FIRN 2016 : du roman noir, de la BD et du soleil 2


FIRN 2016, © Dr Alderete.

FIRN 2016, © Dr Alderete.

J’ai découvert l’existence du Festival international du roman noir – et par la même occasion de Frontignan – début juin (merci Gilles !), juste à temps pour prendre mes billets pour la 19e édition qui se tenait du 22 au 26 juin.

Frontignan, c’est une petite ville d’Occitanie comptant quelque 22.000 habitants, située en bord de mer, juste à côté de Montpellier. De quoi doubler ma motivation ! C’est donc sous un soleil radieux et une chaleur tant espérée que j’ai posé ma valise pour deux jours de festival.

Une cinquantaine d’auteurs étaient présents, dignes représentants du roman noir et du 9e art. Honnêtement, j’y allais avant tout pour rencontrer les auteurs de bande dessinée. C’est un hyper bon plan (que je partage avec vous, j’espère votre reconnaissance éternelle 🙂 ) : il n’y a pas de files d’attente comme à Paris ou à Angoulême.

J’ai donc eu la chance – que dis-je ? – l’immense privilège de converser avec les talentueux B-gnet, Fabcaro, Fabrice Erre, Guy Delisle, Rica, Tanx, Sacha Goerg (redoutable joueur de pétanque : avec son binôme Paul, il a remporté le trophée du FIRN cette année)… Mais il y avait encore plein d’autres auteurs comme Bouzard ou Daniel Goossens (à qui une chouette expo était consacrée).

Expo Goossens (tout à droite) et son influence sur (de g. à dr.) Bouzard, Fabrice Erre, B-gnet et Fabcaro (Frontignan, jusqu'au 9/07/16).

Expo Goossens (tout à droite) et son influence sur (de g. à dr.) Bouzard, Fabrice Erre, B-gnet et Fabcaro (Frontignan, jusqu’au 9/07/16).

Côté romans (c’est le cas de le dire, il y avait un côté pour chaque genre dans la grande allée bâchée, sous les platanes de la place), des pointures, là aussi. Comme j’avais déjà dépensé mon budget en BD au bout d’une heure, je ne me suis pas arrêtée, à part pour discuter avec Joseph Incardona (cf. mon excursion à Quais du polar) et Pascale Fonteneau. Et j’ai ri aux réparties du quatuor du Nord composé de Sophie Jomain (de Picardie), Maxime Gillio (de Dunkerque), Stanislas Petrosky (d’Étretat) et Gabriel Katz (de Paris) (Paris est bien au nord de la France, croyez-en les gens du Sud). (Vous voyez, j’ai noté vos noms, ne croyez pas que vos romans échapperont à ma voracité !).

Rica et Tanx en dédicace, FIRN 2016. ©tamaculture

Rica et Tanx en dédicace, FIRN 2016. ©tamaculture

Et pour finir : des revues. Étaient présents Pierrick, rédac chef de Aaarg! (mook BD puis mensuel, hélas en grande difficulté) et Stéphane, rédac chef de Sang-froid dont j’ai tous les numéros (ok, facile : le n°2 de cette revue « justice, polar et investigation » vient de paraître).

Les soirées du festival sur la plage : tournoi de pétanque (yeah !), concert ou projection de films selon les soirs. ©tamaculture

Les soirées du festival sur la plage : tournoi de pétanque (yeah !), concert ou projection de films selon les soirs. ©tamaculture

Le FIRN est bel et bien un festival hybride, qui propose des rencontres originales. L’une d’elles m’a particulièrement plu. Imaginez un escalier raide aux marches inégales menant dans la tour de la citadelle de l’église Saint-Paul, construite au Moyen Âge. Dans un recoin, des transats invitent une vingtaine d’auditeurs à se détendre.

Lecture de Carlos Salem (au centre) animée par le dessinateur Dr Alderete. ©tamaculture

Lecture de Carlos Salem (au centre) animée par le dessinateur Dr Alderete (à g.). ©tamaculture

L’écrivain argentin Carlos Salem entame alors la lecture, en espagnol, d’une histoire de tabourets maudits. À ses côtés, son compatriote Dr Alderete (qui a dessiné la superbe affiche du festival) illustre l’histoire en direct ; ses dessins sont projetés sur un mur de la citadelle. Moment magique que nous avons partagés là, bercés par la musique de la langue et caressés par une douce brise…

Dessins "live" de Dr Alderete projetés sur le mur de la citadelle. ©tamaculture

Dessins « live » de Dr Alderete projetés sur le mur de la citadelle. ©tamaculture

Elle est bonne ! (Fraîche, mais bonne). ©tamaculture

Elle est bonne ! (Fraîche, mais bonne). ©tamaculture

Je n’ai pas eu le temps d’assister aux tables rondes (j’avoue : j’ai privilégié la sieste et une baignade dans la mer !), mais je n’ai pas manqué le concert nocturne de Virginie Despentes sur la plage. Un peu spécial. Disons qu’il s’agissait d’une lecture scandée d’une voix sépulcrale accompagnée d’une musique légèrement déprimante. Heureusement que j’étais avec des gens drôles, sinon j’aurais dû noyer mon bourdon dans le muscat sec de Frontignan (ou pire, dans la bière ! Ce qui eût pris encore plus de temps, misère.)

Cuvée FIRN du muscat sec de Frontignan : il faut le boire pour le croire. @tamaculture

Cuvée FIRN du muscat sec de Frontignan : il faut le boire pour le croire. @tamaculture

Oups, I did it again. (Récolte FIRN 2016.)

Oups, I did it again. (Récolte FIRN 2016.)

Voilà un bref aperçu de ce festival, dont j’ai rapporté mille bons souvenirs, quelques BD, un roman, et 500 g de délicieuses cerises à un prix imbattable (comparé aux prix parisiens). Alors, qui vient avec moi l’an prochain ?

fin-firn

Un bisou à tous ceux qui se reconnaîtront, un grand bravo aux organisateurs du FIRN (top), et un special thanks à Malik, sans qui j’aurais usé mes sandales sur le goudron. Love from ©tamaculture


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