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Blast (t. 1 : Grande Carcasse), Manu Larcenet

29 mai 2011

Blast Jusqu’ici, j’ai aimé tout ce que j’ai lu de Manu Larcenet : les formidables séries Le combat ordinaire et Le retour à la terre, et aussi une BD plus légère et complètement barrée : La légende de Robin des Bois, ou sa collaboration avec Trondheim dans Les cosmonautes du futur. Cela fait donc cinq ans que je me réjouis à l’avance de découvrir une nouvelle œuvre de Larcenet.

Mais là, j’appréhendais un peu ma lecture. J’avais entendu dire que Blast était une série très différente de son travail antérieur, beaucoup plus sombre et dérangeante. Cependant, la quatrième de couverture m’a à la fois inspirée et intriguée :

Je pèse lourd. Des tonnes. Alliage écrasant de lard et d’espoirs défaits, je bute sur chaque pierre du chemin. Je tombe et me relève, et tombe encore. Je pèse lourd, ancré au sol, écrasé de pesanteur. Atlas aberrant, je traîne le monde derrière moi. Je pèse lourd. Pire qu’un cheval de trait. Pire qu’un char d’assaut.

Je pèse lourd et pourtant, parfois, je vole.”

Au départ, on ne sait rien de cet énorme masse graisseuse au regard vide, si ce n’est qu’il est assis dans une cellule de prison, sous la lumière crue d’une ampoule nue qui pend du plafond. Etrangement, une de ces immenses statues de visage de l’île de Pâques vient se superposer aux images de l’homme emprisonné. Et puis, deux flics l’emmènent pour l’interroger sur son crime : une femme est dans le coma, à l’hôpital, à cause de lui. Le monstre devient humain : il s’appelle Polza Mancini, 38 ans, écrivain,  fils d’un italien communiste et possédant déjà un dossier psychiatrique conséquent. Il veut bien parler pour expliquer ce qui l’a conduit à commettre quelque chose de terrible. Mais à son rythme. Et en commençant par le début : il remonte donc à son enfance et voilà, le lecteur est complètement ferré…

Pour donner plus de poids (si j’ose dire) au récit de ce personnage, Manu Larcenet a fait le choix d’un dessin en noir et blanc, ce dont on ne peut que le féliciter. L’ambiance pesante, étrange, triste est parfaitement desservie par de magnifiques dessins au crayonné apparent, où tout se joue sur les effets d’ombre et de lumière. Il prend son temps, intercale autant de vues de paysage que nécessaire pour faire passer des émotions.

Et par conséquent, les 204 pages de ce premier tome ne suffisent pas à raconter l’histoire du mystère Mancini, loin de là. Thanks God, le deuxième tome (L’apocalypse selon Saint Jacky) vient de sortir.

NB : pour les curieux qui s’interrogent sur le titre, sachez que je préfère ne pas le déflorer et laisser le soin à Polza de vous expliquer le phénomène de “blast”, il le fera mieux que moi : après tout, c’est lui qui en est victime !

Ed. Dargaud, nov. 2009, 204 p.

Pico Bogue t.1 : La vie et moi, D. Roques & A. Dormal

5 avril 2011

La vie et moi Cette année, au Salon du Livre de Paris, j’ai trouvé un petit garçon chevelu perdu au milieu des nombreux rayons de BD. Il avait l’air sympa, le petit, alors je l’ai ramené chez moi. Grand bien m’a pris. Il me fait rire avec ses réflexions d’enfant, qui démontrent son sens de l’observation, son intelligence, sa logique mais aussi, parfois – et c’est bien normal – ses peurs.

Ce que je ne savais pas, c’est qu’il a une petite sœur, tout aussi chevelue, dans le genre futée et rigolote. Deux, ça commence à faire beaucoup d’animation… C’est ainsi que j’envisage, pour préserver le calme (déjà très relatif !) de mon foyer, de les rendre à leurs parents, et de suivre leurs aventures par bulles interposées (quatre tomes ont déjà paru).

J’ai lu quelque part que le style des dessins faisait penser à celui de Sempé, et je trouve cette remarque assez juste : les tons pastels contribuent à attendrir nos petits cœurs de lecteurs.

Pico est, à mon sens, un digne petit-cousin de la célèbre Mafalda, quoique davantage ancré dans le quotidien que dans la métaphysique !

Elles l’ont adopté aussi : Theoma, Cathulu, …

Ed. Dargaud, mai 2008, 48 p.

Garfield – Au poil, Jim Davis

21 mars 2011

Garfield Au poil Nous sommes nombreux à avoir besoin d’un petit remontant pour attaquer le vilain Lundi. Pour ma part, j’ai fait appel à mon jocker-doudou : Garfield. J’ai choisi le tome 50 : Au poil parmi l’immense choix du stand Dargaud au Salon du Livre parce que… sa couverture est en peau de pêche, ce qui nous donne une bonne excuse pour caresser notre chat orange préféré. Bah, il faut bien se décider sur quelque chose ! o-Ô

Je ne vais pas vous faire l’insulte de présenter ce chat monstrueusement célèbre, dont les activités favorites sont, comme pour tous ses congénères, manger et dormir (et encore, s’il pouvait manger en dormant, il ne s’en priverait pas). J’aime aussi retrouver Jon, l’indécrottable célibataire qui persiste à vouloir inviter des filles à sortir même après s’être pris 3.968 râteaux (au bas mot). Mais mes strips préférés sont ceux des cauchemars d’anniversaire, qui me font toujours bien rire. C’est fou qu’un gros chat obèse soit si déprimé à l’idée d’avoir une bougie de plus chaque année !

Ca y est, me voilà parfaitement détendue pour commencer cette semaine, que je vous souhaite excellente ! Et vive le Printemps ! Good luck

Ed. Dargaud, juin 2010, 48 p.

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