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	<title>tamaculture &#187; Littérat. étrangère</title>
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	<description>&#34;On fait un livre de ce que l&#039;on sait et une bibliothèque de ce que l&#039;on ignore.&#34;</description>
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		<title>Je ne suis pas celle que je suis, Chahdortt Djavann</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Feb 2012 11:24:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tamara</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérat. étrangère]]></category>
		<category><![CDATA[iran]]></category>
		<category><![CDATA[psychanalyse]]></category>

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		<description><![CDATA[ Si vous êtes tenté par une psychanalyse, évitez de lire ce roman ! Les séances auxquelles on assiste tout au long du roman m’ont paru tout à la fois laborieuses, répétitives et peu fructueuses, ce qui pourrait en décourager plus d’un.
Pourtant, cette quadragénaire a bien besoin de parler à quelqu’un. Donya souffre de troubles [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font color="#400000"><a href="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2012/02/Jenesuispas.jpg"><img title="Je ne suis pas" style="border-right: 0px; border-top: 0px; display: inline; margin: 5px 0px 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="320" alt="Je ne suis pas" src="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2012/02/Jenesuispas_thumb.jpg" width="240" align="left" border="0" /></a> <strong>Si vous êtes tenté par une psychanalyse, évitez de lire ce roman !</strong> Les séances auxquelles on assiste tout au long du roman m’ont paru tout à la fois laborieuses, répétitives et peu fructueuses, ce qui pourrait en décourager plus d’un.</font></p>
<p><font color="#400000">Pourtant, cette quadragénaire a bien besoin de parler à quelqu’un. <strong>Donya souffre de troubles de la personnalité</strong> et a fait des tentatives de suicide. En France depuis une poignée d’années, elle ne maîtrise pas encore parfaitement la langue du pays, bien qu’elle fasse de sérieux progrès en lisant le dictionnaire chaque soir. Elle vit dans une chambre de bonne du XVIe arrondissement de Paris, et garde les enfants d’une famille aisée. </font></p>
<p><font color="#400000"><font color="#400000">Si les entretiens de Donya avec son psychanalyste permettent d’apprendre des bribes de son passé, notamment la terrible influence d’un père tyrannique, <strong>le personnage de l’analyste m’a fortement déplu.</strong> Il se contente de soupirer et d’encaisser l’argent de sa cliente, même si celle-ci n’a pipé mot. Bien sûr, elle s’en plaint, mais elle finit toujours par retourner le voir… Une sorte d’addiction supplémentaire impossible à contrôler ! </font></font></p>
<p><font color="#400000"><strong>Fort heureusement, les visites chez le psy sont entrecoupées de chapitres relatant la jeunesse de l’héroïne.</strong> <strong>Donya est iranienne, et l’on suit son émancipation progressive alors qu’elle était étudiante à Bandar Abbas.</strong> Cette partie du récit est assez prenante, on découvre les conditions de vie des jeunes de ce pays au début des années 1990. La population estudiantine est prise entre la tradition religieuse, la pression familiale, et un désir de liberté inspiré de l’Occident. Jusqu’où une jeune fille est-elle prête à aller pour échapper à un destin trop prévisible ?</font></p>
<p><font color="#400000">Quelle ne fut pas ma déception lorsque je m’aperçus en achevant le roman qu’il ne s’agissait que du premier tome ! Ma curiosité concernant le passé de cette femme n’est pas aussi forte que mon découragement à l’idée d’affronter encore 500 pages de psychothérapie ! <strong>J’en resterai donc là avec ce personnage intéressant mais trop torturé à mon goût.</strong></font></p>
<blockquote><p><font color="#400000">Ed. Flammarion, août 2011, 532 p.</font></p>
</blockquote>
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		<title>Construire un feu, Jack London</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Dec 2011 20:58:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tamara</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérat. étrangère]]></category>

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		<description><![CDATA[ Construire un feu, l’un des “récits du Klondike” écrits par Jack London (1876-1916) au tournant du siècle fut, dit-on, le livre de chevet de Lénine. (note de l’éditeur)
Dans cette nouvelle, un homme, dont on ne connaîtra jamais le nom, suit une piste du Yukon, au nord ouest du Canada, à la frontière avec l’Alaska. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><a href="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2011/12/Construire_un_feu.jpg"><img style="display: inline; margin: 0px; border: 0px;" title="Construire_un_feu" src="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2011/12/Construire_un_feu_thumb.jpg" border="0" alt="Construire_un_feu" width="240" height="320" align="left" /></a> <span style="color: #6b6b6b;">Construire un</span></em><span style="color: #6b6b6b;"> <em>feu,</em> l’un des “récits du Klondike” écrits par Jack London (1876-1916) au tournant du siècle fut, dit-on, le livre de chevet de Lénine. (note de l’éditeur)</span></p>
<p><span style="color: #2e2e2e;">Dans cette nouvelle, <strong>un homme</strong>, dont on ne connaîtra jamais le nom, <strong>suit une piste du Yukon</strong>, au nord ouest du Canada, à la frontière avec l’Alaska. <strong>Il fait extrêmement froid.</strong> Lorsque l’homme crache, sa salive crépite et gèle avant même de toucher terre. Il pense qu’il fait entre &#8211; 50 et –60  °C. Il est loin du compte. En réalité, le thermomètre frôle les &#8211; 75°C. Le chien-loup, lui, ne s’y trompe pas. Il ne comprend pas que l’homme voyage seul, continue d’avancer et ne fasse pas de feu. C’est que ce dernier n’a qu’une journée de marche à effectuer avant de rejoindre les siens dans le prochain refuge. Il y sera un peu après la nuit tombée, si tout va bien. Mais voilà, tout ne va pas bien, et <strong>l’homme va devoir faire face aux incidents qui s’enchaînent avec intelligence, célérité et… sang-froid, s’il veut sauver sa peau.</strong></span></p>
