chez Flo ! - j'ai filé à la médiathèque et j'ai trouvé un titre différent des leurs : Un jour, je serai latin lover.

Pas moins de 21 nouvelles, assez courtes, composent ce recueil. J'étais un peu surprise, au début, parce qu'elles semblent s'éparpiller dans tous les sens… Un clin d'oeil à Van Gogh pour commencer, une scène de bureau, un voisin intolérant… ah et puis tien, des tickets restaurant, des scènes de quartier et puis à nouveau cet homme dans une seconde entrevue avec le Big Boss… tiens, mais il s'agit de Marc Villard himself qui se met en scène !

Finalement, ces histoires parlent de notre quotidien : de la rue, des relations en société, de la santé… Tous ces tableaux sont très bien dépeints, en quelques effleurements de pinceau. J'ai beaucoup aimé la narration et l'humour de l'auteur. Par exemple, l'histoire de ce psychiatre qui un jour craque sous le poids des malheurs de tous ses patients, et se fait la malle…

Le récit du défilé de mode est assez savoureux également : au lieu d'admirer les création de John Galliano, "deux ménopausées […] commencent à tenir salon.
- Tu as vu Jane-Aymone ?
- Elle est en face. Reliftée trois fois. Quand elle rit, j'entends craquer les sutures
."…

Cependant, j'espérais que cela soit encore plus drôle… Je tenterai bien d'autres nouvelles de cet auteur.

A vous de poursuivre la chaîne Flo-Valdebaz-Tamara avec un autre titre de Marc Villard !

PS : ah tiens, Cuné aussi avait aimé, je copie ici son avis sur zozone parce qu'elle en parle très bien :  

"Toujours de très courts textes, empreints de la plus parfaite mauvaise foi, bourrés de grossièretés, qui racontent tout et rien à propos de n'importe quoi, kaléidoscope de tout ce qui peut traverser l'esprit d'un cinquantenaire resté un gros bébé rigolard qui a surtout envie de s'amuser… Et ça marche ! Je me suis beaucoup divertie en lisant ça d'une traite, plein de petites phrases qui font mouche, en filigrane toute l'importance qu'a son épouse, tout l'appétit de vivre de Marc Villard.
J'en redemande !"

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