Nymphéas noirs, Michel Bussi 6


nympheas-noirsIncroyable mais vrai : j’ai réussi à ne pas entendre parler de Michel Bussi avant cet été… Pourtant, ses Nymphéas noirs ont obtenu pas moins de cinq prix littéraires en 2011 ! Récompenses amplement méritées, ma foi.

Ce polar de près de 500 pages m’a estomaquée et enchantée. Estomaquée, parce que je n’ai rien vu venir… L’enquête n’est pourtant pas si inhabituelle : un petit village, le meurtre d’un homme, plusieurs pistes suivies par le bel inspecteur originaire du Sud-Ouest, Laurenç Sérénac… Mais il ne s’agit pas de n’importe quel patelin : Giverny est le le village normand dans lequel Claude Monet a choisi de passer les trente dernières années de sa vie, à peindre ses célèbres tableaux de nymphéas (nénuphars). Et Michel Bussi plante son intrigue dans ce décor impressionniste, entre les cars de touristes et la petite école du village, où la jolie institutrice, Stéphanie, lit aux élèves des poésies d’Aragon et les incite à peindre. Comment ne pas se laisser charmer ?

Dès le début, la vieille narratrice nous prévient : à la fin du récit, entre une fillette du village, l’institutrice et elle, une seule sera encore vivante. Bien évident, on s’attache rapidement aux trois personnages, et on espère de tout cœur que la police trouvera l’assassin à temps pour que les prédictions de la « vieille sorcière » ne se réalisent pas.

Entre mari volage, femme jalouse, trafic d’art, peintre ou tableau qui disparaissent… l’enquête est loin d’être un jeu d’enfant. Le dénouement est bluffant et émouvant, je n’en dirai pas plus ! Quel bonheur de découvrir un nouvel auteur aussi talentueux, qui met sa plume au diapason de l’univers de son roman… j’espère que je vais autant aimer ses autres livres !

Nymphéas noirs, éd. Pocket, sept. 2013, 493 p.


Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

6 commentaires sur “Nymphéas noirs, Michel Bussi

  • Missiquoi

    On ne peut pas se fier à tous les prix.Comme une tombe de Peter James en a remporté 2 et c’est un des pires romans que j’ai lu.Encore plus nul que john Grisham.

  • Tamara Auteur du billet

    @Sérialecteur : as-tu lu d’autres titres depuis lors ? (la réponse est sans doute sur ton blog, attends, je file voir ça ! 🙂 )

    @Missiquoi : très juste remarque ! Cela dit, s’il y a plusieurs prix octroyés au même roman, dont des prix décernés par des lecteurs (non professionnels, s’entend), cela inspire quand même confiance, non ? 😉

  • Missiquoi

    Je ne fais confiance qu’en Michael Jordan dans le dernier quart-temps(c’est ce qu’avait répondu dans une sitcom un homme à sa femme qui s’indignait qu’il ne lui fasse pas confiance).Il faut que je pense à renouveler cette réplique qui date du siècle dernier.Sinon j’ai quelques préventions contre les polars et les thrillers.Il en existe des tonnes (auxquels il faut ajouter les séries policières) mais il n’y en a que très peu qui sortent du lot.

    ;

  • Tamara Auteur du billet

    @Missiquoi : ha, ha, c’est vrai que Michael Jordan n’est sans doute plus ce qu’il était, mais je suis d’une génération qui comprend encore la référence ! Comme j’aime les romans policiers et les thrillers, je m’emballe sans doute plus souvent que d’autres lecteurs à leur sujet, mais je persiste dans mon enthousiasme pour les Nymphéas noirs de Michel Bussy…