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Tamara Drewe, Stephen Frears

21 juillet 2010

Tamara Drewe Un petit clin d’œil à mon homonyme de prénom pour vous dire que j’ai aimé suivre ses aventures champêtres dans ce qu’on peut appeler le Trifouillis-les-oies britannique.

Tamara, jolie journaliste de vingt-cinq ans (Gemma Arterton, ex James Bond girl), y débarque pour retaper la maison familiale laissée à l’abandon après le décès de sa mère. Elle retrouve quelques têtes connues et ne manquera pas de faire des ravages dans les cœurs et de troubler les petites habitudes des villageois, pour le plus grand bonheur de deux adolescentes en mal de distractions…

Plusieurs points m’ont parfaitement convaincue de la qualité de ce film :

- la personnalité de Tamara, jeune femme indépendante qui prend sa revanche sur un visage qu’elle trouvait ingrat lors de son adolescence. Pleine d’énergie, elle fait ce qu’elle veut quand elle veut, même si elle ne sait pas trop ce qu’elle veut, justement…

Ados britanniques qui s'enquiquinent grave

 

 

- le duo d’adolescentes qui inventent bêtise sur bêtise pour tromper leur ennui… jusqu’à ce que les conséquences de leurs inventions dépassent légèrement les effets prévus !

- l’échantillon d’écrivains (ou “wanna be” !) qui viennent chercher l’inspiration au milieu des vaches est assez cruel mais tordant !

 

 

Andy

 

et surtout :

- les trois premières minutes du film (Mesdames, je ne dirais qu’une chose : (And)hiiiiiiiiiiiiiiii !)

 

Une comédie bucolique légèrement dramatique mais fort amusante, avec un soupçon de morale, voilà de quoi passer agréablement deux heures de son temps, foi de Tamara !

Crédit photos

Sex & The City 2

8 juin 2010

Sex and the city 2 Je ne pensais pas que c’était possible… mais M.P. King l’a fait : un film sans scénario ! Quel exploit, tenir 2h26 avec pour seule intrigue : « je suis mariée et j’ai malencontreusement embrassé mon ex-rencontré-par-hasard sur la bouche » ! Ce n’était pas donné à tout le monde. Moi je dis : bravo !

Si un jour vous voulez tenter de dépasser ce record, notez déjà quelques astuces :

- commencer par des flash back pour que le public (dont 98,7 % des gens ont déjà vu le premier opus) remette bien les personnages, on a peut-être affaire à des poissons rouges

- miser à fond sur le bling bling : ne pas hésiter à faire visiter un jet de luxe au public (qui n’y mettra probablement jamais les pieds, mais tiens, ça les lui fera) et puis dans la foulée, faire visiter un hôtel de luxe pièce par pièce (penser à faire s’exclamer successivement tous les personnages pour accentuer le faste des lieux)

- penser à insérer une scène de couple… regardant un vieux film en noir et blanc (mais non, le public n’est pas venu au cinéma pour justement éviter ce genre de soirée !)

- travailler les dialogues : une bonne vieille discussion bourrée de clichés sur la difficulté d’être mère ne fera certainement pas fuir le public

- glisser subrepticement une cérémonie de mariage entre deux chapitres, les invités, les costumes, le décor, les vœux, le repas, les danses… vous avez déjà 20 min de film, génial, non ?

Bon, allez, je joue l’avocat du diable, mais il y avait des bons moments dans ce film :

1/ Le cocktail déstructuré pris avec les copines avant la séance, lesdites copines s’étant sapées à la manière de Carrie Bradshaw pour l’occasion

2/ L’ambiance de la salle : un public très chaleureux a applaudi le début du film (on ne pouvait pas savoir…), les frasques de Samantha, et les…

3/… bonnes répliques, car oui, il y a eu quelques bons moments de rire, heureusement !

Verdict : à réserver aux fans de la série (on s’en doutait) qui ont une carte de ciné (ou un conjoint généreux), sinon, attendre la location du dvd, ça suffira amplement (et on zappera les longueurs).

Attention les yeux, billet éblouissant !

19 février 2010

Heure Hot – 3 !!!

Ce soir, on va voir Valentine's day avec les copines !!!

Autant dire, un véritable Nid à Beaux Gosses !

