Lost River, Ryan Gosling 2


© photos : The Jocker films.

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Lost River, premier long métrage de l’acteur canadien Ryan Gosling, est un film à la frontière entre deux univers : le monde réel, dans lequel une mère et ses enfants sont sur le point de se faire expulser, et un monde fantastique et troublant comme peuvent l’imaginer des adolescents.

Billy, incarnée par la sublime Christina Hendricks (Mad Men, Drive), élève seule ses deux fils dans une petite ville américaine dévastée par la pauvreté et le chômage. Franky sort à peine des couches. Bones (Iain De Caestecker), son aîné, est un adolescent dégourdi qui va voler du cuivre dans les bâtiments abandonnés de Lost River afin de ramener un peu d’argent à la maison. Une pratique qui rend fou de rage le sadique Bully, un voyou qui se considère comme le maître des lieux et n’hésite pas à châtier les contrevenants. Bones a une amie de son âge, Rat (Saoirse Ronan), qui vit avec sa grand-mère dans la maison d’en face.

De son côté, Billy doit faire face à la menace d’expulsion. Elle tente de négocier avec son nouveau banquier, Dave (Ben Mendelsohn), mi-charmant mi-pervers, qui lui conseille de prendre un boulot dans un endroit pour le moins étrange : un cabaret inspiré notamment du théâtre du Grand-Guignol. On y voit des scènes macabres et sanguinolentes, et Cat (Eva Mendes) fait la joie du public lorsqu’elle se fait transpercer par des lames.

Femme combative et fragile à la fois, Billy se sent en confiance dans le taxi conduit par l’acteur Reda Kateb (aussi à l’affiche de L’Astragale). Malgré les événements tragiques qui s’enchaînent, elle fait tout ce qui est en son pouvoir pour sauver ceux qu’elle aime.

Dans ce film, Ryan Gosling revisite le thème de la famille en détresse et s’inspire des films des années 1980. « C’est un peu Les Goonies en plus sombre », a-t-il expliqué lors d’une avant-première à laquelle j’ai eu la chance d’assister (et durant laquelle j’ai miraculeusement échappé à la crise cardiaque). « Un conte noir qui s’inscrit dans le réel », a ajouté Reda Kateb (le mec cool dans toute sa splendeur). Si le film a été tourné à Détroit, Lost River pourrait incarner bien d’autres endroits sur Terre. « Je ne voulais pas faire un film sur Détroit, mais raconter le point de vue de deux adolescents qui ont besoin de croire en une porte de sortie, même mystique », a expliqué le réalisateur.

J’ai beaucoup aimé les personnages de ce film, l’atmosphère fantasmagorique qui s’en dégage, les ruines de cette ville fantôme éclairée aux néons… Je mets un bémol sur la fin : d’après la bande-annonce, je m’attendais à une partie sous-marine plus développée, mais en fait, l’histoire n’est pas là. Un film esthétique et déroutant, au cours duquel on manque parfois d’oxygène !

 

Et sinon, il est comment Ryan, en vrai ?

Hum, voici une liste non exhaustive : 

Sexy, surtout quand il sourit. (Admirez ma résistance à mettre un cœur ici.)

Plus bavard que dans Drive (ha, ha !).

Drôle (« Pourquoi vous avez choisi de vous mettre à la réalisation ? – Pour la garantie de l’emploi ! Si on ne m’embauche pas comme acteur, je m’embaucherai comme réalisateur ! »).

Il porte à merveille la chemise de bûcheron à carreaux marron (bon, vous me direz, comme il est Canadien, c’est tout naturel. (Amis des clichés, je vous salue.))

Et il aime les chiens, qu’il n’hésite pas à étaler sur ses jeans haute couture (bah, en vrai, je n’en sais rien, c’était peut-être un Gap).

Et parce que je sympa, je partage mes photos avec vous, chères lectrices (et lecteurs, si vous êtes arrivés jusqu’en bas !) de Tamaculture.  

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Lost River, un film de Ryan Gosling, durée : 1h35. Sortie : le 8 avril 2015.


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2 commentaires sur “Lost River, Ryan Gosling

  • cathulu1

    Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, ma fille y était aussi ! pas encore eu de compte rendu mais grâce à toi, je vais pouvoir crâner ! merci ! 🙂

  • Tamara Auteur du billet

    Non ?! J’aurais bien aimé la croiser, ta fille ! Mais on était relativement nombreux, il faut bien le reconnaître ! 😉