Balles perdues, Hill – Matz – Jef 1


© Rue de Sèvres.

© Rue de Sèvres.

Dans l’Amérique des années 1930, à l’époque de la prohibition, le tueur à gages Roy Nash purge une peine de prison à Joliet (Illinois). Mais la mafia de Chicago vient l’en sortir plus tôt que prévu. Avec un objectif : lui proposer un contrat. Roy Nash doit retrouver trois types qui ont attaqué un fourgon blindé l’année précédente. Le problème ? Ils se sont barrés avec un demi-million de dollars sans reverser une part à la mafia comme il était convenu.

De Roy Nash, on ne connaît pas grand-chose. Ses cheveux noirs gominés, ses yeux verts et son costume-cravate lui donnent un air respectable. Dans le gousset de sa montre, la photo d’une jolie femme. Sa seule faiblesse, car dans son boulot, il n’a aucun scrupules à se servir d’un flingue, d’une mitraillette ou de ses poings pour se débarrasser de ses cibles et de tous ceux qui se mettront sur son chemin.

Balles perdues est un thriller bourré d’adrénaline et de testostérone, où s’enchaînent scènes de bastons et changements de décor, comme dans les meilleurs films de gangsters. Quelques femmes aussi, un flic suspicieux et un final très réussi (gloups).

Ce bel album marque la première collaboration entre l’Américain Walter Hill (cinéaste et scénariste) et les Français Matz (scénario) et Jef (dessin). J’y ai retrouvé avec grand plaisir l’univers sombre et les superbes dessins de Corps et Âme (leur seconde collaboration). Un « polar sentimental » (comme l’appelle Matz dans la dédicace qu’il m’a faite au salon Livre Paris) que je vous recommande vivement (tiens, ça me donne envie de revoir Les Incorruptibles).

Quand Roy Nash demande du whisky, on lui sert du whisky, mec. (Extrait p.7) © Rue de Sèvres.

Quand Roy Nash demande du whisky, on lui sert du whisky, mec. (Extrait p.7) © Rue de Sèvres.

Balles perdues, de Walter Hill, Matz et Jef, éd. Rue de Sèvres, janv. 2015, 128 p., 18 €.


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