La Saison des mangues, Cécile Huguenin 6


©Ed. Héloïse d'Ormesson.

©Ed. Héloïse d’Ormesson.

Le choc des cultures, l’amour maternel, les croyances, le sens que l’on donne à sa vie – que l’on soit un jeune en quête d’idéal ou un adulte en quête de soi – voilà quelques-uns des thèmes au cœur de La Saison des mangues. Mais ce roman est avant tout un voyage. De Paris à l’Afrique, en passant par l’Angleterre et par son ancienne colonie indienne, le lecteur est transporté. Transporté à travers des continents, mais aussi des cultures, des époques, grâce à l’écriture sensible et sensuelle de Cécile Huguenin, dont c’est le deuxième livre, après Alzheimer mon amour.

Au centre de l’histoire : Anita. C’est celle qui fait le lien entre tous les personnages. Elle est la fille de Radhika, une jolie Indienne exilée en Angleterre quelques temps après son mariage avec un major anglais. Elle est l’épouse de François, rencontré alors qu’elle est adolescente, lorsque sa mère la ramène sur la terre de ses ancêtres. Elle est aussi la mère de Mira. Une fille unique, lumineuse, altruiste.

Aujourd’hui, alors qu’Anita prépare son petit-déjeuner multiculturel (des œufs au bacon saupoudrés de curcuma), son cœur se serre. Mira a disparu : partie en Afrique pour un projet humanitaire, elle n’a plus donné de nouvelles depuis six mois. Qu’est-elle devenue ? Même si le lecteur le découvre vite, grâce à Fatou, l’interprète des rêves, ce n’est pas la réponse à cette question qui compte. Ce qui compte, c’est le voyage que l’on fait, sur les pas de Radhika, puis d’Anita, puis de Mira. Pour cette dernière, c’est en fait un jeune homme que l’on suit : Laurent de Laurentis. Un étudiant de 22 ans, issu d’une famille aisée, qui part pour mieux se retrouver dans ce même coin de brousse où se trouve Mira.

Et pour connaître le destin de tous ces personnages, je vous invite à faire vous-même ce périple, à prendre le temps de découvrir les épices, les sentiments d’une mère, la générosité d’une jeune fille au cœur d’or et à la peau couleur de mangue fraîche. Un roman dont les thèmes m’ont fait penser à Quand viennent les cyclones d’Anita Nair, que l’on lit à certains moments avec la gorge serrée, mais dont on sort avec l’envie de profiter de chaque moment que la vie nous offre.

Et à ce propos, j’espère que Cécile Huguenin nous offrira bientôt son troisième cadeau littéraire… peut-être plus joyeux, celui-là ?! (Oui, je fais mon marché, vu que je suis ici chez moi 😀 ).

La Saison des mangues, de Cécile Huguenin, éd. Héloïse d’Ormesson, janv. 2015, 176 p.


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6 commentaires sur “La Saison des mangues, Cécile Huguenin

  • Tamara Auteur du billet

    Christian : m’enfin, tu n’as rien de mieux à faire que de surveiller mes coquilles ?! :mrgreen: (Je n’y peux rien, je fais un blocage sur le prénom Bernard, qui était destiné à ma sœur si elle était née garçon !)

  • C. Sauvage

    C’est là tout mon problème: ne rien à avoir à faire sauf chasser la coquille… Bonjour à Bernadette pour la peine !