Temps glaciaires, Fred Vargas


©Flammarion.

©Flammarion.

D’après ce blog, je n’avais pas lu Fred Vargas depuis 2009. Comme le temps passe ! Le temps, c’est justement un des facteurs au cœur de Temps glaciaires. Il est question de la mort de voyageurs en Islande, il y a dix ans de cela. Mais aussi d’une association d’admirateurs de Robespierre (oui, celui de la Terreur, guillotiné en 1794). Tout cela fait partie d’une grosse boule d’algues que doit démêler le commissaire Adamsberg.

Des suicidés, des indices en veux-tu en voilà, des coïncidences, un sanglier, un Danglard sceptique, des phoques, des perruques bouclées… Un imbroglio qui demandera patience et persévérance à l’indolent chef de la brigade criminelle parisienne, qui voyagera plus que de raison : de la place de la Convention (qui a un nom officiel tout autre, mais que tout le monde appelle ainsi, soit dit en passant) jusqu’au Creux, de l’Islande à la Bourgogne… Il n’est pas dit que la police n’use pas ses chaussures pour résoudre les enquêtes ! Et quand son équipe doute de lui, il se trouve toujours une Violette ou un Veyrenc pour assurer les arrières d’Adamsberg. Lequel, comme toujours, finit par avoir le dernier mot (p. 490).

J’ai beaucoup aimé ce nouveau cru (qui a changé de cave, Vargas ayant quitté Viviane Hamy pour Flammarion), notamment l’ambiance sanglante (mi-viande, mi-révolutionnaire) qu’il dégage, et ses paysages citadin, campagnard et insulaire recouverts d’un épais brouillard de mystère. Idéal pour les vacances, si vous n’êtes pas trop impatient-e de vous y plonger !

Temps glaciaires, Fred Vargas, éd. Flammarion, mars 2015, 490 p., 19,90 €.

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