Francis cherche l’amour, Claire & Jake


© éd. Cornélius.

© éd. Cornélius.

Une fois n’est pas coutume, je commence par une remarque préliminaire : ce billet s’adresse aux extraterrestres comme moi qui n’ont jamais croisé la route de Francis.

En effet, il serait légèrement inconvenant de prétendre faire découvrir cette série, qui existe depuis… 1996 ! Elle compte à ce jour 5 tomes, dont le dernier a paru en 2013. (Pourrait-on s’éloigner davantage du hashtag #Rentreelitteraire2016 ? Je ne pense pas !)

Toutes les planches des albums sont construites sur le même principe : un strip de six cases. Dans la première, invariablement, « Francis se promène dans la campagne » : « Hop » commente ledit animal en bondissant. Mais « Soudain », quelque chose vient interrompre cette joyeuse balade dans la deuxième case. S’ensuivent des aventures rocambolesques, absurdes, et surtout politiquement incorrectes, qui s’achèvent immanquablement en case 6.

Dans Francis cherche l’amour, les histoires d’amour finissent mal (en général), tout comme l’adultère, les bagarres entre copains, ou les affaires d’enfants illégitimes. Forte de mon expérience, je conseillerais de ne pas tout lire d’une traite. Piochez plutôt quelques strips quand votre humeur s’y prête, cela permet d’éviter l’overdose et l’effet comique n’en sera que plus intense.

Il n’y a évidemment aucune morale dans ces histoires, mais c’est le genre d’humour noir que j’apprécie. Ce ne sera pas le cas de tout le monde : certains pourront être choqués (c’est compréhensible : il faut reconnaître que c’est parfois trash). En témoigne ce commentaire trouvé sur le site BDgest’, qui concerne le tome 1, Francis blaireau farceur : « Cette BD est tout simplement horrible. J’ai été stupéfait de lire cela, et je ne pouvait pas imaginer que l’on puisse rire de sujets pareil (tromper la femme de son meilleur ami, abandon d’enfant handicapé, et j’en passe). »

Eh si, on peut rire de sujets pareils… mais on n’y est pas obligé : vive la liberté de chacun de choisir ses lectures !

Francis cherche l’amour, Claire Bouilhac & Jake Raynal, éd. Cornélius, août 2013, 64 p., 8,50 €.

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