C'est là où une 2ème paire d'yeux pourrait être utile… Cool


*** ATTENTION CHASSE GARDEE ***

 J'ai toujours aimé les barres de chocolatEric Dane is mineBeau gosse, vous avez dit beau gosse ?Wet Patrick

Valse avec Bachir, Ari Folman

17 mars 2009

Vingt ans après la première guerre du Liban (début des années 80), un ancien soldat part à la recherche de ses souvenirs perdus. Il va interviewer ses anciens compagnons et d'autres protagonistes de l'époque (journaliste, etc.) qui le mèneront à comprendre quel a été son rôle dans les massacres des camps de réfugiés palestiniens de Sabra et de Chatila.

J'avais entendu le plus grand bien de ce film, et il est vrai que la forme est plutôt originale : on suit ce soldat (qui est le réalisateur du film) et on découvre en même temps que lui les témoignages qu'il recueille sur son passé. Le rythme est un peu trop lent à mon goût, cependant.

Au-delà de l'histoire à laquelle je n'ai pas vraiment accroché (le thème de la guerre… et surtout cette très complexe guerre du Liban, mêlant guerre civile de religion, puis enjeux stratégiques internationaux (Israël, Syrie…)), j'ai trouvé des qualités indéniables à ce film. D'abord, l'animation intègre plusieurs techniques (dessins, photos retouchées, images de synthèse et que sais-je encore ?) qui donnent un rendu remarquable. Ensuite, la BO est très sympa (je fais mon coming out : j'AIME la musique des années 80 !) et permet d'alléger un peu la gravité du thème du film. Enfin, les bonus sont vraiment intéressants : j'ai particulièrement apprécié les explications d'un professeur libanais de Sciences Po qui sont claires et permettent de mieux comprendre ce qui s'est passé. Il y a également une rediffusion d'un journal télévisé d'Antenne 2 qui montre le désastre des camps : j'ai été très surprise de voir que les images sont très crues, on voit des maisons complètement démolies et des cadavres, presque sans commentaire. Il me semble que les JT d'aujourd'hui ne passent plus ce genre de reportage aussi cru (et criant de vérité).

Un bon point aussi pour le joli coffret de ce DVD incluant 10 planches de la BD du même nom sortie aux éditions Casterman.

Au final, ce n'est pas un film d'animation à mettre en toutes les mains (et surtout pas pour les enfants, c'est violent), mais il a le grand mérite de mettre en exergue les atrocités d'une guerre et les traumatismes qu'elle a entraînés, tout cela sans prise de position, avec un ton neutre apaisant.

Un tramway nommé Désir

5 décembre 2008

Ca y est, j'ai enfin vu ce film culte ! Merci encore, Bladelor ! Eh c'est confirmé, ce DVD avait vraiment toute sa place dans le colis Sexy Men.

Pour sa première apparition au cinéma, Marlon Brando incarne un parfait bad boy, beau, ténébreux, au caractère bien trempé et au sourire enjôleur. Et la scène où il enlève son T-shirt blanc moulant (alors considéré comme faisant partie de l'intimité, nous sommes en 1948, rappelons-le) et dévoile sa splendide musculature… Mamma mia !!!

 

Je me demande tout de même si le scénario suffirait encore à faire un film de 2h00 de nos jours.

Une jeune femme belle et intrigante, Blanche Dubois, rend visite à sa soeur Stella, mariée à un ouvrrier d'origine polonaise, Stanley (incarné par Marlon, donc, quand on est aussi beau on peut jouer toutes les nationalités, c'est un fait). Stella et Stanley ne s'entendent pas du tout, mais il y a une sorte de fascination mêlée de haine qui émerge alors que la belle prolonge son séjour… et pour cause, elle est dans le pétrin.

 

 

Tout repose sur les personnages et leurs relations basculant de l'amour à la haine en un clin d'oeil. Blanche est une femme diabolique, à moins qu'elle ne soit un peu folle… Quant à Stanley, il n'est pas l'incarnation de la douceur envers sa femme enceinte jusqu'aux dents (pas sexy, ça, Stanley !), et il casse la belle vaisselle de la fête d'anniversaire (le côté brute sauvage, ça peut en séduire certaines, il faut le reconnaître).

J'ai bien aimé me plonger dans l'ambiance de la Nouvelle-Orléans de l'après-guerre et partager ces deux heures de t-shirt déchiré cinéma classique !

Un, deux, trois… Cinéma !

6 novembre 2008

Fait rarissime : je suis allée trois fois au cinéma en trois jours. A croire qu'il y a une Fête du Cinéma dans les parages… Pas du tout ! Je n'ai pas encore repris le travail (pas avant un très lointain lundi 10 novembre) et mon bébé fait une semaine d'adaptation chez sa nounou… Autant dire que je profite à fond de ces quelques jours de liberté (shopping, coiffeur, lecture et) : cinéma, me voilà !

