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Tous les soleils, Philippe Claudel

24 mars 2011

Tous les soleils Comme tout le monde l’aura remarqué, le Printemps nouveau est arrivé… et avec lui, le nouveau Claudel,  sous sa casquette de scénariste-dialoguiste-réalisateur.

Dans Tous les soleils, on trouve dans le désordre : deux frères italiens (avec l’accent, s’il vous plaît) , de la musique (baroque, la musique), un appartement strasbourgeois (désordonné, l’appart), des livres (en tous genres, les livres ! Il se pourrait bien qu’un “Passion intense” se soit glissé dans le scénario…), des amours naissantes (adolescentes, mais pas seulement), du vin (si vous n’aimez pas ça, merci d’aller voir ailleurs si on y est), des lumières douces… et du soleil, bien sûr.

Tout ça fleure bon le printemps, un vent léger souffle sur notre visage lorsqu’Alessandro, le papa, dévale les rues de Strasbourg sur son Solex pour rejoindre la fac où il enseigne l’histoire de la musique baroque. On sent la bonne odeur de la cuisine italienne de Luigi, son frère, qui squatte chez lui depuis que Berlusconi a été élu en Italie, et qui refuse de parler italien tant qu’il n’aura pas quitté le pouvoir. Dans cet univers masculin, Irina, la fille d’Alessandro, étouffe un peu… Il faut dire qu’à quinze ans, il est temps qu’elle s’émancipe un peu de ce papa gâteau qui la surprotège depuis la disparition de sa mère, alors qu’elle n’avait que quelques mois.

Et puis, on se cultive à travers la littérature, les chants, la peinture, la musique…

Si le scénario aborde des sujets graves tels que l’absence, le deuil, la fin de vie, Tous les soleils n’en est pas moins une comédie familiale tantôt légère, très souvent drôle, aux dialogues percutants, saupoudrée d’un brin de folie et de moments de grâce… dont on ressort plein d’émotion (comme pour son premier film… à se demander si le second prénom de Philippe Claudel ne serait pas Kleenex (oups, pardon “mouchoir en papier”) !).

Les deux acteurs italiens, très connus dans la Botte, sont formidables (Stefano Accorsi joue Alessandro ; Neri Marcoré joue Luigi), la jeune Lisa Cipriani (Irina) est parfaitement crédible dans son rôle d’adolescente, et c’est avec plaisir que l’on retrouve les comédiennes Clotilde Courau et Anouk Aimée, rares sur les écrans ces derniers temps. Et j’attribue une mention spéciale à la factrice, qui m’a beaucoup plu !

Un film à voir, si, si, ça vous fera du bien… et d’ailleurs, ça tombe extrêmement bien, je vous propose un petit :

JEU CONCOURS en partenariat avec UGC et Ogilvy PR

Pour gagner une invitation pour deux personnes pour Tous les soleils (qui sortira le 30 mars), valable dans tous les cinémas de la métropole, répondez à la question suivante en m’envoyant un email à natamara.007[ at ]gmail.com avant le vendredi 25 mars 2011 à 20h :

Quel est le titre du précédent long métrage de Philippe Claudel ?” (pour vous aider, la réponse s’est glissée subrepticement sous la forme d’un lien caché dans ce billet).

Les cinq gagnants seront tirés au sort par une main innocente et les résultats proclamés samedi 26 mars dans ce salon.

Merci de votre participation et que les plus chanceux gagnent ! Good luck

Ah, et sinon, Philippe Claudel, qui était présent à la fin de la projection de l’avant-première, est toujours aussi… captivant ? chou ? généreux ? charmant ? merveilleux ? euh oui, bon, enfin, un peut tout ça, quoi ! En tant que réalisateur, il veut découvrir chaque “grammaire cinématographique”, et donc, après le drame et la comédie, son troisième film sera encore d’un autre genre (je croise les doigts pour qu’il fasse un polar… miam)… J’ai hâte !

Special thanks : à Samantha, pour cette chouette rencontre !

Tous les soleils, réalisé par Philippe Claudel, sortie le 30 mars 2011, durée : 1h30.

Tron, l’héritage – Joseph Kosinski

9 février 2011

Tron l'héritage 

Terribles : les effets spéciaux

Rikiki : le scénario

Ordonnée : la Grille

Nul : le doublage en VF

* * * * * * * * * * * * * * *

J’ai regardé pour la première fois le film Tron (sorti en salles en 1982) le mois dernier. J’ai trouvé ça pas mal, et pour une technologie vieille de près de 30 ans, ma foi, ça tient encore bien la route… surtout pour un film de Disney !