<p><span style="color: #2e2e2e;">On rentre avec beaucoup de facilité dans ce récit extrêmement prenant, qui pique la curiosité au vif : cet intrépide (ou inconscient ?) trappeur s’en sortira-t-il ?</span></p>
<p><span style="color: #2e2e2e;"> <strong>La plume hyperréaliste et rythmée de Jack London entraîne notre imagination dans son univers blanc avec une redoutable efficacité : je ne vous donne pas dix minutes avant d’être saisis d’une irrépressible envie de thé brûlant !</strong> </span></p>
<blockquote><p>Ed. Actes Sud, coll. Un endroit où aller, déc. 1995, 39 p.</p></blockquote>
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		<title>Rencontre avec Jesse Kellerman</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Sep 2011 21:20:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tamara</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérat. étrangère]]></category>
		<category><![CDATA[Thrillers & polars]]></category>

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		<description><![CDATA[ Hier soir, je me suis allée à la rencontre du jeune auteur (il est plus jeune que moi, c’est dire) américain Jesse Kellerman, organisée par les Editions des Deux Terres. Son nom ne vous est pas inconnu ? Normal, en 2008, Les Visages ont révélé son talent en France. Du coup, un roman qu’il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font color="#000080"><a href="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2011/09/RomanJesseKellerman.jpg"><img title="Roman Jesse Kellerman" style="border-right: 0px; border-top: 0px; display: inline; margin: 5px 10px 5px 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="200" alt="Roman Jesse Kellerman" src="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2011/09/RomanJesseKellerman_thumb.jpg" width="260" align="left" border="0" /></a> Hier soir, je me suis allée à la rencontre du jeune auteur (il est plus jeune que moi, c’est dire) américain <strong>Jesse Kellerman</strong>, organisée par les Editions des Deux Terres. Son nom ne vous est pas inconnu ? Normal, en 2008, <em><u>Les Visages</u></em> ont révélé son talent en France. Du coup, un roman qu’il avait écrit quelques années avant et qui n’avait pas été traduit paraîtra en France le 5 octobre prochain. D’ici là, je tiendrai ma langue… </font></p>
<p><font color="#000080">Jesse Kellerman a répondu avec beaucoup de gentillesse et de fraîcheur aux questions que les bloggeuses présentes lui ont posées. La sympathique traductrice de <em><u>Jusqu’à la folie</u></em> (le fameux prochain roman de Jesse), Julie Sibony, était à ses côtés pour faciliter les échanges. </font></p>
<p><font color="#000080"><strong>Question : Ta manière d’écrire a-t-elle changé depuis ton premier roman ?</strong> </font></p>
<p><font color="#000080"><strong><font color="#800000">Jesse Kellerman :</font></strong> “Je n’écris certainement pas plus vite. C’est peut-être devenu plus difficile d’écrire, car je fais très attention à ne pas me répéter, alors je vais régulièrement vérifier dans mes anciens romans que je n’ai pas déjà employé telle ou telle phrase. Et comme je n’écris pas une série (policière), je dois réinventer un univers à partir de rien à chaque fois. <font color="#800000"><strong>Je suis peut-être plus confiant qu’à mes débuts, je prends plus de risques</strong>.</font> Et puis, entre temps, j’ai eu un enfant, cela a complètement changé ma perception de ce qui est important, sans compter que je me sens maintenant capable d’écrire du point de vue d’un parent. Avant, je savais seulement ce qu’étais être fils !”</font></p>
<p><strong><font color="#000080">Le personnage principal de ton premier livre (<em><u>Sunstroke</u></em> (2006), non traduit en français) était une femme, alors que dans tous les romans suivants, il s’agit d’un homme. Pourquoi ?</font></strong></p>
<p><font color="#000080"><strong><font color="#800000">J.K. :</font></strong> “J’essaie vraiment de choisir un personnage qui colle à l’histoire. Mais <strong><font color="#800000">j’avoue qu’il m’a été très difficile de penser comme une femme</font></strong> pendant toute la période d’écriture de mon premier livre, et il faudrait vraiment une excellente raison pour que je le refasse !” (rires)</font></p>
<p><font color="#000080"><strong>L’un de tes livres va-t-il être adapté au cinéma ?</strong></font></p>
<p><font color="#000080"><strong><font color="#800000">J.K. : </font></strong></font><font color="#000080">“J’ai été approché par des gens mais il n’y a rien de concret. J’ai grandi à Los Angeles, donc j’ai côtoyé l’univers du cinéma et je ne ressens vraiment aucun besoin que mes livres soient transformés en films. E puis je sais que tous ceux qui travaillent dans ce business mentent, jusqu’à preuve du contraire !” (rires)</font></p>
<p><strong><font color="#000080"><a href="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2011/09/JesseKellermanetsatraductriceJulieSibony.jpg"><img title="Jesse Kellerman et sa traductrice Julie Sibony" style="border-right: 0px; border-top: 0px; display: inline; margin: 5px 10px 0px 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="240" alt="Jesse Kellerman et sa traductrice Julie Sibony" src="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2011/09/JesseKellermanetsatraductriceJulieSibony_thumb.jpg" width="240" align="left" border="0" /></a> Que lis-tu ?</font></strong></p>