Pour faire simple et explicite, voici un petit bulletin de notes pour chacun des films que j'ai vus :

- Aparté : n'hésitez pas à 1) caresser les photos (avec votre souris, voyons !!) 2) cliquer pour mieux voir les détails époustoufflants de l'Acteur en Action, surtout pour le film n°2 ! -

affiche où le photographe a raté son cadrage

 Vicky Christina Barcelona (de Woody Allen)

Scénario : 4/10   Un homme, trois femmes… Mwouais, on a déjà vu plus original.

Exotisme : 6/10   Barcelone, c'est mieux que Dijon mais moins bien que Yangon.

 Action : 2/10      Un voyage en jet privé et un coup de feu, pas de quoi en faire une tortilla.


 

les brunes ne comptent pas pour des prunesSentiments : 9/10  Amour, haine, attirance, jalousie, amour, amour…

Température moyenne des spectatrices : un petit 38,3°C pour Javier Bardem. En revanche, les spectateurs masculins montent jusqu'à 40,7°C devant le hotrio Penelope Cruz, Scarlett Johansson et Rebecca Hall !

 

 

 

affiche avec une fille en trop dessusQuantum of solace (de Marc Forster)

Scénario : 6/10   Une histoire claire comme de l'eau de roche (enfin, presque), vengeance d'une jolie fille et combat contre une méchante et secrète (of course) Organisation… Juste de quoi pouvoir intégrer le quota de courses-poursuites (en auto, bateau, vieux coucou et même, soyons fous, à pied).

Exotisme : 8/10   Sienne, Londres, la Bolivie… et l'Autriche, voilà un voyage épicé en 1h47 !

Cours, Daniel, cours !

Action : 10/10      James Bond = film d'action, au cas où quelqu'un aurait passé plus de temps qu'il ne faut en cryohibernation. Des spectatrices ont même applaudi à l'atterrissage du parachute au fond du gouffre, si vous voyez ce que je veux dire… En gros, il y a 1h41 d'action pour 6 minutes de réflexion !

Sentiments : 5/10  Peu mieux faire. Pas de scènes torrides ou de folle passion. Les sentiments de haine et l'esprit de vengence règnent sur cet opus.

Bond, Daniel Bond, who else ?

Température moyenne des spectatrices : le thermomètre a malheureusement explosé durant la projection, mais je soupçonne un 58,9°C devant Daniel (ton nom rime avec miel) aux yeux turquoise (qui me laissent pantoise) et au sourire enjôleur (qui fait fondre mon coeur). Dire qu'il ne s'est même pas mis en slip de bain cette fois (cf. Casino Royale) et qu'on frôle tout de même la crise cardiaque ! Il est fort, ce Daniel.

 

 

 

affiche Pour ou Contre le kilt ?Le crime est notre affaire (de Pascal Thomas)

Scénario : 7/10   Inspiré d'Agatha Christie, donc ne peut pas être mauvais. Je lui reproche quelques longueurs. Hélas, je me souvenais parfaitement de l'auteur du crime (pour une fois que ma mémoire ne me fait pas faux bond… pff !).

Exotisme : 3/10   La campagne française ! Un certain charme suranné (décor, costumes) plonge le spectateur dans une autre époque… mais l'effet est malheureusement gâché par l'introduction d'éléments modernes (téléphone portable, vêtements des adolescentes…)

Action : 5/10    D'accord, il y a des meurtres, mais l'enquête n'avance pas à grands pas…

Sentiments : 5/10   Ne comptez pas sur moi pour dévoiler s'il s'agit d'un crime passionnel ou non… Sachez seulement que l'amour complice du vieux couple Beresford est touchant !

Température moyenne des spectatrices : 36,5°C  parce qu'André Dussolier en kilt, ça refroidit un peu la ménagère de moins de 50 ans !

 

Le tiercé gagnant :

1. James Bond et le Quantum Salace ;-)

2. Les Barcelonanas

3. Le crime, c'est mieux quand on lit Agatha Christie

Merci de ne pas baver sur la photo

 

PS : pour Fashion (prière de coller ta photo à la place de la tête d'Eva Green)

 

Mamma Mia !

29 septembre 2008

Après trois mois sans pouvoir aller au cinéma, mon retour dans les salles obscures fût une réussite !

