Code 1879, Dan Waddell 4


©Actes Sud.

©Actes Sud.

Un genre que je n’avais encore jamais rencontré sur ma route : le polar généalogique ! Code 1879 commence de façon classique : un cadavre est retrouvé à Londres. Petite originalité : ses deux mains sont manquantes, et une inscription incompréhensible est gravée sur sa peau. Très vite, Grant Foster, l’inspecteur chargé de l’affaire, fait appel aux services de Nigel Barnes, un trentenaire à son compte, spécialisé dans les recherches généalogiques. S’il n’a jamais travaillé pour la police, Nigel se passionne très vite pour l’enquête, d’autant qu’elle l’entraîne dans les quartiers mal famés de la capitale de la fin du XIXe s.

Je ne suis pas particulièrement attirée par la généalogie (un passe-temps de seniors, nous fait comprendre Nigel avec humour), mais j’ai été fascinée par cette pratique et l’immense champ de possibilités qu’elle offre lorsqu’il s’agit de retrouver des personnes à partir de très peu d’indices. Ce polar a un petit côté administratif et poussiéreux non dénué de charme, et l’intrigue tient le lecteur parfaitement éveillé avec un deuxième meurtre qui fait redouter l’existence d’un serial killer aux motivations obscures. Je n’insiste pas sur les flash backs, vous aurez compris que passé et présent sont étroitement liés ici.

Ne vous fiez pas aux apparences, l’action est bien présente dans ce récit, lequel contient aussi un peu de romance et une bonne dose d’adrénaline ! Beaucoup de descriptions des personnages, d’analyse psychologique, de détails sur les lieux : s’il s’agit d’un premier roman policier, Dan Waddell est loin d’être novice dans l’écriture, puisqu’il est journaliste pigiste (payé à la pige, c’est-à-dire pour chaque article commandé) pour plusieurs tabloïdes britanniques. Pour la petite histoire, c’est à la naissance de son premier enfant qu’il a entamé quelques recherches généalogiques et qu’il a découvert un secret de famille… ce qui lui a donné l’idée de ce roman policier.

La fin m’a convaincue, et en refermant Code 1879, j’ai eu envie de découvrir la suite de la série (Depuis le temps de vos pères et La Moisson des innocents)… mais pas d’entreprendre des recherches généalogiques, un passe-temps qui me semble assez fastidieux, nécessitant beaucoup de patience et surtout de temps, un bien de luxe que je ne peux m’offrir pour le moment !

Code 1879, Dan Waddell, éd. Actes Sud, janv. 2012, 361 p., 8, 70 €.


Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

4 commentaires sur “Code 1879, Dan Waddell

  • Missiquoi

    Je n’ai lu que 130p de code1879 mais je ne pense pas que je vais le terminer.La galerie de personnages me semble artificielle avec le grand flic qui porte le fardeau de son « crime », la jolie fliquette qui contrebalance son cynisme,le flic asiatique, la clocharde gitane gouailleuse,le généalogiste parce qu’il faut bien un cérébral pour dénoncer « l’incontinence émotionnelle de notre époque »…..Quand je pense que j’ai commandé deux romans de cet auteur…;)
    Je suggère plutôt L’affaire de road hill house de Kate Summerscale si on aime les enquêtes qui se déroule à l’époque victorienne.C’est un livre qui m’a vraiment passionné.

  • Tamara Auteur du billet

    @Missiquoi : ça t’apprendra à être trop gourmande, deux romans d’un coup, tssss… 😉 Bon, dommage que tu n’aies pas accroché. Je reconnais que les personnages sont un peu caricaturaux (à part Nigel, je trouve, qui n’a rien d’extraordinaire, mis à part son métier), mais cela ne m’a pas dérangée. J’ajoute le titre que tu cites à ma liste des polars à découvrir, merci ! 🙂

  • Missiquoi

    Je t’en prie.L’achat de 2 romans ne me plaisant pas n’a pas entamé ma générosité en conseils(je suis un homme désolé si mon pseudo a pu semer la confusion miss Marple ; )).

  • Tamara Auteur du billet

    Oups, navrée de la confusion des genres, m’sieur Missiquoi ! Reconnais que les statistiques sur les personnes fréquentant les blogs de lecture ne jouent pas en ta faveur ! 😉 (Mais je plaide coupable quand même !)