Glenn Gould – Une vie à contretemps, Sandrine Revel 2


©Dargaud.

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Je vais être franche : que savais-je de Glenn Gould avant de lire cet album ? Absolument rien ! Mais désormais, je peux vous en raconter, des choses, sur la vie de ce pianiste canadien hors du commun !

Cette bande dessinée retrace les cinquante années de vie de Glenn Gould (1932-1982). Dès le début, on le voit sur un lit d’hôpital. Et puis on replonge dans son enfance, à Toronto, lorsque sa maman lui faisait deviner les notes d’un accord. Et tout le récit est fait de bonds dans le présent et le passé, alternant les points de vue de la famille de Gould (ses parents, sa cousine Jessie), et de ses relations professionnelles (professeurs, techniciens des studios d’enregistrement…).

Ainsi, on découvre l’artiste mais aussi l’homme : sa solitude, ses manies (jamais sans mes pilules !), sa frilosité, son perfectionnisme, son amour pour ses animaux. Un portrait fait de nombreuses anecdotes, racontées de façon pudique. La seule femme qu’il a aimée – mais n’a pas su garder – est à peine évoquée. L’essentiel tourne quand même autour de la musique, de nombreuses planches sont d’ailleurs consacrées à des vignettes zoomant sur ses mains en train de jouer du piano. On comprend pourquoi il décide d’arrêter les concerts alors qu’il remporte un succès international, pourquoi il est loin de tout star system.

À quelques exceptions près, les couleurs de la BD a font penser à des Polaroïd : des dégradés de gris, de bruns, d’ocre… Parfois, des touches d’un rouge éclatant viennent secouer le lecteur. Certaines planches ont l’air de véritables aquarelles. J’aime assez les tonalités de cette bande dessinée, un peu moins les traits des visages. En revanche, j’ai beaucoup apprécié les dix dernières pages, la mise en scène du départ de Glenn Gould est à la fois poétique et émouvante.

Page 16 - ©Dargaud.

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Page 17 - ©Dargaud.

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Naturellement, cette lecture m’a donné l’envie d’écouter ses enregistrements (à commencer par les Variations Goldberg), ce qui est extrêmement facile grâce à Spotify, Deezer et tutti quanti, mais aussi grâce à la playlist et à la « discographie raisonnable » figurant en annexe de l’album. Eh bien, je confirme : quel talent ! 🙂

 

 Glenn Gould, une vie à contretemps, éd. Dargaud, mars 2015, 128 p., 21 €.


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2 commentaires sur “Glenn Gould – Une vie à contretemps, Sandrine Revel