D'abord, je remercie Fashion et Stéphanie qui se sont SACRIFIEES (n'ayons pas peur des mots) pour revoir ce film pour la (respectivement) 3ème et 2ème fois, et ce dans une salle à écran-de-télé avec une ambiance molle comme une huître au soleil (séance de l'après-midi en troisième semaine…).

A part cela, MAMMA MIA est un film jouissif, bourré de bons acteurs (et BEAUX, ce qui ne gâtent rien) tels que Meryl Steep, Pierce Brosnan, Colin Firth et la jeune Amanda Seyfried (jeune mais aussi belle, sourire Colg*te et qui chante superbement, pff, la vie est vraiment trop injuste ;-) )…

Pour les poisssons rouges qui vivent dans un bocal (comme moi, salut les amis), je résume l'histoire : dans un hôtel charmant mais un peu délabré, sur une magnifique île grecque (qui donne envie de faire ses valises sur le champ), une jeune fille (Sophie) va se marier (à Sky, tu parles d'un nom à coucher dehors… à la belle étoile). Sa curiosité insatiable l'amène à découvrir et à lire le journal intime de sa mère célibataire (Donna). Elle découvre qu'elle a trois pères potentiels (et pas un qui lui ressemble, soit dit en passant) et décide de les inviter en cachette à son mariage, histoire de faire une sacrée surprise à sa mère et à son fiancé (qui n'en demandaient pas tant).

Cette comédie musicale est entraînante (je me demande comment j'ai réussi à ne pas me mettre debout sur mon siège pour danser sur Dancing Queen & Cie…), drôle, émouvante, à la fois légère (par son scénario) et profonde (comment se construire lorsque l'on ignore ses origines, où se trouve le juste équilibre de la relation mère-fille ?, se découvrir homosexuel après 40 ans : faut-il absolument faire son coming out en plein mariage ? …).

Bref, un film à voir… et à revoir, n'est-ce pas, les filles ?!! (parce que les garçons sont bizarrement moins enthousiastes. Quelque chose contre ABBA, messieurs ?). Le CD de la BO est disponible, en attendant la sortie en DVD.

PS 1 : restez jusqu'à la fin du générique ! Rires garantis et costumes époustouflants !

PS 2 : Pierce Brosnan chante comme une casserole… une rutilante casserole en cuivre que j'aimerais bien accrocher dans ma cuisine !

PS 3 : ah non, désolée, je ne peux pas faire de pub ici. Et puis, les copines et moi, on préfère la OUI ;-)

PS 4 : plein de billets ont déjà paru sur les blogs littéraires (comme quoi, les lecteurs sont aussi des gens normaux qui vont au cinéma voir des films légers comme des plumes de boa), mais je n'ai guère le temps de les ajouter, sorry ! (Mamma mia, my baby you're a singing king… la la la… !)

Eldorado

25 juin 2008

Si une des 55 salles françaises qui jouent ce road movie belge est près de chez vous, n'hésitez pas à aller passer 1h25 en compagnie d'Yvan et d'Elie.

Yvan est un vieux bougon, mal fagoté, qui vit dans la campagne belge. Un soir, il découvre un voleur chez lui… Mais il s'agit en fait d'un jeune homme paumé qu'il va prendre sous son aile… ou plutôt sous celle de sa Chevrolet de 1979.

C'est franchement un film réussi ("du vrai cinéma" comme a dit Mister T.), un chouette voyage tout en simplicité et en émotions, qui aborde sans y paraître des sujets de fond (l'exode rural, les difficultés des jeunes, la drogue, les relations familiales).

Des acteurs à la hauteur (ils ne sont que dix ! A noter que le réalisateur, Bouli Lanners, joue le rôle principal d'Yvan), quelques bons rires (délicieux humour belge !) et une fin légèrement amère évitant tout cliché, que demander de plus ?

 

Sex & the City : le film

10 juin 2008

Vous qui ne connaissez pas la série de la chaîne américaine HBO, filez vous renseigner dans ce billet wikipédien.

Pour les autres : ne vous inquiétez pas, ceci est un article SPOILER FREE !

Inutile que j'en mette des tartines pour présenter les quatre New-Yorkaises héroïnes de cette série, sachez simplement que j'ai trouvé que le film collait parfaitement à ce que l'on pouvait honnêtement en attendre.

 

Les (maintenant) quadragénaires et toujours aussi belles filles que sont Carrie, Miranda, Charlotte et Samantha ont des problèmes à résoudre, notamment en ce qui concernent leurs relations amoureuses. Carrie Bradshaw (au hasard !) en voit une fois de plus de toutes les couleurs avec Mister Big.

