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Le réfectoire un soir et une piscine sous la pluie, Yôko Ogawa

15 février 2008

Actes Sud a eu la bonne idée de sortir un poche ce recueil de deux textes, parus à l'origine séparément au Japon en 1990 et 1991, et traduits en 1998 en français.

Difficile de résumer Le Réfectoire un soir et une piscine sous la pluie, car il s'agit d'un récit d'une courte tranche de vie, de quelques tableaux esquissés sous la forme d'une recontre. D'un côté, une future mariée et son chien Juju. Elle aime observer la pluie. De l'autre côté, un homme et son très jeune fils. Il aime observer le réfectoire où s'agitent les dames de la cantine. Lorsque ces personnages se croisent, de quoi peuvent-ils bien parler ? D'une piscine sous la pluie, peut-être…

Un autre texte suit ce récit : Un thé qui ne refroidit pas. Une jeune femme se rend aux funérailles d'un ancien camarade de classe. Elle y rencontre K, un autre de ses anciens camarades. Ce dernier l'invite chez lui et lui présente son épouse, qui n'est autre que l'ancienne bibliothécaire du collège. De façon étrange, l'héroïne va se sentir heureuse dans ce foyer, si différent du sien… Un foyer où le thé ne refroidit pas.

J'ai énormément aimé ce recueil, empreint de la douceur, de la nostalgie et de la poésie qui caractérisent si souvent la littérature japonaise, et notamment les récits de Yôko Ogawa (cf. aussi La petite pièce hexagonale). Je n'ai pas envie d'en extirper l'essence ni les sens et préfère laisser agir l'effet de cette écriture sublime sur mes émotions.

Je vous recommande chaudement ce livre : à lire, pourquoi pas, un jour de pluie…

L'avis de : Lune de Pluie et la très belle critique de Lou.

Tsubame, le poids des secrets (3/5), Aki Shimazaki

18 janvier 2008

Enfin ! Le tome 3 de la pentalogie Le poids des secrets vient de paraître dans la collection de poche Babel, et elle est dotée d'une jolie hirondelle en couverture !

J'aurais dû relire mes billets des tome 1 (Tsubaki) et tome 2 (Hamaguri) parce que j'ai eu un peu de mal à resituer le personnage principal… Ma pauvre mémoire défaillante ! ;-)

Dans Tsubame, une petite fille d'origine coréenne, Yonhi Kim, commence par subir bien des catastrophes : lors du terrible tremblement de terre qui a détruit une partie du Japon en 1923, elle perd les seuls membres de sa famille : sa maman et son oncle. Recueillie par un prêtre catholique surnommé Monsieur Tsubame (= Monsieur Hirondelle), la jeune fille grandit en silence, car elle ne doit pas dévoiler son accent coréen à une époque où les Japonais, après avoir colonisé la Corée, traquent et tuent encore les exilés coréens dont beaucoup avaient participé au mouvement d'indépendance de la Corée.

Une fois encore, j'ai été sous le charme de l'écriture tout à la fois poétique et poignante d'Aki Shimazaki, et happée par le récit passionnant de Yohni. Malgré les terribles épreuves qu'elle a dû traverser au cours de sa vie, elle garde force et courage, et la fin de sa vie sera plus douce… Et le dénouement du récit nous dévoile de quel personnage il s'agit* (car on la connaissait dans les précédents romans sous son nom japonais, donné par le prêtre). Entre faits historiques et romancés, l'auteur trouve le juste ton et l'émotion prend le lecteur à la gorge.

* Warning : je déconseille, une fois de plus, de lire la 4ème de couverture, elle révèle ce point capital !

Ce livre charnière (puisqu'au "mi-yeux" de la pentalogie !) m'a beaucoup plu… Ma seule angoisse : combien de temps devrais-je encore patienter pour lire les tomes 4 et 5 ?!

