Nos étoiles contraires, Josh Boone 3


©20th Century Fox.

©20th Century Fox.

Attention, la deuxième phrase va piquer un peu. Les gens, j’aimerais que vous alliez voir un film sur des ados qui ont un cancer. (Voilà, le plus dur est passé). Je sais, ce n’est pas vendeur comme ça, mais attendez de lire la suite.

Nos étoiles contraires n’est pas un film sur le cancer, c’est une histoire d’amour et d’amitié, une ode à la vie, qui incite à une prise de conscience sur la valeur de chaque moment heureux, de chaque café du matin que l’on ne savoure pas forcément comme on le devrait.

Hazel a seize ans, et elle souffre d’un cancer de la thyroïde. Elle suit un traitement expérimental qui semble freiner l’évolution de la maladie, mais elle doit respirer à l’aide d’une bonbonne d’oxygène qu’elle trimbale partout avec elle dans un sac à roulettes.

Alors qu’elle se rend (pour faire plaisir à ses parents) à sa séance avec un groupe de soutien, elle rencontre Augustus, un beau gosse de 17 ans, dont le cancer des os est en rémission depuis plus d’un an.

Très rapidement, l’alchimie fonctionne entre Hazel, jeune fille brillante, sarcastique, altruiste et sincère, et Gus, ce garçon au charme naturel aussi convaincant que ses discours. Hazel fait découvrir son auteur fétiche à son nouvel ami. Il s’agit de Peter Van Houten, un Hollandais, qui a écrit un unique livre, Une impériale affliction, qu’Hazel relit en boucle. Les deux ados décident de découvrir, coûte que coûte, ce qu’il advient des personnages du roman après la dernière phrase (d’ailleurs inachevée) de celui-ci.

Sincèrement, j’ai beaucoup aimé cette adaptation du livre pour adolescents de John Green, The Fault In Our Stars (que je n’ai pas lu). Il faut dire que les deux jeunes acteurs qui incarnent les héros sont épatants. Ils ont pourtant des scènes particulièrement difficiles à jouer : même si le film n’est pas axé sur le cancer, la maladie est bien présente, on est loin de Oui-Oui au Pays des Jouets ! Mais Shailene Woodley (Hazel) et Ansel Elgort (Augustus) sont tellement naturels qu’on ne peut s’empêcher de croire à fond à leur histoire. Les parents d’Hazel sont aussi très présents, et on se glisse (trop) facilement à leur place…

Mine de rien, il y a tout de même pas mal de moments drôles. Même avec une épée de Damoclès au-dessus de leur tête, ces jeunes veulent vivre le plus normalement possible et profiter de la vie, de toutes les éternités (si petites soient-elles) qu’elle offre. Et le fameux auteur hollandais, Peter Van Houten, est fort surprenant (je ne détaille pas pour vous laisser le plaisir de la découverte).

Mon seul bémol : une scène qui se passe dans un musée, où les visiteurs applaudissent alors que ça n’arrive jamais dans la vraie vie, pas vrai ? (pour le coup, ça fait plutôt hollywoodien que naturel).

En résumé, on sort de ce film avec les yeux un peu rouges, mais surtout avec l’envie de mieux apprécier soi-même les petites joies simples du quotidien. Ne nous leurrons pas : l’effet Kiss Cool n’est pas permanent, mais on en ressent encore les bienfaits plusieurs semaines après avoir vu le film. Et c’est déjà bien, okay ?

Nos étoiles contraires, un film de Josh Boone, avec Shailene Woodley et Ansel Elgort. Sortie au cinéma : le 20 août 2014. Durée : 2 heures.

 

 

 

 

 


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3 commentaires sur “Nos étoiles contraires, Josh Boone

  • La chèvre grise

    Tout le monde en dit décidément beaucoup de bien. Je n’ai pas lu le livre, et malgré les avis positifs, je n’ai aucune envie d’aller voir ce film. Eventuellement, quand il passera à la télé, et encore…

  • Tamara Auteur du billet

    @La chèvre grise : j’avais aussi peur que ça soit trop triste, mais franchement, le film est à voir !

    @Karine : bah, tout le monde est dans le même cas dans la salle de ciné, tu sais, y a pas de honte à laisser glisser une petite larmounette dans le noir ! 🙂