Même si le scénario n'est pas bouleversant, la spectatrice que je suis a replongé avec un plaisir teinté de nostalgie (aahhh, les visionnages des DVD avec les copines ! c'était chouette) dans ce New-York branché et féminin, qui en fait rêver plus d'une (moi la première).

L'actrice la plus réjouissante est Kim Cattrall (alias Samantha Jones), délurée et sans gêne jusqu'au bout des orteils ! Hum, à vrai dire, je l'ai tout de même trouvée trop timorée lorsque son chien s'égare chez le voisin… mais chut ! On a dit pas de spoiler !

Côté émotions, on est servi ! Quelques scènes sont particulièrement drôles, d'autres feront peut-être vibrer vos petits coeurs romantiques

Pour les statistiques : sur les 3 amies évoquées ci-dessus m'ayant accompagnée, 2 étaient en train de pleurer lorsque les lumières se sont rallumées, moi j'avais les yeux brillants (mais j'ai retenu les 2-3 larmes qui m'étaient venues, je suis pudique… ou alors, je pense à mon mascara qui pourrait me faire des yeux de panda ! ;-) ) et la dernière rigolait plutôt de nous voir dans cet état !

J'ai donc passé un agréable moment avec ce film, bien que le plus sympa reste le pot avec mes copines en sortant du cinéma : c'est que nous aussi, on a des tas de potins passionnants à se raconter ! :-)

 

Il y a longtemps que je t’aime, Philippe Claudel

22 mars 2008

Une jeune femme trentenaire vient chercher sa soeur aînée à l'aéroport de Nancy. Elles ne se sont pas vues depuis plus de quinze ans. Renouer des liens va prendre du temps… Et justement, le film de Philippe Claudel s'en accorde, du temps.

Il y a longtemps que je t'aime est un film qui ressemble à l'écrivain Philippe Claudel. C'est un film sur une famille brisée par un drame, dans laquel non-dits et fausses vérités ont envenimé la situation, au point que la soeur aînée, Juliette, a été presque complètement effacée de l'existence de Léa, sa jeune soeur. En dépit de sa dureté, l'histoire est terriblement humaine et belle.

Comme dans Le Café de l'Excelsior, on y trouve un grand-père aimé. Comme dans La Petite Fille de Monsieur Linh*, de très jolies petites filles vietnamiennes. L'aînée a des répliques enfantines percutantes ! Comme dans Le Rapport de Brodeck, on sait qu'il s'est passé quelque chose de terrible, mais les éléments ne seront donnés qu'au compte-goutte au spectateur. Il faut prendre le temps de savourer chaque moment avant de comprendre toute l'ampleur du drame qui s'est joué quinze ans plus tôt. Et bien sûr, les livres sont omniprésents tout au long de l'histoire, remparts contre l'extérieur, amis lorsque l'on ne peut plus parler. Dommage que l'on ne voit pas les titres (à part Sylvie) !

L'interprétation de Kristin Scott Thomas (Juliette) et d'Elsa Zylberstein (Léa) est formidable, et les autres acteurs ne sont pas en reste. Ils desservent le film avec une justesse et une intensité remarquables, au point que l'on n'a pas envie de les quitter à la fin du film, tellement on s'y est attaché.  J'ai bien aimé les yeux bruns de chien battu du capitaine Fauré (Frédéric Pierrot)…

Et les musiques qui accompagnent les 1h55 de l'histoire sont très bien choisies, émouvantes sans être envahissantes. Le générique de fin de Jean-Louis Aubert a ma préférence.

Au cas où vous ne l'auriez pas encore compris, il faut vous précipiter dans la salle de cinéma la plus proche et voir ce film, surtout si vous aimez l'auteur Philippe Claudel : le réalisateur ne vous décevra pas, son film est une réussite.

Monsieur Philippe Claudel, ON VOUS AIME ! Kiss

Signé : Fashion victim, Stéphanie, Emeraude et moi

(je ne dirai pas qui a pleuré comme une madeleine à la fin, d'autant qu'une deuxième madeleine n'était pas loin derrière ! Moi je n'ai pas pleuré. En tout cas, pas au cinéma. C'est à peine si quelques larmes ont réussi à s'échapper lorsque je suis arrivée chez moi… Aaah, quel beau film !).

* critique à venir, puisque le hasard a fait que j'ai justement lu ce roman hier… Ahhh, quel livre ! Quel auteur ! Smile

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