<p><font color="#000080"><strong><font color="#800000">J.K. :</font></strong></font><font color="#000080"> “Pour mes recherches, je lis de la “non-fiction”. Pour le plaisir, de la fiction en tous genres, du moment que c’est bien écrit, et que l’auteur apporte un traitement inattendu du genre qu’il a choisi, quelque chose de surprenant. <strong><font color="#800000">J’aime les livres qui ne rentrent pas dans des catégories, j’aime briser les genres</font></strong>. Mes parents écrivent des thrillers alors on m’a classé dans la même catégorie, par facilité, mais j’aimerais vraiment ne pas avoir d’étiquette. A chaque roman, je m’efforce de moderniser le genre auquel je m’essaie. J’ai écrit du théâtre à une époque : c’est comme écrire de la musique avec des mots. <u><em>Les Visages</em></u> a la structure d’un polar, mais le personnage principal n’est ni policier, ni détective, et il y a des éléments historiques dans le récit. Je n’aime pas les conventions. A mon avis, tout bon livre doit contenir du suspense, d’une façon ou d’une autre.      <br /><strong><font color="#800000">En fait, j’ai un panthéon d’écrivains que j’aime</font></strong> (plus que des titres en particulier) : <strong><font color="#800000">quand je découvre une voix que j’aime, c’est comme si je m’étais fait un nouvel ami, et alors je lis tout de cet auteur</font></strong>.” [Tiens, <a href="http://www.cuneipage.com/">Cuné</a>, il m’a fait penser à toi à ce moment là !]</font></p>
<p><strong><font color="#000080">Quel livre aurais-tu aimé écrire ?</font></strong></p>
<p><font color="#000080"><font color="#000080"><strong><font color="#800000">J.K. :</font></strong></font><font color="#000080"> “</font>C’est une bonne question ! Voyons voir… sans doute <em><u>Pale Fire</u></em>, de Nabokov. C’est un poème de 999 vers suivi de son commentaire. Génial ! Mais quand je reçois mes factures, j’aurais aimé écrire <em><u>Da Vinci Code</u></em> !”</font></p>
<p><strong><font color="#000080">Cela ne te fait pas bizarre de parler d’un livre [Jusqu’à la folie] que tu as écrit il y a des années ?</font></strong></p>
<p><font color="#000080"><font color="#000080"><strong><font color="#800000">J.K. :</font></strong></font><font color="#000080">&#160;</font> “Si, cela fait drôle, parce que je “purge” ma tête dès que j’ai fini d’écrire un livre. C’est comme une relation amoureuse qui s’est achevée, même si cela ne s’est pas mal fini, on est passé à autre chose. <strong><font color="#800000">En fait, on est toujours amoureux du livre qu’on est en train d’écrire</font></strong>.”</font></p>
<p><font color="#000080">Et sa femme, pas jalouse pour un sou, est sa première lectrice/correctrice… Elle m’a d’ailleurs dit que son mari adorait Emmanuel Carrère, dont il a lu les deux seuls romans traduits en anglais (<em><u>L’adversaire</u></em> et <em><u>La moustache</u></em>)… Comme quoi, les Anglo-Saxons peuvent aussi être frustrés de ne pas pouvoir lire en VO ! </font></p>
</p>
<blockquote><p><a href="http://www.facebook.com/pages/Jusqu%C3%A0-la-folie-Jesse-Kellerman/150393348383024">Page Facebook</a> des Ed. des deux terres dédiée au livre Jusqu’à la folie (parution le 5 octobre 2011)</p>
</blockquote>
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		<title>Le bon larron, Hannah Tinti</title>
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		<pubDate>Sat, 16 Jul 2011 10:03:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tamara</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérat. étrangère]]></category>

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		<description><![CDATA[ Au XIXème siècle, dans un orphelinat de Nouvelle-Angleterre, le jeune Ren rêve, comme tous ses petits condisciples, d&#8217;être l&#8217;élu du prochain couple qui viendra chercher un enfant à adopter. Il faut dire que la vie chez les frères catholiques n&#8217;est pas des plus joyeuses : entre les prières, le dortoir graisseux et puant, la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font color="#004040"><a href="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2011/07/lebonlarron.jpg"><img title="le bon larron" style="border-right: 0px; border-top: 0px; display: inline; margin: 5px 0px 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="320" alt="le bon larron" src="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2011/07/lebonlarron_thumb.jpg" width="240" align="left" border="0" /></a> <strong>Au XIXème siècle, dans un orphelinat de Nouvelle-Angleterre</strong>, le jeune <strong>Ren</strong> rêve, comme tous ses petits condisciples, d&#8217;être l&#8217;élu du prochain couple qui viendra chercher un enfant à adopter. Il faut dire que la vie chez les frères catholiques n&#8217;est pas des plus joyeuses : entre les prières, le dortoir graisseux et puant, la douche bi-mensuelle, la vie est loin d’être rose. Les frères n’ont pas suffisamment de ressources pour offrir nouveaux vêtements et chaussures aux enfants, qui se repassent les loques au fur et à mesure qu’ils grandissent. </font></p>
<p><font color="#004040"><strong>Ren sait qu’il a peu de chances d’être adopté : il a déjà onze ans, et surtout, il lui manque une main</strong>. Il a été abandonné ainsi à sa naissance et les frères n’ont jamais su comment il l’avait perdue. Pourtant, un jour, arrive “<em>un homme jeune, avec un beau visage aux traits rudes et des oreilles légèrement trop grandes pour sa tête</em>” et “<em>les yeux les plus bleus que Ren eût jamais vus</em>”. Quelle n’est pas la surprise de l’enfant quand l’étranger le serre dans ses bras ! Il se présente comme son frère, qui a passé les dix dernières années à traquer les indiens qui ont tués leurs parents. <strong>Benjamin Nab</strong>, tel est son nom. Et dès le soir même, il emmène Ren découvrir le monde au-delà du périmètre de l’orphelinat, <strong>un univers gris et inquiétant mais plein de promesses pour le jeune garçon</strong>. Son seul regret : il laisse derrière lui ses meilleurs amis, les jumeaux dont il s’est occupé depuis leur arrivée chez les frères catholiques. </font></p>
<p><font color="#004040">Evidemment, les aventures ne font que commencer pour Ren, qui découvre bien vite que son frère a une imagination sans limite et propose bientôt d’autres versions sur l’histoire de leur famille. Il a par ailleurs un métier un peu particulier, un pochetron pour meilleur ami, et le mot “morale” ne fait pas partie de son vocabulaire… <strong>Ren va rapidement devoir se mettre au diapason s’il veut survivre dans ce monde de brutes et de truands</strong>.</font></p>
