L’Été Diabolik, Smolderen & Clérisse 2


© Dargaud.

© Dargaud.

À quoi tiennent les drames de la vie ? À pas grand-chose. À des faits qui semblent insignifiants, à des rencontres impromptues qui dévient la trajectoire du destin. Pour Antoine, 15 ans, c’est un match de tennis qui a tout chamboulé. Lorsqu’il bat son adversaire, un grand blond prénommé Erik, le père de ce dernier se met dans une colère noire et manque sauter à la gorge du paternel d’Antoine, Louis Lafarge. C’est fou comme les gens s’énervent vite…

Le vainqueur du tournoi de tennis remportant un repas au restau du casino, le jeune vainqueur et son père décident d’en profiter le soir-même. Au moment de partir, ils se font héler par une connaissance de Louis Lafarge : M. de Noé, riche propriétaire d’une villa avec piscine, qui les invite aussitôt à prendre un pousse-café chez lui.

Ces deux incidents vont sceller le sort du père d’Antoine. Cet été de 1967, il disparaîtra après une nuit d’événements troubles, sur fond de nazisme et de services secrets. Entre temps, son fils fera ses premières expériences : sexe, drogue et chagrin d’amour. Un été impossible à oublier.

Vingt ans plus tard, Antoine, toujours bouleversé par la disparition inexplicable de son père, écrit un livre à la lueur de faits nouveaux. En 1985, un squelette est en effet retrouvé dans un puits non loin de là…

Jeu, set et match pour Antoine. Extrait p. 7. © Dargaud.

Jeu, set et match pour Antoine. Extrait p. 7. © Dargaud.

 

L’Été Diabolik est un récit d’espionnage raconté par un adolescent et qui s’achève avec sa voix d’adulte, ce qui n’est pas la moindre de ses originalités. C’est un album assez pointu en références – que je ne maîtrise pas : lisez plutôt la critique de M. Moubariki – ce qui n’empêche pas le néophyte d’apprécier pleinement l’histoire, tant le suspense est prenant.

Le dessin peut surprendre aussi : traits épurés, couleurs flashy, hors piste… un graphisme sous LSD qui colle bien aux années 1960, époque où se déroule le récit. Chouette lecture pour ouvrir le bal de cet été 2016 !

La campagne est pour le moins chatoyante, par ici ! Extrait p. 12. © Dargaud.

La campagne est pour le moins chatoyante, par ici ! Extrait p. 12. © Dargaud.

Lire aussi : l’avis de Noukette.

L’Été Diabolik, de Smolderen (scénario) et Clérisse (dessin), éd. Dargaud, janv. 2016, 168 p., 21 €.


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2 commentaires sur “L’Été Diabolik, Smolderen & Clérisse

  • Tamara Auteur du billet

    @Noukette : j’avais vu ça, c’est ce qui avait contribué à me décider, le pitch de départ et la couverture m’ayant un peu fait reculer au départ. C’eût été dommage de passer à côté !