Glacé, Bernard Minier 5


©Pocket.

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Envie d’un gros polar à lire au chaud alors que le vent souffle et les flocons virevoltent sous votre fenêtre ? J’ai ce qu’il vous faut ! (Il y avait un indice dans le titre, pour les plus finauds d’entre vous). L’intrigue de Glacé prend place « dans une vallée encaissée des Pyrénées, au petit matin d’une journée glaciale de décembre ». Ce jour-là, tout en haut de la montagne enneigée, une vieille centrale hydroélectrique offre une vue aussi inattendue que macabre : non loin de l’entrée trône un cheval décapité, au corps en partie dépecé. Qui a pu le faire monter là-haut, et surtout, pourquoi ? C’est ce que le commandant Martin Servaz, un quadragénaire divorcé de la police toulousaine, va devoir découvrir, en collaboration avec le capitaine de gendarmerie Irène Ziegler, une jeune femme sportive et perspicace.

Il apparaît rapidement que l’étalon appartenait à Éric Lombard, un jeune héritier de la région, une sorte de Largo Winch du Sud-Ouest qui met immédiatement la pression sur les enquêteurs pour que l’affaire soit traitée de façon prioritaire, même si le cadavre sans tête est celui d’un animal. Coïncidence ou pas, un meurtrier en série suisse, considéré comme ultra dangereux, réside dans un centre psychiatrique de haute sécurité, à quelques kilomètres de là…

Franchement, cela faisait longtemps que je ne m’étais pas plongée avec tant d’enthousiasme dans un gros polar comme celui-ci : l’histoire est très prenante, avec de multiples ramifications (mais on ne perd jamais le fil), bien écrit (les dialogues sonnent juste, le récit est extrêmement détaillé mais sans longueurs). Il y a des scènes dont on espère que notre cerveau les oubliera au plus vite, des personnages terrifiants, du suspense… tout ce qu’on attend d’un bon thriller !

Martin Servaz est un flic dont on apprécie les multiples défauts : on découvre peu à peu son intimité et ses adjoints – un peu spéciaux, eux aussi – bref, on s’inquiète assez rapidement pour lui. Entre millionnaire et psychopathe, expérimentations médicales et tempêtes de neige, c’est tout sauf l’ennui qu’on trouve dans ce premier roman de Bernard Minier (un auteur dont je vais vite découvrir les autres livres !).

Un récit haletant, à lire en apnée par une froide journée d’hiver. 

 Glacé, éd. Pocket, 736 p., mai 2012.


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5 commentaires sur “Glacé, Bernard Minier

  • Tamara Auteur du billet

    @Eléa : il est vraiment très prenant, lance-toi ! (et après, tu sauteras comme moi sur les deux suivants, haha !)

  • Xavier

    Moi aussi je me suis fait avoir le mois dernier avec ce bouquin. J’avais commencé à lire quelques pages, pour voir, en me disant bien que je n’étais pas trop polar et que, de toute façon, les auteurs français sont moins bons que les anglos-saxons sur ce thème…
    Et paf! Quelques centaines de pages plus loin (une fois arrivé au bout, quoi), j’ai été agréablement surpris d’avoir eu si tort 🙂
    Du coup, les autres livres de Bernard Minier viennent d’allonger encore un peu ma liste de livres à lire.

  • Tamara Auteur du billet

    @Xavier : lecture ligne par ligne ou en diagonale ? À mon avis, la première option est dangereuse : risque élevé de laisser échapper un indice ! 🙂