<p><font color="#004040"><strong>Ce roman est un conte original dont le début n’est pas sans faire penser à Dickens</strong>, mais qui s’oriente vite vers un univers qui lui est propre. <strong>Des personnages extraordinaires</strong>, du nain de la cheminée au meilleur ami ressuscité, <strong>d’affreux individus</strong> qui font commerce des cadavres, <strong>des âmes généreuses au physique ingrat</strong>, tous se côtoient au travers d’une farandole de rencontres et de hasards. </font></p>
<p><font color="#004040"><strong>Les mots imagés d’Hannah Tinti et son style très agréable ont parfaitement réussi à me faire entrer dans son imagination,</strong> au cœur de l’Amérique en pleine industrialisation, <strong>pour partager des moments forts avec son touchant petit héros manchot</strong>. Une belle performance, pour un premier roman !</font></p>
<p><font color="#004040"><strong>Les avis de</strong> : <a href="http://www.cuneipage.com/archive/2009/11/20/le-bon-larron-hannah-tinti.html">Cuné</a> (merci pour cette découverte !) et </font><a href="http://www.amandameyre.com/archive/2009/12/20/le-bon-larron-hanah-tinti.html"><font color="#004040">Amanda</font></a>, <font color="#004000">toutes deux emballées.</font></p>
<blockquote><p><font color="#004040">Ed. Gallimard, oct. 2009, 373 p.</font></p>
</blockquote>
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		<title>Doppler, Erlend Loe</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Jul 2011 14:25:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tamara</dc:creator>
				<category><![CDATA[Drôle & Décalé]]></category>
		<category><![CDATA[Littérat. étrangère]]></category>

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		<description><![CDATA[ Erlend Loe est passé chez moi pour la première fois en mars dernier. Son originalité et son humour m’avaient enthousiasmée, et je m’étais empressée de lui rendre visite à mon tour au Salon du Livre de Paris. Là, j’avais fait l’acquisition de Doppler. Et sous vos yeux ébahis, qui n’en reviennent toujours pas que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2011/07/doppler.jpg"><font color="#ac5f53"><img title="doppler" style="border-right: 0px; border-top: 0px; display: inline; margin: 5px 0px 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="320" alt="doppler" src="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2011/07/doppler_thumb.jpg" width="240" align="left" border="0" /></font></a><font color="#ac5f53"> Erlend Loe est passé chez moi pour la première fois en mars dernier. Son originalité et son humour m’avaient enthousiasmée, et je m’étais empressée de lui rendre visite à mon tour au Salon du Livre de Paris. Là, j’avais fait l’acquisition de <em><u>Doppler</u></em>. Et sous vos yeux ébahis, qui n’en reviennent toujours pas que j’aie laissé ce roman mûrir moins de 4 mois dans ma PAL (on ne peut même pas le qualifier “d’entre-deux”, à ce stade), je vous présente donc l’incroyable Doppler. Ce type est quand même dingue. <strong>A la suite d’une chute de vélo, il réalise qu’il n’a que faire de la société consumériste et vénale dans laquelle il vit</strong>. Il quitte derechef maison, femme et enfant, et <strong>s’en va vivre dans la forêt</strong> d’à-côté (en Norvège, les forêts jouxtent les maisons, c’est fou, non ?). Il faut dire que la mort de son père lui avait fichu un coup. Non qu’il le connaissait particulièrement… La preuve, il a découvert post-mortem que son père avait photographié, durant les dernières années de sa vie, tous les waters dans lesquels il avait déposé son urine sacrée. Comme quoi, on ne connaît jamais véritablement les gens… </font></p>
<p><font color="#ac5f53">Au bout de quelques temps passé dans la forêt, Doppler est devenu bien maigre. Il se résout à tuer un élan pour se sustenter. Las, il s’agissait d’une femelle, et son petit orphelin a décidé que Doppler serait sa nouvelle maman.<strong> Après avoir tenté en vain de se débarrasser de l’animal, puis, pris de pitié et de culpabilité, Doppler adopte le petit boulet, qu’il baptise Bongo</strong>. Ils vont vivre ensemble moult aventures sylvestres, et ils auront ensemble de très sérieuses discussions sur l’espèce humaine, l’imbécilité de rester “appliqué” toute sa vie, et la vacuité de la possession matérielle.</font></p>
<p><font color="#ac5f53">D’autres personnages vont entrer, plus ou moins contre la volonté de Doppler, dans ce monde déjanté, pour notre plus grand régal : <strong>un cambrioleur équitable, un maquettiste cinglé, et un “mec de droite”</strong> dont la vie va être complètement bouleversée après sa rencontre avec notre héros. </font></p>
<p><font color="#ac5f53"><strong>Outre l’originalité du récit, le style très frais et l’humour</strong> d’Erlend Loe m’ont remplie de joie. Doppler est, au final, <strong>une histoire un peu surréaliste qui a pour fond la paternité et le sens de notre présence sur terre. </strong></font></p>
<p><font color="#ac5f53"><strong>Fort distrayant !</strong></font></p>
<blockquote><p><font color="#ac5f53">Ed. Gaïa, mars 2006, 203 p. (et en poche chez 10&#215;18)</font></p>
</blockquote>
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		<title>Les imperfectionnistes, Tom Rachman</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Jun 2011 04:39:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tamara</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérat. étrangère]]></category>