Les avis de : Papillon ; Jules ; Katell (qui a lu la pentalogie)
 

Le dernier souper et autres nouvelles, Shûsaku Endô

15 décembre 2007

Toujours à l'affût de nouvelles découvertes en littérature japonaise, je me suis jetée sur ce Folio à 2 € pour découvrir Shûsaku Endô. Ce recueil est composé de trois nouvelles.

La première, Les ombres, raconte l'histoire d'un homme japonais qui se remémore son enfance et particulièrement le rôle qu'a joué un prêtre occidental dans sa vie et dans celle de sa mère. C'est long (46 pages), c'est ennuyeux, et je n'ai trouvé aucun intérêt à cette histoire.

La seconde nouvelle, Le retour, commençait bien parce qu'elle aborde la cas d'un chien battu et maltraité par son maître alcoolique (ce n'est pas ça qui m'a plu, attendez !), et que la voisine de ce monstre décide d'appeler son frère pour que tous deux aillent sauver ce chien de son triste sort. Hélas, la fin ne m'a pas plu !

Je me suis dit : "au point où j'en suis, autant finir le recueil" (admirez ma ténacité ! ;-))… Et heureusement, Le dernier souper m'a réconcilié avec l'auteur : Tsukaka, alcoolique avéré, rencontre un médecin psychiatre dans un restaurant japonais. Ce dernier comprend que le malheureux porte un lui un très lourd secret, lequel est à l'origine de son goût pour l'alcool. Dès lors, avec beaucoup de patience, le médecin va amener son patient à se confier peu à peu à lui… Cette nouvelle m'a séduite par l'humanité, la sensibilité et la force qui s'en dégagent. Enfin une chute valable pour une de ces nouvelles !

Finalement, 2 € pour une bonne nouvelle, ce n'est pas si mal ! Mais chat échaudé craint l'eau froide et je ne suis pas sûre d'acheter d'autres livres de cet auteur (il a pourtant reçu de nombreux et prestigieux prix littéraires au Japon), je me contenterai de les emprunter à la médiathèque si je retente ma chance !

La petite pièce hexagonale, Yôko Ogawa

17 août 2007

Ce livre m'attendait depuis un bon bout de temps… Entre deux pages de ma saga de l'été, ce fut une bouffée rafraîchissante et chlorée !

D'abord, cette collection Babel (Actes Sud) est très agréable, cela me change du pavé des années 90 mal imprimé et poussiéreux…

Ensuite, j'aime la littérature japonaise en général : on est rarement déçu, c'est bien écrit et poétique. Ce court roman ne fait pas exception à la règle. 

Enfin, la quatrième de couverture est intrigante :

"Dans les vestiaires d'une piscine, une jeune femme est soudain attirée par une inconnue pourtant banale, effacée et silencieuse. Quelques jours plus tard, elle croise à nouveau l'inconnue qui marche dans la rue accompagnée d'une vieille dame et, fascinée, elle les suit à travers la ville jusqu'à une loge de gardien au milieu d'un parc. A l'intérieur, les deux femmes sont assises sur des chaises, elles semblent attendre leur tour. La plus âgée se lève, entre dans une haute armoire hexagonale […]".

Je "sucre" la fin du résumé, il y a quelques mots de trop !

J'avoue avoir échaffaudé plusieurs hypothèses abracadabrantes au cours de ma lecture : la narratrice va-t-elle tomber amoureuse de la femme de la piscine malgré sa ressemblance avec un sac à patates ? La pièce hexagonale sert-elle d'abri à une secte où de sanglants sacrifices ont lieu ?

Que nenni, et peut-être attendais-je trop de cette mystérieuse petite pièce… J'ai donc été un peu déçue par l'histoire, tournée davantage vers "l'introspection, […] la confession et […] la psychanalyse". (mot de l'éditeur).

Pour ma défense, rappelez-vous que je suis parallèlement enfermée depuis quelques semaines dans le monde d'Angélique, Marquise des Anges, un roman d'aventures rocambolesques s'il en est ! Mon imagination n'a plus de limites !

