Morte la bête, Lotte et Søren Hammer 1


 

©Actes Sud.

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Allez, je vous ai assez soûlés ces derniers mois avec l’écossais Peter May, laissez-moi vous présenter Lotte et Søren Hammer, frère et sœur danois dont Morte la bête est le premier roman policier.

L’inspecteur Konrad Simonsen profite de quelques jours de vacances avec son ado de fille, quand son métier le rappelle brusquement à des activités moins réjouissantes. Deux enfants, arrivés de bonne heure à leur école, ont trouvé dans le gymnase cinq corps pendus au plafond. Disposés de façon particulière et sauvagement mutilés, les cadavres mettront du temps à « dévoiler leur identitié » à l’inspecteur Simonsen et à ses collaborateurs.

Et quand une rumeur se propage sur le fait que les pendus sont pédophiles, les policiers doivent en plus faire face à la vindicte populaire : les témoins se font rares, parce qu’après tout, ces gens n’ont-ils pas mérité de finir au bout d’une corde ?

Cette histoire commence de façon très brutale et j’avoue avoir été tentée d’abandonner ma lecture, le sujet étant épouvantable. Mais on se prend facilement d’affection pour ce vieux policier danois, qui m’a un peu fait penser à Erlendur, son pendant islandais. Je reprocherais cependant aux auteurs quelques longueurs (526 pages en poche, ça donne un indice !), quant au dénouement, il m’a un peu laissée sur ma faim. Il est vrai qu’il n’y a pas de rebondissements incroyables, c’est une enquête au long cours, minutieuse et patiente, sans grand suspense, qui laisse tout le loisir au lecteur de se poser des questions morales sur la justice populaire.

Cela dit, l’écriture à quatre mains est, elle, très digeste, et je lirai peut-être l’enquête suivante, Le Prix à payer (déjà un peu moins épais, haha !).

Morte la bête, éd. Actes Sud, coll. Babel noir, mars 2012, 526 p.

 


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Commentaire sur “Morte la bête, Lotte et Søren Hammer

  • katell

    Je l’ai lu dernièrement …j’ai « apprécié » cette lecture qui nous fait porter un autre regard sur la justice populaire….intéressant!