L’amour est dans le foin, Angela Morelli 3


©HQN.

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Pour dépanner Gisèle, une copine de son amie Émilie (comment, vous n’avez pas lu L’Homme idéal (en mieux), le premier volet de cette saga angelesque ?!), Louise, juriste parisienne à fond dans son boulot, accepte de passer le mois de juillet dans la campagne normande. L’objectif officiel : surveiller le chantier de la maison secondaire de Gisèle, une grange à foin censée devenir un atelier de peintre.

À dire vrai, cette perspective enchante moyennement Louise : la nature, elle la fréquente surtout sous la forme de légumes surgelés. Mais la jolie quadra à la ligne irréprochable a besoin de passer du temps avec elle-même, loin du rythme frénétique de la capitale. Pourquoi enchaîne-t-elle les relations sans lendemain avec des hommes qui n’ont rien d’autre à lui offrir ? Son implication dans son travail n’est-elle pas une fuite en avant pour éviter cette introspection ? Alors, zou, c’est décidé, la grande blonde aux jambes de gazelle va se mettre au vert pour « se ressourcer » loin de la civilisation… et surtout, loin de la gent masculine. Ce en quoi ses amies, Émilie, Maria et Clara, l’encouragent vivement… tout en prenant les paris sur le fait que Louise ne tiendra pas une semaine.

Et bim, ça ne rate pas ! Avant même d’arriver à destination, alors qu’elle cherche désespérément du réseau dans un pré à vaches,  Louise fait la connaissance de Joffrey, un bel ingénieur reconverti en fermier-apiculteur. Attirée par cet Indiana Jones campagnard au sourire ravageur, Louise sent ses principes ébranlés. Et deux jours plus tard, alors qu’elle revient de son jogging matinal, elle tombe sur Arnaud, l’entrepreneur en charge du chantier de la grange. Un grand gars bourru, limite désagréable… mais dont le corps musclé et les yeux couleur d’orage feraient vaciller la plus vertueuse des femmes.

Autant dire que l’affaire n’est pas dans le sac pour Louise, qui se réfugie dans le sport et les romances de la bibliothèque de Gisèle. Tiendra-t-elle un mois ? Ne comptez pas sur moi pour cracher le morceau !

©Angéla Morelli

©Angéla Morelli

Comme dans le précédent tome, Angéla Morelli saupoudre – avec doigté – cette romance de son humour pétillant, de références en tout genre, de descriptions hautes en testostérone, et d’analyse psychologique (grâce à laquelle les personnages sont à la fois attachants et hyper crédibles)…

L’amour est dans le foin est une romance succulente, un régal aux saveurs de fromage de chèvre et de surgelés Picard, à l’odeur de café et du matin, qu’on finit à peine repu (remerciements inclus !). (Car oui, on en reprendrait bien une part… mais ça tombe bien, l’auteur promet dans les notes de bas de page d’écrire les histoires des autres amies d’Émilie, chouette !).

Mon seul regret : qu’il n’y ait pas eu plus d’échanges entre les copines sur les réseaux sociaux, conversations drolatiques dont je suis friande (mais bon, il paraît qu’elles ont aussi droit de partir en vacances !). (Oui, je suis une lectrice exigeante, parce qu’Angéla le vaut bien. :mrgreen: )

En attendant la suite, retrouvez Angéla Morelli chez Stéphie, qui lui a consacré cette semaine un coup de projecteur, et pour la version en cheveux et en os, au Salon du livre de Paris le week-end prochain !

L’amour est dans le foin (version numérique), éd. HQN, mars 2015, 190 p.


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