En tous cas, je suis certaine que ce récit pourra plaire à beaucoup de lecteurs, qui seront séduits par son rythme mesuré et sa saveur mystérieuse. Il se lit vite parce qu'on a très envie de découvrir le secret de la pièce hexagonale !!!

(Qui l'a lu, que je rajoute des liens ?! comment ça, j'exagère de ne pas chercher ?!)

Le poids des secrets 2/5, Aki Shimazaki

29 mai 2007

Après Tsubaki, le premier volet, je me suis plongée dans Hamaguri que j'avais acheté en même temps. Hélas ! ou Joie ! (selon le point de vue du Banquier ou du Lecteur), je me suis aperçue que Le poids des Secrets est en fait une pentalogie : il me reste donc 3 tomes à acquérir ! Cependant, ces courts romans peuvent se lire séparément, ils ne s'achèvent pas sur un suspense insoutenable induisant une folle envie de lire la suite immédiatement.

Dans le second volet, c'est Yukio, le voisin de Yukiko (la petite fille narratrice du premier tome), qui devient le personnage central et prend la suite de la narration. Plus exactement, il revient sur la même période de la Seconde Guerre Mondiale et de l'après-guerre telle qu'il l'a vécue. Il ne dispose pas des mêmes éléments d'informations que Yukiko, il découvre d'autres secrets, on ne s'ennuie pas du tout en revivant cette histoire de son point de vue.

Bien qu' il ait promis à Yukiko de se marier avec elle lorqu'ils étaient adolescents, Yukio a finalement épousé Shizuko. Celle-ci s'occupe des soins et des repas de sa belle-mère, Mariko, très belle femme dans sa jeunesse, maintenant âgée de 84 ans. Et de façon étrange, c'est Shizuko qui transmettra, sans le savoir, le secret de Mariko à son fils Yukio

Encore une fois, j'ai beaucoup aimé l'écriture simple et fleurie ainsi que les thèmes évoqués dans ce roman. Je crains de ne pouvoir résister à acheter la suite ! (FYI : le tome 3 n'est pas encore sorti en poche, il va falloir patienter…).

Présentation de l'auteur :

Aki Shimazaki est née au Japon et a vécu à Vancouver et à Toronto avant de s'établir à Montréal où elle habite depuis 1991. En plus d'exercer sa plume, elle enseigne aussi le japonais.

Bien que sa langue maternelle soit, bien évidemment le japonais, elle écrit tous ses livres directement en français.

L'avis de Bellesahi

Le poids des secrets (1/5), Aki Shimazaki

28 mai 2007

J'ai acheté par hasard deux petits livres (110 pages chacun environ) de la collection Babel dont la couverture m'a attirée… et d'un auteur japonais que je ne connaissais pas : Aki Shimazaki.

Je suis enchantée de ma découverte.

Dans le premier tome, Tsubaki,  Yukiko Horibe, une femme japonaise qui était adolescente lors du bombardement nucléaire de Nagasaki en août 1945, décède et laisse à sa fille un paquet de lettres qui racontent son histoire.

"Obéissant à une mécanique implacable qui mêle vie et Histoire, ce court premier roman marie le lourd parfum des camélias (tsubaki) à celui du cyanure. Sans céder au cynisme et avec un soupçon de bouddhisme, il rappelle douloureusement que nul n'échappe à son destin." (mot de l'éditeur)

A travers ce récit, on retrouve Yukiko petite fille, qui se remémore sur ses jeux au square en compagnie d'un petit garçon de son âge, tous deux surveillés par le père de Yukiko. Un jour, la famille de Yukika déménage : elle quitte Tokyo pour Nagasaki. On fait alors la connaissance de leurs nouveaux voisins : les Takahashi. Ils ont un fils, Yukio. Dans sa lettre d'adieu à sa fille, Yukiko lui demande de retrouver Yukio, qu'elle n'a pas revu depuis 1945.

C'est un récit émouvant qui mêle souvenirs personnels et historiques et met l'accent sur le poids des secrets que chacun d'entre nous porte, parfois durant des décennies, avant de les partager…  Le lecteur est bercé par la douceur de l'écriture japonaise, très poétique et mettant tous nos sens en éveil, et en même temps il est choqué par l'atrocité d'événements qui parsèment le récit… que je vous laisse bien sûr découvrir.

