Tous les soleils, Philippe Claudel
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Comme tout le monde l’aura remarqué, le Printemps nouveau est arrivé… et avec lui, le nouveau Claudel, sous sa casquette de scénariste-dialoguiste-réalisateur.
Dans Tous les soleils, on trouve dans le désordre : deux frères italiens (avec l’accent, s’il vous plaît) , de la musique (baroque, la musique), un appartement strasbourgeois (désordonné, l’appart), des livres (en tous genres, les livres ! Il se pourrait bien qu’un “Passion intense” se soit glissé dans le scénario…), des amours naissantes (adolescentes, mais pas seulement), du vin (si vous n’aimez pas ça, merci d’aller voir ailleurs si on y est), des lumières douces… et du soleil, bien sûr.
Tout ça fleure bon le printemps, un vent léger souffle sur notre visage lorsqu’Alessandro, le papa, dévale les rues de Strasbourg sur son Solex pour rejoindre la fac où il enseigne l’histoire de la musique baroque. On sent la bonne odeur de la cuisine italienne de Luigi, son frère, qui squatte chez lui depuis que Berlusconi a été élu en Italie, et qui refuse de parler italien tant qu’il n’aura pas quitté le pouvoir. Dans cet univers masculin, Irina, la fille d’Alessandro, étouffe un peu… Il faut dire qu’à quinze ans, il est temps qu’elle s’émancipe un peu de ce papa gâteau qui la surprotège depuis la disparition de sa mère, alors qu’elle n’avait que quelques mois.
Et puis, on se cultive à travers la littérature, les chants, la peinture, la musique…
Si le scénario aborde des sujets graves tels que l’absence, le deuil, la fin de vie, Tous les soleils n’en est pas moins une comédie familiale tantôt légère, très souvent drôle, aux dialogues percutants, saupoudrée d’un brin de folie et de moments de grâce… dont on ressort plein d’émotion (comme pour son premier film… à se demander si le second prénom de Philippe Claudel ne serait pas Kleenex (oups, pardon “mouchoir en papier”) !).
Les deux acteurs italiens, très connus dans la Botte, sont formidables (Stefano Accorsi joue Alessandro ; Neri Marcoré joue Luigi), la jeune Lisa Cipriani (Irina) est parfaitement crédible dans son rôle d’adolescente, et c’est avec plaisir que l’on retrouve les comédiennes Clotilde Courau et Anouk Aimée, rares sur les écrans ces derniers temps. Et j’attribue une mention spéciale à la factrice, qui m’a beaucoup plu !
Un film à voir, si, si, ça vous fera du bien… et d’ailleurs, ça tombe extrêmement bien, je vous propose un petit :
JEU CONCOURS en partenariat avec UGC et Ogilvy PR
Pour gagner une invitation pour deux personnes pour Tous les soleils (qui sortira le 30 mars), valable dans tous les cinémas de la métropole, répondez à la question suivante en m’envoyant un email à natamara.007[ at ]gmail.com avant le vendredi 25 mars 2011 à 20h :
“Quel est le titre du précédent long métrage de Philippe Claudel ?” (pour vous aider, la réponse s’est glissée subrepticement sous la forme d’un lien caché dans ce billet).
Les cinq gagnants seront tirés au sort par une main innocente et les résultats proclamés samedi 26 mars dans ce salon.
Merci de votre participation et que les plus chanceux gagnent ! ![]()
Ah, et sinon, Philippe Claudel, qui était présent à la fin de la projection de l’avant-première, est toujours aussi… captivant ? chou ? généreux ? charmant ? merveilleux ? euh oui, bon, enfin, un peut tout ça, quoi ! En tant que réalisateur, il veut découvrir chaque “grammaire cinématographique”, et donc, après le drame et la comédie, son troisième film sera encore d’un autre genre (je croise les doigts pour qu’il fasse un polar… miam)… J’ai hâte !
Special thanks : à Samantha, pour cette chouette rencontre !
Tous les soleils, réalisé par Philippe Claudel, sortie le 30 mars 2011, durée : 1h30.