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		<description><![CDATA[ Han ! Je n’aurais pas dû lire la quatrième de couverture. Non qu’elle révèle tout le contenu du roman ou qu’elle soit trop vague pour qu’on en pense quoi que ce soit… Au contraire, cette quatrième est excellente (j’en félicite l’auteur au passage). Et je viens de la lire, après avoir fini le roman. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2011/06/Lesimperfectionnistes.jpg"><font color="#8080c0"><img title="Les imperfectionnistes" style="border-right: 0px; border-top: 0px; display: inline; margin: 5px 0px 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="320" alt="Les imperfectionnistes" src="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2011/06/Lesimperfectionnistes_thumb.jpg" width="240" align="left" border="0" /></font></a><font color="#8080c0"> Han ! Je n’aurais pas dû lire la quatrième de couverture. Non qu’elle révèle tout le contenu du roman ou qu’elle soit trop vague pour qu’on en pense quoi que ce soit… Au contraire, cette quatrième est excellente (j’en félicite l’auteur au passage). Et je viens de la lire, après avoir fini le roman. </font></p>
<p><font color="#8080c0">Et là, je ne sais plus quoi dire sans plagier ou avoir l’air “plate”, comme diraient Ceux-qui-habitaient-de-l’autre-côté-de-l’Atlantique-mais-au-Nord. </font></p>
<p><font color="#8080c0">Alors je vous propose une option, selon votre profil : </font></p>
<p><font color="#8080c0"><strong>1 /&#160; “Une 4ème de couv bien faite ? Miam, voyons voir ce que ça donne !”</strong> (vous avez une majorité de <img alt="Red heart" src="http://messenger.msn.com/MMM2006-04-19_17.00/Resource/emoticons/heart.gif" /> : vous êtes un lecteur confiant et enthousiaste) :</font></p>
<p><font color="#8080c0">“<font color="#800080">Ils sont pathétiques, ils sont incompétents, ils sont harcelés par le destin – bref, ils sont irrésistibles. Ces éternels abonnés à l’infortune ont tous en commun de graviter autour d’un anonyme et farfelu journal international basé à Rome.       <br />Sous la houlette du très incapable directeur de la publication Oliver Ott, petit-fils de l’énigmatique fondateur du quotidien, il y a entre autres Lloyd Burko, vieux correspondant à Paris, au bout du rouleau et prêt à tout pour vendre un article ; Arthur Gopal, le préposé aux nécrologies et aux mots croisés, frappé par une tragédie familiale qui va donner un ironique coup d’accélérateur à sa carrière ; Winston Cheung, pigiste débutant au Caire, vampirisé par un reporter sans foi ni loi ; Ruby Zaga, la vieille fille persuadée (à raison) d’être la paria de la rédaction ; ou encore Ornella de Monterrecchi, lectrice un peu trop scrupuleuse à qui sa fidélité exhaustive a coûté vingt ans de retard sur l’actualité…        <br />Roman choral magistralement orchestré, <i>Les Imperfectionnistes</i> raconte, en onze histoires croisées, les mésaventures hilarantes de ces « chiens écrasés » de l’existence, dressant au passage, avec une acuité redoutable, la fresque d’un demi-siècle dans les coulisses de l’univers médiatique, de son âge d’or à son crépuscule</font>.”</font></p>
<p><font color="#8080c0"><strong>2 / “Non mais elle se fiche de nous, là ? Si elle croit que je vais me taper une 4ème de couv alors que je déteste les lire… Et puis, elle pourrait un peu se fouler, cette Tamara… C’est pas comme si elle nous pondait un article quotidien !”</strong> (vous avez une majorité de <img alt="Vampire Bat" src="http://messenger.msn.com/MMM2006-04-19_17.00/Resource/emoticons/bat.gif" />, vous êtes un lecteur exigeant et [râleur] perspicace (et je vous aime quand même)) :</font></p>
<p><font color="#8080c0"><em><u>Les Imperfectionnistes</u></em> est une <strong>fresque de la presse écrite dépeinte au travers d’un quotidien italien</strong> tourné vers l’international. <strong>Admirablement construit, le roman alterne les débuts du journal, dans les années 1950, à son déclin, cinquante ans plus tard.</strong> Trois générations ont suffi pour lancer un titre &#8211; qui a tiré à 25.000 exemplaires les années fastes – et pour le détruire à petit feu. A travers les portraits de onze protagonistes, directeur de la publication, rédacteur en chef, journaliste, secrétaire de rédaction, pigiste, lectrice même…), c’est toute une époque qui est mise en scène. Pas de happy end, donc, mais des gens véritables, avec les imperfections de chacun et les mesquineries dont ils sont capables, les rancœurs, les regrets, mais aussi les moments de fierté et de réussite. </font></p>
<p><font color="#8080c0"><strong>Cela pourrait être déprimant, c’est touchant, voire drôle. De sa plume magique, l’Américain Tom Rachman a doté ses personnages de la dose parfaite d’humanité</strong>, qui les fait vivre dans le cœur du lecteur comme s’ils avaient existé. Si en plus, comme moi, le monde de la presse vous attire ou vous intrigue, inutile d’hésiter davantage !</font></p>
<p><font color="#8080c0"><strong>Les avis de</strong> : <a href="http://www.amandameyre.com/archive/2011/03/18/les-imperfectionnistes-tom-rachman.html">Amanda</a>, <a href="http://www.cuneipage.com/archive/2011/02/12/les-imperferfectionnistes-tom-rachman.html">Cuné</a>&#160; (je ne sais plus qui remercier pour le prêt, alors je fais un remerciement collectif qui comprend <a href="http://happyfew.hautetfort.com/">Fashion</a> et <a href="http://5emedecouverture.wordpress.com/">Caro[line]</a> dont je n’ai pas trouvé de billet bien qu’elles ont lu ce roman : thanx, girls ! <img alt="Open-mouthed" src="http://messenger.msn.com/MMM2006-04-19_17.00/Resource/emoticons/teeth_smile.gif" /> )</font></p>
<blockquote><p><font color="#8080c0">Ed. Grasset, fév. 2011, 400 p.</font></p>
</blockquote>
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		<title>Retour &#224; Brixton Beach, Roma Tearne</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Jun 2011 04:32:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tamara</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérat. étrangère]]></category>