L'avis de Chiffonnette, de Bellesahi, de Papillon et de Leeloo

NonNonBâ, Mizuki

12 mai 2007

NON, ne fuyez pas ! Revenez, chers lecteurs, vous qui n'êtes pas fans de mangas… Celui-là est extraordinaire, laissez-moi une chance de vous convaincre ! ;-)

En premier lieu, pour une fois, il est autorisé de lire la fin du livre avant le début… C'est même fortement recommandé puisque le livre se lit à la japonaise, en lisant la page de droite avant celle de gauche ! Mais on s'habitue très vite, c'est même un exercice plutôt rigolo. Ensuite, les illustrations sont très soignées, en noir et blanc, mais les expressions des personnages, humains ou non, ainsi que les paysages ou la pluie sont parfaitement rendus. Les aventures de Shiguru sont présentées sous forme de courts "chapitres".

L'édition (Cornelius) est de qualité, avec une explication introductive sur le contexte de l'histoire et quelques éléments sur Mizuki. Le choix de faire certaines traductions des kanjis (l'écriture sous forme de dessins, comme en Chine) ou katakana (l'écriture syllabique) sous les vignettes et non sur le dessin comme dans l'original (cf ci-contre : il y a par exemple écrit sous la vignette "grondement") me paraît très judicieux.

Et des astérisques renvoient à des notes explicatives intéressantes (quand on ne connaît pas bien les us et coutumes nippons) en fin de livre. Bref, un livre presque parfait !

Enfin, le plus important : l'histoire ! Dans un village isolé du Japon des années 30, NonNonbâ, une grand-mère ratatinée aux grands yeux écarquillés, vient habiter avec la famille de Shigeru. Ce dernier est un petit garçon attachant, parfois paresseux, qui aime inventer des bandes dessinées. Il joue souvent à la guerre avec ses copains, mais aussi parfois avec ses petites voisines.

  

Avec NonNonBâ, Shigeru apprend à connaître les yokaïs, ces êtres mi-animaux mi-démons, qui vivent dans les bois, les rivières et même les maisons ! Certains sont très effrayants (cf ci-contre), d'autres plutôt pacifiques, mais tous ont une raison d'être et sont impayables !

La découverte de ces légendes (euh…qui sait ?! Un yokaï viendra peut-être vous chatouiller les pieds la nuit après cette lecture ;-) ), n'est qu'un prétexte pour entrer de plein pied dans la vie des japonais ruraux de l'entre-deux guerres. Dans cette famille pauvre, la vie n'est pas toujours facile, mais les lubies des uns ou les facéties des autres permettent de rendre la vie meilleure… Certains passages sont tristes, j'ai été très émue à plusieurs reprises, mais j'ai beaucoup ri aussi ! Ces yokaïs sont extra ! J'aimerais bien en adopter un mais ce sont des esprits libres et surtout indomptables…

La culture du pays du Soleil Levant m'intéresse depuis longtemps et les informations distillées subtilement et parfois à peine suggérées à travers ce manga (mais éclairées par l'éditeur), sont passionnantes (outre les légendes, sont présentés les thèmes du chômage, de la colonisation, de la mort, de la famille, des traditions, des débuts du cinéma, de la solidarité…). C'est une des raisons pour lesquelles je recommande chaleureusement à tout le monde de découvrir NonNonBâ !

NB : c'est un manga de plus de 400 pages, qui se lisent vite mais sur lesquelles on prend plaisir à s'attarder ! Et je vous défie de ne pas le finir assis par terre en mangeant un bol de riz avec des baguettes !!! (quelqu'un parmi vous réussit-il cet exploit ? si oui, je veux bien un conseil d'expert).

PS : vous ai-je dit que cette oeuvre avait obtenu le Grand Prix d'Angoulême cette année ? juste pour l'anecdote :-)

L'avis de Gachucha

Le chat qui venait du ciel de HIRAIDE Takashi

10 décembre 2006
  • Chat-poney ?

