Haut de gamme t.2, Binet


©éd. Dargaud

©éd. Dargaud

Binet n’est pas que le papa de Robert et Raymonde Bidochon, c’est aussi un grand fan de musique. Dans Haut de gamme, dont Ma non troppo est le second tome, il se penche sur cas(tastrophique) des amateurs qui s’attaquent sans complexes à de grands compositeurs, sans se soucier de faire d’un opéra de la marmelade insipide.

Comme cette bande d’ados aux noms exotiques (Exterminator, Destroy et Killer) qui vont s’attaquer à une passacaille de Jean-Sébastien Bach, à la sauce « déstructurée » : orgue, basse et batterie sur fond de Creeping Dead… De quoi déstabiliser légèrement leur public venu assister à la messe. Ou encore ce professeur de piano qui s’indigne du piètre accent allemand de la cantatrice venue chez lui s’exercer à un Lied de Mendelsshohn.

On l’aura compris, l’auteur se moque gentiment de ces « amatueurs » de chefs-d’œuvre… tout en reconnaissant que l’art, c’est aussi un grand espace de liberté, et que chacun peut se l’approprier (de préférence, sans partager son œuvre avec ses voisins).

C’est assez drôle, même pour qui ne connaît rien aux compositeurs classiques, à l’allemand ou aux règles de l’art (non, on ne met pas de rangers pour jouer de l’orgue !). Mon seul regret : être incapable de déchiffrer le morceau « Deuxième de couv » composé par Binet pour ladite page ! Ce bémol mis à part, j’ai bien apprécié cet interlude BD monochrome entre deux gros morceaux en prose.

Ma non troppo, p.6. ©Dargaud.

Ma non troppo, p.6. ©Dargaud.

 

Haut de gamme, t.2, éd. Dargaud, sept. 2015, 48 p., 10,60 €.

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