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		<description><![CDATA[ Ceci est probablement le premier roman sri lankais que je lis. A l’époque où commence l’histoire, au début des années 70, l’île, située à une trentaine de kilomètres du sud de l’Inde, s’appelle encore Ceylan et elle demeure fortement imprégnée de culture anglaise, même si elle a obtenu son indépendance en 1948. Deux communautés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2011/06/RetourBrixtonBeach.jpg"><font color="#750075"><img title="Retour à Brixton Beach" style="border-right: 0px; border-top: 0px; display: inline; margin: 5px 0px 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="320" alt="Retour à Brixton Beach" src="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2011/06/RetourBrixtonBeach_thumb.jpg" width="240" align="left" border="0" /></font></a><font color="#750075"> Ceci est probablement le premier roman sri lankais que je lis. A l’époque où commence l’histoire, <strong>au début des années 70, l’île</strong>, située à une trentaine de kilomètres du sud de l’Inde, <strong>s’appelle encore Ceylan</strong> et elle demeure fortement imprégnée de culture anglaise, même si elle a obtenu son indépendance en 1948. Deux communautés se disputent le territoire : les Cinghalais, largement majoritaires, et les Tamouls. <strong>Alice, neuf ans, est issue de ces deux cultures : sa mère, Sita, est cingalaise, alors que son père, Stanley, est tamoul.</strong> </font></p>
<p><font color="#750075">L’enfance d’Alice est plutôt heureuse. Curieuse et intelligente, la fillette aime particulièrement se rendre chez ses grands-parents maternels, qui habitent dans une petite ville côtière du sud de l’île, et où son <strong>Papi Bee</strong> a son atelier d’artiste. Là, elle joue parfois avec son ami <strong>Janake</strong>, un petit garçon orphelin de père, qui vit dans une cabane de pêcheur avec sa mère. Le seul point noir à l’horizon d’Alice : sa mère attend un deuxième enfant, c’est bientôt la fin de son règne d’enfant unique. <strong>Mais un dramatique accident va bouleverser l’équilibre de cette famille, et parallèlement, les incidents ethniques se multiplient dans l’ïle</strong>. Les Tamouls sont persécutés et s’organisent autour des Tigres, qui ripostent aux attaques du gouvernement cinghalais. C’est le début d’une longue et sanglante guerre civile. <strong>Stanley décide d’émigrer en Angleterre</strong> : il partira seul en bateau et rejoindra son frère à Londres. Lorsqu’il aura trouvé appartement et emploi, Sita et Alice le rejoindront. </font></p>
<p><font color="#750075"><strong>Ce roman raconte ainsi la fin de l’enfance de cette petite fille sri lankaise, qui fut arrachée à son île paradisiaque à l’âge de neuf ans pour aller vivre très loin, sur une autre île, grise et froide</strong>. Bien que parlant parfaitement anglais, elle aura du mal à s’intégrer. C’est seulement au bout de quelques années qu’un professeur d’arts plastiques remarquera son talent, certainement hérité de son grand-père Bee. <strong>Loin d’être un long fleuve tranquille, ce destin de femme exilée est chargé de malheurs et de souffrances</strong>. <font color="#0000a0">“<em>Toute ma vie est construite sur mes souvenirs</em>”</font> dit-elle fort justement (p. 468). Et toujours, son ami Janake l’attendra, face à la mer, là où dans les rochers, la petite fille de neuf ans avait gravé son nom, en promettant de revenir un jour. </font></p>
<p><font color="#750075"><strong>Particulièrement émouvant</strong>, <em><u>Retour à Brixton Beach</u></em> <strong>est un livre d’évasion</strong>. <font color="#0080c0">“<em>La maison était petite – deux pièces et une salle de bain – mais le jardin luxuriant, planté de frangipaniers et de lys tigrés. Un paradis traversé par le vol rapide des martins-pêcheurs d’un bleu éclatant sur les plans d’eau, où l’air limpide avait des senteurs de lilas.”</em></font> (p. 202). On imagine cette île exotique, on découvre la joie d’un mariage traditionnel, l’importance des liens familiaux, leur dislocation après de tragiques accidents puis l’éloignement physique. </font></p>
<p><font color="#750075"><strong>Grâce à la plume vive, très imagée et le sens du détail de Roma Tearne</strong>, on apprend énormément de l’histoire de Sri Lanka, du traumatisme de sa population déchirée par une guerre civile. L’auteure s’est aussi attachée à créer <strong>un portrait psychologique très fort pour le personnage d’Alice</strong> (elle s’est d’ailleurs inspirée de sa propre histoire, étant elle-même une artiste sri lankaise ayant quitté son île lorsqu’elle était enfant). Longtemps, j’ai espéré que les souffrances de la petite fille prennent fin, mais à vrai dire, son destin n’a pas été tendre. <strong>Heureusement, quelques belles rencontres permettent d’insuffler de précieux moments de grâce dans ce chemin parsemé d’épreuves.</strong> </font></p>
<p><font color="#750075">Un beau roman, qui permet de s’ouvrir à une culture méconnue, et dont je recommande la lecture sans hésiter.</font></p>
<blockquote><p><font color="#750075">Ed. Albin Michel, juin 2011, 506 p.</font></p>
</blockquote>
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		<title>La solitude des nombres premiers, Paolo Giordano</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Apr 2011 04:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tamara</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérat. étrangère]]></category>

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		<description><![CDATA[ Lorsqu’elle était petite, son père obligeait Alice à prendre des leçons de ski. Elle détestait ça. Un jour, elle s’est carrément fait dessus et, voulant cacher cet accident honteux, s’est perdue et sérieusement blessée à la jambe. On l’a retrouvée enfouie dans la neige, en vie, mais elle boitera toute sa vie.&#160; 
Mattia, lui, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2011/04/Lasolitudedesnombrespremiers.jpg"><font color="#000000"><img title="La solitude des nombres premiers" style="border-right: 0px; border-top: 0px; display: inline; margin: 5px 0px 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="320" alt="La solitude des nombres premiers" src="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2011/04/Lasolitudedesnombrespremiers_thumb.jpg" width="240" align="left" border="0" /></font></a><font color="#000000"> Lorsqu’elle était petite, son père obligeait <strong>Alice</strong> à prendre des leçons de ski. Elle détestait ça. Un jour, elle s’est carrément fait dessus et, voulant cacher cet accident honteux, s’est perdue et sérieusement blessée à la jambe. On l’a retrouvée enfouie dans la neige, en vie, mais elle boitera toute sa vie.&#160; </font></p>
