We are the 90’s, collectif


© éd. Delcourt, 2016.

© éd. Delcourt, 2016.

Commençons par évacuer ce qui fâche : oui, encore un livre qui appuie sur le bouton « nostalgie » pour inciter le lecteur ému à sortir sa carte bleue… Tout ça à gros coups de fluo sur la couv’… Dommage, car le fluo, c’était dans les années 1980, comme le souligne très justement l’un des personnages de l’album ! J’imagine que le grunge a été jugé moins vendeur (sans compter que certains auraient pu confondre avec le hipster 2010).

Au-delà de ce bémol, c’est plutôt sympa de découvrir les souvenirs des vingt auteurs qui ont contribué à cet album. Chacun part d’un hit (traduction : d’un single) des années 1990 qui l’a marqué pour raconter une anecdote de sa jeunesse.

Côté zique (traduction : côté son), c’est très éclectique, à l’image de la production de cette décennie. De Missing (Everything But The Girl) à la reprise de Knockin’ On Heaven’s Door par les Guns n’Roses [message personnel : I still love you, Slash], en passant par Virtual Insanity (Jamiroquai) ou The Show Must Go (Queen), c’est avant tout un voyage dans nos vieilles cassettes qui nous est offert.

Heureusement qu’on peut compter sur Spotify ou Deezer pour reconstituer la playlist en moins de cinq minutes ! Car comme le relate avec beaucoup de justesse Arthur de Pins dans « Alright de Supergrass », à l’époque, « il fallait toujours avoir une cassette bloquée sur record » et sauter sur le bouton dès que notre groupe préféré passait à la radio.

D’autres auteurs ont choisi des tranches de vie au collège, au lycée ou dans les booms (traduction : soirées (qui avaient parfois lieu l’après-midi)), dans lesquelles ils se moquent avec bienveillance de l’ado qu’ils ou elles étaient… Oui, de gros dossiers « acné et galoches » ressortent après toutes ces années ! Grâce à Pacco (« La Fièvre, de NTM) et à Vaïnui de Castelbajac, cet ouvrage est même estampillé « licornes arc-en-ciel included », c’est dire s’il est tentant de se le procurer.

Certaines histoires sont touchantes, d’autres plutôt drôles, comme la mésaventure de Fabien Toulmé à propos de « Fruit de la passion, de Francky Vincent », celle de Iris Boudreau avec son animateur radio, ou les dégâts des Worlds Apart sur Pochep… sans oublier le hamster de David Combet sur fond de Pascal Obispo !

Même si tout ne m’a pas plu, je trouve toujours intéressant d’enchaîner la lecture pages aux styles très différents : cela me donne envie de découvrir certains artistes que je ne connais pas ou mal. En revanche, les quelques textes « compil » qui s’insèrent parfois entre les chapitres n’apportent pas grand-chose, selon moi (ce sont des listes de films, de vêtements, d’objets ou de goûters représentatifs des années 1990).

Vous avez aussi lu cet album ?  Vous seriez bien urbains de me dire ce que vous en avez pensé !

We are the 90’s, collectif de 20 auteurs, bonus textes par Navie, éd. Delcourt, oct. 2016, 138 p., 18,95 €.

 

 

 

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