Un amour exemplaire, Florence Cestac et Daniel Pennac 6


©Dargaud.

©Dargaud.

Des histoires d’amour, on en connaît tous à la pelle (au moins dans la littérature, haha). Mais des histoires d’amour aussi fortes et imputrescibles que celle de Jean et de Germaine, là, je vous mets au défi de m’en citer deux sans réfléchir ! Mais reprenons depuis le début.

Daniel Pennac (oui, le seul, l’unique, mon auteur fétiche de seconde (c’était dans les années 1990, du temps où la famille Malaussène n’avait pas encore vécu toutes ses aventures et ne savait pas qu’elle serait un jour adaptée au cinéma)) et Florence Cestac (dessinatrice de bandes dessinées et co-fondatrice des éditions Futuropolis) ont rendez-vous dans un restau parisien. Là, Daniel raconte à Florence l’histoire d’amour qu’il aimerait qu’elle dessine.

Vous avez compris (parce que vous avez l’esprit prompt malgré le passage à l’heure d’été) : il s’agit d’un récit imbriqué, oscillant entre les scènes de la brasserie (à côté de nos deux auteurs, le garçon de café et des clients ramènent leur fraise) et les scènes du passé, telles que les raconte Pennac. Au cœur de ses souvenirs : l’amour fou des voisins sexagénaires de sa grand-mère, à qui il rendait visite chaque été, avec son frère Bernard, dans l’arrière-pays niçois.

Jean et Germaine, ce sont de sacrés personnages, du genre à vivre d’amour et d’eau fraîche… sauf qu’eux, c’est d’amour et de livres (en édition originale, s’il vous plaît). 

Je n’ai pas envie d’en dire davantage, afin de laisser intact le plaisir de la découverte. Sachez simplement que le texte est fin et drôle (encore plus à la relecture, parce que la première fois, on dévore l’histoire trop vite, glouton que l’on est). Dès les premières bulles : 

Page 3 - Un amour exemplaire ©Dargaud.

Page 3 – Un amour exemplaire ©Dargaud.

Et bien sûr, l’histoire en elle-même est follement touchante, les personnages sont hyper attachants, les références littéraires omniprésentes, les dessins ont un côté familier (les nez, sûrement !) fort sympathique. Pourtant, tout n’est pas rose dans leur vie, à Jean et Germaine. Ils ont dû faire des choix difficiles (affronter leurs parents, pour commencer), vivre de jobs étonnants… Mais qu’importe, ils sont heureux, parce qu’ils sont ensemble. Cela donne envie de tomber en amour, comme disent nos cousins québécois ! Ai-je besoin d’en dire davantage ? Bien sûr que non, vous allez courir l’acheter, cette BD ! 😀

N.B. : un album dont j’apprécie la dédicace.

P.-S. : Pennac et Cestac, avec deux noms qui riment comme ça, comment voulez-vous que ça ne colle pas entre eux ?! (Certes, le fait que l’un sache raconter des histoires et l’autre dessiner y est aussi pour quelque chose.)

Fin officielle de ce billet (sous réserve d’un changement d’avis de son auteur).

Un amour exemplaire, éd. Dargaud, avril 2015, 64 p.


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