<p><font color="#000000"><strong>Mattia</strong>, lui, avait une sœur jumelle, Michela. Elle était un peu attardée, et les enfants se moquaient d’elle. Alors, pour une fois qu’un copain invitait Mattia à son anniversaire, il n’a pas voulu y emmener sa sœur, comme sa mère le lui avait demandé, et il la laissa dans un parc, pensant venir la récupérer une ou deux heures plus tard. Mais Michela demeura introuvable et Mattia grandit seul.</font></p>
<p><font color="#000000"><strong>Les destins d’Alice et de Mattia se croisent lorsque ce dernier, élève surdoué, rejoint le lycée d’Alice</strong>. Ces deux solitaires parviennent à s’apprivoiser. Tous deux gardent des séquelles de leur enfance : Alice boîte mais elle est surtout anorexique, Mattia, lui, se punit depuis des années en se scarifiant les mains. Ensemble, ils affronteront l’adolescence et ses questionnements existentiels. </font></p>
<p><font color="#000000"><em><u>La solitude des nombres premiers</u></em> <strong>met en scène ces deux âmes traumatisées</strong>, qui ont vécu leur jeunesse entourée d’un fort sentiment de culpabilité : des parents d’Alice à son égard, et de Mattia vis-à-vis de ses parents. Leur amitié les aidera-t-elle à passer à autre chose ? Sont-ils fait l’un pour l’autre ? Comment vivre avec les blessures indélébiles du passé ? Ce sont quelques uns des thèmes abordés dans ce roman qui se déroule sur plus de vingt ans. <strong>Une lecture qui aurait pu me plaire davantage si j’avais réussi à m’attacher à ces deux jeunes gens</strong>, mais je crains d’avoir manqué d’empathie. Il faut dire que l’auteur instaure <strong>une certaine distance avec le lecteur</strong> en ne le laissant pas pénétrer dans les pensées de ses personnages. Malgré tout, ce premier roman, qui a révélé Paolo Giordano en Italie, parvient à nous faire ressentir les affres de l’adolescence et ne tombe pas dans la facilité d’une romance à deux sous.</font></p>
<p><font color="#000000"><strong>Les avis de</strong> : <a href="http://legoutdeslivres.canalblog.com/archives/2009/03/06/12839341.html">Aifelle</a>, <a href="http://www.cathulu.com/archive/2009/04/02/il-a-quinze-ans-dit-pietro-c-est-un-age-cruel.html">Cathulu</a>, <a href="http://www.cuneipage.com/archive/2009/03/16/la-solitude-des-nombres-premiers-paolo-giordano1.html">Cuné</a>, <a href="http://lireouimaisquoi.over-blog.com/article-28614876.html">Yueyin</a>.</font></p>
<blockquote><p><font color="#000000">Ed. Seuil, mars 2009, 328 p. </font></p>
</blockquote>
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		<title>Les vaches rouges ou un dernier amour, Dorothea Razumovsky</title>
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		<pubDate>Sun, 10 Apr 2011 10:01:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tamara</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérat. étrangère]]></category>

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		<description><![CDATA[ Il y a quelques années, elle a épousé le professeur dont elle avait longtemps été la secrétaire. Celui-ci avait une petite fille d’un premier mariage, dont elle n’a jamais réellement réussi à se faire accepter. Quand le Professeur est mort, léguant sa maison à sa fille, celle-ci, devenue adulte, relègue la veuve presque octogénaire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2011/04/lesvachesrouges.jpg"><font color="#373737"><img title="les vaches rouges" style="border-right: 0px; border-top: 0px; display: inline; margin: 5px 0px 0px; border-left: 0px; border-bottom: 0px" height="320" alt="les vaches rouges" src="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2011/04/lesvachesrouges_thumb.jpg" width="240" align="left" border="0" /></font></a><font color="#373737"> Il y a quelques années, elle a épousé le professeur dont elle avait longtemps été la secrétaire. Celui-ci avait une petite fille d’un premier mariage, dont elle n’a jamais réellement réussi à se faire accepter. Quand le Professeur est mort, léguant sa maison à sa fille, celle-ci, devenue adulte, <strong>relègue la veuve presque octogénaire dans un recoin</strong>, et essaie de la faire passer pour sénile. <strong>Mais la femme du Professeur décide de fuir avec sa petite chienne Cora et de s’installer dans une maison de retraite</strong>, où elle dispose d’un petit appartement à elle et d’une relative indépendance. </font></p>
<p><font color="#373737">Grâce à un ordinateur portable “emprunté” et à quelques cours d’informatique, <strong>elle se lance dans la rédaction de son journal intime</strong>. Elle dépeint sa vie quotidienne, les aide-soignantes intrusives, ses voisins aux pathologies aussi variées qu’inintéressantes, et le petit vieux toujours coquet, qui l’observe durant ses promenades, sans jamais oser l’aborder… Rien de bien folichon là-dedans. Jusqu’à ce qu’elle fasse la connaissance d’un <strong>adolescent d’origine russe, Vova</strong> (nous sommes en Allemagne). Celui-ci&#160; se charge désormais des promenades de la chienne Cora, et <strong>Madame le Professeur se prend d’affection pour lui, cherchant à en savoir plus sur son passé trouble</strong>. Une curiosité qui la mènera à bouleverser ses plans de retraite…</font></p>
<p><font color="#373737">Ce journal dévoile les pensées intimes d’une <strong>vieille dame intelligente qui lutte tant bien que mal</strong> contre la vieillesse, mais avant tout, <strong>contre la solitude</strong>, pathologie affectant bon nombre de retraités âgés. C’est assez touchant, garanti sans larmoiement, et plusieurs scènes sont même plutôt drôles. Il faut dire que notre vieille dame a plus d’un tour dans son sac, se faisant parfois passer pour idiote ou sourde pour mieux parvenir à ses fins… <strong>Un premier roman agréable mais qui ne restera sans doute pas gravé dans ma mémoire</strong>.</font></p>