Voilà un joli petit roman qui comble mon amour des chats et mon attirance pour la littérature japonaise. Le narrateur de cette histoire quitte la maison d'édition pour laquelle il travaillait et se lance dans un travail personnel d'écriture. Son épouse et lui ont emménagé récemment dans un pavillon jouxtant une grande propriété sur une colline. Un grand jardin et une petite palissade les séparent de leurs propriétaires qui leur loue le petit pavillon au charme sans pareil. De l'autre côté, un couple avec un petit garçon constituent leurs seuls autres voisins.

Un jour, un petit chat tricolore fait son apparition dans la propriété. Le garçonnet voisin va l'adopter et il va bouleverser la vie de l'écrivain et de son épouse.  Bien que ni l'un ni l'autre n'aient jamais eu de passion pour les chats, ce petit Chibi, puisque tel est son nom, va malgré eux s'immiscer dans leur vie et transformer leur quotidien. Chaque jour est rythmé par les visites de Chibi, ses farces ou ses bêtises mais aussi par la contemplation du magnifique jardin et du grand orme qui berce la vie des habitants de la colline.

L'écriture - comme souvent dans la littérature japonaise - suit un rythme lent et le style est très poétique. On prend le temps de vivre, de décrire les petites choses à côté desquelles nous passons habituellement sans les voir. Les amoureux des chats retrouveront dans ce roman toute la magie et le mystère de ces félines créatures dont nous serons jamais les maîtres mais toujours les heureux élus tolérés par eux !

Un grand merci à Cathulu, qui non seulement m'a donné envie de lire ce livre mais en plus me l'a très gentiment offert, pour mon plus grand plaisir de lectrice…

En cours de Danse, danse, danse avec Haruki Murakami

4 juillet 2006

Comme vous le savez peut-être déjà, j'aime beaucoup cet auteur et je ne suis pas déçue par ce bouquin. Danse, danse, danse est la suite de La Course au mouton sauvage (2002), mais on n'est pas obligé de lire le premier pour lire celui-là (j'en suis la preuve incarnée !).

Le héros est un Japonais solitaire, qui écrit des articles à la demande de magazines sur les nouveaux restaurants et lieux branchés. Il se trouve plongé - malgré lui - au coeur d'étranges phénomènes et l'intrigue se complique au fil de ses rencontres avec de très divers personnages (une réceptionniste d'hôtel, une prostituée de luxe, un ancien camarade de lycée, une adolescente délaissée par ses parents stars… sans parler de l'Homme-Mouton en personne !).

Bien sûr, tout cela est à la fois étrange et poétique : une intrigue policière en arrière-plan doublée d'une réflexion sous-jacente sur le sens de la vie et de la réalité qui nous est propre… Allez, tentez le coup, c'est un bon roman pour s'évader pour ceux qui ne partent pas en vacances (570 p. environ en poche, cela fait déjà une belle évasion !).

L’étrangeté d’Auprès de moi toujours de Kazuo Ishiguro

27 avril 2006

Ce récit est à la fois à classer dans la science-fiction (on l’espère !) et dans le polar. La première qualification tient au sujet de l’histoire, la seconde, au mode de narration. En effet, on ne reçoit les informations que par bribe et au départ, on ne comprend pas vraiment de quoi il s’agit, sauf que des faits bizarres se déroulent (ou ont eu lieu autrefois). Un retour dans le passé nous plonge dans un pensionnat, lequel n’est pas ordinaire… C’est seulement au fur et à mesure de la lecture que l’on a “droit” à quelques indices lâchés par le personnage principal de l’histoire. Heureusement, c’est très bien écrit et on ne lâche pas le livre avant de savoir de quoi il retourne exactement ! Finalement, il s’agit là d’un bouquin au style inclassable, à la fois intriguant, beau et effrayant… Mais chut ! Je n’en dis pas plus, laissons le suspense agir…

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