Promesse, Jussi Adler-Olsen


© Albin Michel.

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Ce sixième volet des enquêtes du Département V, le service de police chargé des cold cases au Danemark (sorti tout droit de l’imagination de Jussi Adler-Olsen), est le premier que je lis. Peut-être est-ce la raison pour laquelle j’ai mis un peu de temps à entrer dans le roman : c’est toujours plus facile quand les personnages principaux nous sont familiers. Il a donc fallu que j’apprivoise Carl Mørck, le chef, son assistante Rose, une femme de caractère, et Assad, son fidèle collaborateur syrien depuis sept ans.

Tout commence par un appel à l’aide d’un collègue flic sur l’île de Bornholm. Incapable de trouver le responsable d’un « accident » qui a coûté la vie à une jeune fille, Alberte, en 1997, ce policier a passé les dix-sept dernières années à récolter témoignages et indices sur son temps personnel. Un acharnement qui lui a coûté un divorce et l’éloignement de son fils unique. Mais quelques heures après avoir contacté le Département V, il se suicide.

Voilà le trio embarqué presque de force dans un cas poussiéreux, aux pistes mille fois ressassées par le policier local. Pourtant, à force de tirer des fils, Carl Mørck et son équipe vont obtenir des résultats intéressants, impliquant secte, hippies, pendule, pierres de soleil et passion amoureuse. Parallèlement à l’enquête, le chef doit régler quelques problèmes familiaux lors d’un enterrement piégé. On suit aussi des épisodes de la vie d’autres personnages, mais la plupart ne font pas long feu vu qu’ils dérangent un meurtrier qui ne s’embarrasse pas de scrupules lorsqu’il s’agit de défendre ses intérêts.

Une fois passé le début un peu laborieux, j’ai trouvé l’enquête suffisamment prenante pour poursuivre jusqu’au bout des 650 pages que compte la version brochée de ce volet. Si l’équipe du Département V est originale et intrigante, il m’a sans doute manqué son historique pour apprécier pleinement les rebondissements concernant chacun de ses membres.

Pour moi, Promesse tient la sienne : celle d’un bon polar, que je ne rangerai toutefois pas dans la catégorie des page-turners, vu qu’il ne m’a absolument pas empêchée de dormir ! Je lirai sans doute un jour les cinq précédents tomes… et les quatre suivants qui achèveront la série, si j’en crois le reportage consacré à Jussi Adler-Olsen par le magazine LIRE ce mois-ci.

Promesse, Jussi Adler-Olsen, éd. Albin Michel, 650 p., janv. 2016, 22,90 €.

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