La Faiseuse d’anges, Camilla Läckberg 5


©Actes Sud.

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Le Père Noël n’est pas infaillible, et j’en ai la preuve ! Alors qu’il devait me déposer, en décembre dernier, la suite de La Sirène au pied du sapin, à savoir Le Gardien de phare, je me suis retrouvée avec La Faiseuse d’anges entre les mains. Que voulez-vous, je n’allais tout de même pas lui envoyer une lettre de protestation… c’est qu’il n’est plus tout jeune, le pauvre ! Alors j’ai lu la suite de la suite, et j’espère pouvoir lire la suite (donc le précédent roman) dans six mois (j’espère que je suis claire, Santa Claus ?).

Mis à part quelques spoilers sur la vie familiale d’Erica et de sa sœur Anna, il n’y a pas grand mal à lire les tomes précités dans le désordre, chacun permettant à la célèbre écrivaine de Fjällbacka de résoudre un mystère macabre. La Faiseuse d’anges commence par une sordide histoire de mère tueuse d’enfants… C’était il y a bien longtemps, au début du XXe siècle, et la coupable a été punie pour ses crimes.

Quelques dizaines d’années plus tard, en 1974 précisément, une autre terrible affaire se produit sur l’île de Valö, non loin de Fjällbacka. Une famille entière disparaît en plein repas pascal, à l’exception d’un bébé, qui a survécu à ce qui s’est passé (et dont la police de l’époque n’a aucune idée). Trente ans après, ce bébé est devenu une jolie femme : Ebba revient à Valö avec son mari, dans la maison du drame de son enfance, pour la transformer en gîte. Mais des incidents ne tardent pas à se produire alors que le couple restaure l’endroit. Et naturellement, Erica vient mener l’enquête dans le dos de Patrick, son policier de mari… comme d’habitude, quoi ! Sauf que cette fois, elle a pour complice le vieux flic Gösta, qui n’a qu’une trouille : se faire prendre en flagrant délit par Patrick !

Je ne sais pas où Camilla Läckberg va chercher ses idées d’intrigue, mais franchement, c’est toujours terrible ! Et à côté de ça coule le long fleuve tranquille (enfin, presque) de la vie de la famille d’Erica, qui partage son temps entre enfants, mari, écriture et résolution d’énigmes policières. Et le pire, c’est qu’elle ne s’en sort pas si mal ! En revanche, c’est moins facile pour tante Anna et pour Martin, le jeune coéquipier de Patrick.

À bien y réfléchir, lire les romans de cette série, c’est un peu comme recevoir une carte postale de la famille éloignée : même si ce ne sont pas toujours de bonnes nouvelles, on est content de savoir ce que deviennent les personnages, comment les choses évoluent pour eux. Avec en bonus un petit mystère à résoudre !

La Faiseuse d’anges, Camilla Läckberg, éd. Actes Sud, juin 2014, 437 p.


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