Dans les veines ce fleuve d’argent, Dario Franceschini


danslesveinesEtrange, poétique, un brin nostalgique, un poil philosophique… Ce court roman n’est pas dans la veine (haha) de ceux que j’ai l’habitude de lire. Il a fallu un extraordinaire concours de circonstances (oups, mon petit côté marseillais qui ressort ! En fait, une collègue en scooter ne voulait pas s’encombrer d’un livre, et moi je n’avais rien à lire pour mon trajet en métro)… Bref, j’ai lu Dans les veines ce fleuve d’argent.

À vrai dire, j’ai eu un peu mal à rentrer dedans, le début me paraissait un peu confus, presque trop « littéraire ». Mais dès que j’ai saisi de quoi il retournait, j’ai été rassurée.

Un type d’un certain âge, Primo Bottardi (précisons que l’histoire se déroule en Italie, comme ce patronyme le laisse à penser), laisse sa femme en plan pour retrouver un vieux camarade de classe, qu’il n’a pas vu depuis des lustres. Pourquoi, me direz-vous (à juste titre) ? Pour lui donner la réponse à une question posée quarante-deux ans plus tôt (mieux vaut tard que jamais, pensez-vous tout bas… et je ne peux pas vous donner tort.)

Et c’est une délicieuse balade le long du fleuve Pô à laquelle on assiste, une plongée dans les flots de souvenirs qui affluent dans la mémoire de Primo au fur et à mesure qu’il se rapproche de son but ultime.

Ajoutez à cela quelques personnages hauts en couleurs (délicieuses lavandières !), des flopées de mots goûteux (à commencer par caviar), et vous aurez une idée de ce petit roman au charme fou. Merci, Camille, pour cette escapade italienne !

 

Dans les veines ce fleuve d’argent, éd. L’Arpenteur/Gallimard, mai 2008, 160 p.

 

 

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