Police, Jo Nesbo


 

©Gallimard.

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Je ne vais pas y aller par quatre chemins : Police, c’est mortel. Et c’est le cas de le dire, puisqu’on a laissé Harry Hole en bien mauvaise posture dans le tome précédent, Fantôme. Et même si j’avais prié Jo Nesbo de rendre Harry happy, ma prière n’a pas vraiment été exaucée.

Mais il est très difficile de parler de ce tome sans spoiler (attendez, je vais voir comment s’en sort l’éditeur en 4e de couverture… ah oui, pas mal). Pour faire simple, on est face ici à des meurtres de policiers… Rien de pire pour mettre en rogne le nouveau chef de la police d’Oslo, Mikael Bellman, un type qui a toujours détesté Harry. Mais ce dernier n’est plus là pour lui mettre des bâtons dans les roues, Bellman a donc le champ libre pour diriger l’enquête comme il l’entend.

Depuis quelques années, rares sont les livres qui me tiennent en haleine des heures durant, la fatigue mettant souvent mon avidité de lecture K.O. Mais les polars de Jo Nesbo en font partie. Je savoure chaque page, avec l’envie irrépressible d’avancer, tout en craignant d’arriver au bout tellement je me régale.

Et en toute subjectivité, Police est un excellent roman policier : des meurtres épouvantables, des personnages secondaires très présents, plusieurs pistes crédibles qui sèment la confusion chez le lecteur-enquêteur, des rebondissements à donner la chair de poule, et à la fin, quand on ne doute enfin de l’identité du/de la coupable, il est trop tard, le piège se referme…

Du grand Jo Nesbo, dont la créativité et l’imagination, dans ce dixième volume de la série Hole, sont à la hauteur de mes attentes de fan inconditionnelle. Pourvu que ce journaliste-musicien-auteur norvégien vive très vieux (il a 54 ans), en bonne santé, avec toujours l’envie d’écrire !

Police, éd. Gallimard (série noire), mars 2014, 594 p.

 

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