<p><font color="#373737"><strong>L’avis de</strong> : <a href="http://www.cathulu.com/archive/2011/03/31/les-vaches-rouges-ou-un-dernier-amour.html#more">Cathulu</a></font><font color="#373737"></font><font color="#373737"> (qui en tire la même conclusion !)</font></p>
<blockquote><p><font color="#373737">Ed. Buchet Chastel, mars 2011, 180 p.</font></p>
</blockquote>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Louisa et Clem, Julia Glass</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Apr 2011 04:48:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Tamara</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérat. étrangère]]></category>

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		<description><![CDATA[ Il y a des livres qu’on lit d’une traite, tout en espérant que la fin n’arrive pas trop vite… Et il y en a d’autres dont la lecture est plus laborieuse, soit parce que le style de l’auteur ou le sujet demandent de la concentration, soit parce que l’on n’accroche pas trop à l’histoire. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #b93d00;"><a href="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2011/04/LouisaetClem.jpg"><img style="display: inline; margin: 5px 0px 0px; border: 0px;" title="Louisa et Clem" src="http://www.tamaculture.com/wp-content/uploads/2011/04/LouisaetClem_thumb.jpg" border="0" alt="Louisa et Clem" width="240" height="320" align="left" /></a> Il y a des livres qu’on lit d’une traite, tout en espérant que la fin n’arrive pas trop vite… Et il y en a d’autres dont la lecture est plus laborieuse, soit parce que le style de l’auteur ou le sujet demandent de la concentration, soit parce que l’on n’accroche pas trop à l’histoire. <em><span style="text-decoration: underline;">Louisa et Clem</span></em> fait partie de la seconde catégorie : je l’ai traîné sur plus d’une semaine. Mais je ne sais pas vraiment comment l’expliquer : le style de l’auteur n’est pas alambiqué, le récit est souvent au présent, ce qui facilite plutôt la lecture… </span></p>
<p><span style="color: #b93d00;">Reste le sujet de <strong>la relation entre deux sœurs, qui est décortiquée sur la période allant de 1980 à 2005</strong>. Le récit alterne le point de vue de chacune d’elles, ce qui permet au lecteur de se faire une opinion plus édulcorée que l’avis tranché de l’une ou l’autre. <strong>Louisa</strong> est l’aînée. Jolie blonde gracile, elle a la fibre artistique : elle commence par faire de la poterie en Californie pour finir critique d’art dans un magazine spécialisé à New York. <strong>Clem</strong>, sa cadette de quatre ans, est une grande brune, à l’allure plus sportive, mais qui attire tout autant les prétendants que sa sœur parce qu’elle a ce charme et cette attitude qui la rendent belle sans qu’elle ne s’en rende compte. Elle a choisi un métier qui lui permet de vivre au grand air : elle est biologiste, et étudie tantôt les baleines en Alaska, tantôt les ours dans le Wyoming. </span></p>
<p><span style="color: #b93d00;"><strong>Elles sont très différentes, ne s’entendent pas très bien</strong>, communiquent à grand peine, se jalousent, s’insultent parfois, <strong>mais pourtant, elles sont toujours là l’une pour l’autre dans les épreuves que vont leur réserver leur destin</strong>. En fait, on ne découvre que des tranches de leur vie, les années charnières, ce qui fait qu’on met du temps à assembler toutes les informations que l’on récolte, petit à petit, d’abord par Louisa, puis par Clem. C’est sans doute ce découpage et cette quête d’information un peu laborieuse qui ont freiné ma lecture… mais ce n’est probablement pas une mauvaise chose, j’ai trop l’habitude qu’on me mâche le travail ! </span></p>
<p><span style="color: #b93d00;">Malgré cette impression de lenteur, je suis contente d’avoir été jusqu’au bout de ce roman, parce qu’il m’en reste quelque chose après avoir refermé le livre : certains passages sont assez marquants, et l’auteur analyse avec beaucoup de psychologie les relations familiales.</span></p>
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<div class="Bcouv"  style="float:left;clear:left;width:65px;" > <a href="http://www.babelio.com/livres/Glass-Louisa-et-Clem/241028" ><img src="http://www.babelio.com/couv/14414_1127895.jpeg" title="Louisa et Clem par Julia Glass" alt="Louisa et Clem par Julia Glass"  style="border: 1px solid #ccc ;border-width:1px; padding: 3px; background-color: #fff;width:50px;"  ></a></div>
<div class="Boeuvre"  style="margin: 0px 3px 5px 5px;font-size: 12px;font-family:arial,sans-serif; font-weight : bold;" ><a href="http://www.babelio.com/livres/Glass-Louisa-et-Clem/241028" style="text-decoration:none;">Louisa et Clem</a></div>
<div class="Bauteur"  style="margin: 0px 3px 5px 5px;font-size: 11px;color: gray; " ><a href="http://www.babelio.com/auteur/Julia-Glass/25867" style="text-decoration:none;">Julia Glass</a></div>
<div class="Bspacer"  style="clear:both;" ></div>
</div>
<div class="Bfooter"  style="text-align: center;font-size:0.8em; padding: 5px; margin: 0px; clear: both;" >Critiques et infos sur <a href="http://www.babelio.com">Babelio.com</a></div>
</div>
<p> <span style="color: #b93d00;"><strong>Les avis de</strong> : <a href="http://www.cathulu.com/archive/2011/03/21/louisa-et-clem.html">Cathulu</a>, <a href="http://leiloona.canalblog.com/archives/2011/04/01/20781098.html">Leiloona</a>, <a href="http://leslecturesdecachou.over-blog.com/article-louisa-et-clem-julia-glass-70701718.html">Cachou</a>, <a href="http://lectureamoi.blogspot.com/2011/03/louisa-et-clem-de-julia-grass.html">Cécile</a>, <a href="http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-louisa-et-clem-70088039.html">Keisha</a>, <a href="http://saxaoul.canalblog.com/archives/2011/03/28/20742572.html">Saxaoul</a>…</span></p>
<p><span style="color: #b93d00;">Lu pour une opération Masse critique organisée par <strong>Babelio</strong> (merci !).</span></p>
<blockquote><p><span style="color: #b93d00;">Ed. des Deux Terres, mars 2011, 427 p.</span></p></blockquote>
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