Les Grandes Espérances, Charles Dickens 7


©Folio.

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Des grandes espérances, j’en avais moi aussi pour l’avenir du petit Pip dont on fait la connaissance dès les premières lignes de cette œuvre de Charles Dickens… Il faut croire que cela faisait trop longtemps que je n’avais pas mis les pieds dans l’univers du plus célèbre auteur victorien (depuis décembre 2009, me souffle ce blog-mémoire). 

Le jeune Philip Pirrip, dit Pip, est un orphelin (notons qu’on n’est jamais dépaysé, avec Dickens !) d’une dizaine d’années, élevé par une sœur de vingt ans plus âgée que lui, et dont le caractère me permet de la décrire en un mot : mégère. Elle a, heureusement pour Pip, épousé un forgeron au grand cœur, Joe Gargery, dont le caractère aimable – voire soumis – le contraint à subir en silence les coups de torchon de sa femme.

Par un soir humide de brouillard, alors que Pip rentre du cimetière, il fait une rencontre effrayante au milieu des marais : un forçat violent et affamé menace de le tuer, à moins qu’il ne lui rapporte une lime pour scier ses fers et des vivres. Naturellement, s’il en parle à qui que ce soit, la brute le retrouvera pour exécuter sa menace. Cette aventure marque un angle droit dans la trajectoire toute tracée du petit garçon. Quelques années plus tard, une autre rencontre décisive se produit avec une vieille dame pleine d’argent et d’aigreur (son fiancé l’a abandonnée le jour de leur mariage – depuis, elle vit enfermée dans reliques du jour fatidique). Cette femme, miss Havisham, élève une très belle jeune fille prénommé Estelle, qui envoûte Pip au premier regard.

Après avoir commencé une formation à la forge, comme apprenti de Joe, Pip se voit attribuer une rente par une personne qui souhaite rester anonyme, mais que Pip identifie vite comme miss Havisham. Dès lors, il quitte sa modeste condition et part à Londres plein « de grandes espérances » (le roman est parfois traduit sous ce titre en français).

J’ai cru, moi aussi, que plein de bonnes choses allaient lui arriver, mais c’était sans compter sur toutes sortes de difficultés sans lesquelles Dickens ne serait pas Dickens ! Rappelons que l’auteur considère qu’il s’agit là d’une de ses meilleures œuvres, et loin de moi l’idée de le contredire.

Richesse et pauvreté, forçats et gentlemen, hommes de loi douteux, femmes aimantes ou sans cœur, illusions, hypocrisie, amitié… Les personnages et les thèmes abordés dans Les Grandes Espérances sont trop nombreux pour que je les détaille ici. En tout cas, je suis heureuse d’avoir choisi de lire ce roman foisonnant durant mes vacances, car j’ai compati aux mésaventures du narrateur jusqu’à la fin (laquelle m’a plu, soit dit en passant) sans que cela affecte mon moral en béton !

Quoi qu’il en soit, c’est – vous l’aurez compris – un livre à mettre dans votre PAL (pile à lire) si vous ne l’avez pas encore lu. Quant à moi, je n’en ai pas fini avec Charles : j’ai fait l’acquisition de ses œuvres intégrales… mais je ne lirai pas tout d’une traite, pour sûr !

©Cess

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Les Grandes Espérances, de Charles Dickens. Première parution en feuilleton : déc. 1860-août 1861. Lu en livre numérique.


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7 commentaires sur “Les Grandes Espérances, Charles Dickens

  • Tamara Auteur du billet

    @Papillon : un mois anglais ? Zut alors, j’ai raté ça ! Il faut vraiment que je trouve le temps de traîner sur la blogo ! ^^

  • Tamara Auteur du billet

    @Praline : pourquoi te ferais-tu lyncher ? Tous les goûts – y compris littéraires – sont dans la nature ! En tout cas, ici, tu as le droit d’exprimer ton non-amour de Dickens sans que quiconque y trouve à redire ! 🙂

  • Missiquoi

    Salut je suis d’accord avec Praline.Quand j’ai lu Oliver Twist je me suis demandé
    pendant toute la lecture si je n’avais pas une version expurgée entre les mains.A mes yeux Les cendres d’Angela de frank McCourt a fait tomber de leur piédestal tous les romans sur l’enfance écrits par Dickens.
    Tamara Je ne sais pas quel livre tu lis en ce moment mais je suis sur que son absence de ton sac constituerait un crève-coeur pour tout voleur à la tire bibliophile digne de ce nom.