Dans cette suite, les effets spéciaux sont sans doute plus complexes, mais ils ont moins d’impact sur nous, spectateurs tombés petits dans la marmite des NTIC. Les scènes de course-poursuite en Light Cycle (les motos du monde virtuel) et autres véhicules en tous genres sont quand même assez spectaculaires, et puis, cette fois, on apprécie la version en 3D et la bande originale de Daft Punk, qui colle parfaitement aux images futuristes.

Tron l'héritage moto Mais alors, que le scénario est ténu ! Je ne dévoile donc pas sa trame maigrichonne. Les acteurs sont… artificiels, pour la plupart ! On retrouve avec plaisir Jeff Bridges dans sa version actuelle, parce que son clone 3D qui le représente avec vingt ans de moins a quand même l’air bien botoxé !

Pour finir, à moins d’aller voir le film avec des enfants ou d’être invitée comme moi à une séance dont vous ne saviez pas qu’elle était en VF (argh !) et que tous les spectateurs auraient du pop corn (re-argh ! il n’y a que moi que ça choque, des gens qui passent 2h à mâcher leur maïs façon vache ruminante et en plongeant bruyamment leurs mains dans un sac en papier ? personnellement, ça me rend dingue !), je vous conseille – of course – de vous épargner le doublage des voix en français, plutôt mauvais (seul Jeff s’en sort honorablement).

Tron l’héritage, réalisé par Joseph Kosinski, avec Jeff Bridges, Garrett Hedlund et Olivia Wilde. SF. Durée : 2h06. Sortie le 9 février 2011.

A bout portant, Fred Cavayé

29 décembre 2010

A bout portant Voilà un film policier français des plus honorables. Tourné à l’américaine (je pense à la trilogie des Jason Bourne), on privilégie l’action avant les explications métaphysiques dont certains réalisateurs compatriotes sont friands. Dès la première scène, le ton est donné : un type, blessé au flanc, dévale des escaliers de secours à toute allure. Il est poursuivi par deux individus aux visages patibulaires, armés de flingues. La course poursuite se finit mal : le premier gars se fait violemment percuter par une moto. Ses deux poursuivants s’enfuient.

Le blessé est hospitalisé. On découvre qu’il s’agit de Sartet (joué par Roschdy Zem), un bandit braqueur de banques plutôt violent. Alors qu’il vient de lui sauver la vie en déjouant une tentative de meurtre, l’aide-soignant au chevet de Sartet, un certain Samuel (Gilles Lellouche), est contacté par un inconnu. Ce dernier a enlevé la femme de Samuel, enceinte de sept mois, et ne la lui rendra vivante que si Samuel fait sortir Sartet de l’hôpital, sans en parler à la police, cela va de soi…

Ce film est court (à peine 1h25) mais très intense, et j’avoue avoir été crispée presque tout le long, les poings serrés sur mon fauteuil. L’image de la police en prend un coup (ce n’est la première, ni la dernière fois !) et même si tous les faits sont loin d’être crédibles, j’ai vraiment passé un bon moment en compagnie des acteurs de ce film, tous très justes.

Gilles Lellouche J’avais déjà pu apprécié Gilles Lellouche dans Les Petits Mouchoirs, excellent film de Guillaume Canet, et j’espère le revoir bientôt à l’écran. Citons aussi le charismatique Gérard Lanvin dans un rôle de méchant flic et la jolie Elena Anaya (déjà vu dans Mesrine, l’instinct de mort) qui joue la femme de Samuel. Seul bémol, l’aspect explicatif des motivations de chacun est un peu délaissé… Ma foi, il faut faire des choix, et pour une fois qu’un film ne dure pas 2h30, je suis loin de me plaindre, d’autant que le spectateur a son content d’émotions : peur, indignation, amour, rire…

NB : j’étais supposée parler de Zweig aujourd’hui pour boucler mon challenge mais comme je n’ai rien lu sur le sujet, ce billet fantôme est avantageusement remplacé par une critique cinématographique ! Open-mouthed

Film sorti le 1er déc. 2010, toujours à l’affiche… ne tardez pas trop ! Durée : 1h25.

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