Histoires extraordinaires, Edgar Allan Poe


Histoires extraordinaires, Edgar Poe.

Histoires extraordinaires, Edgar Poe.

Charles Baudelaire a traduit et réuni dans Histoires extraordinaires treize nouvelles écrites par l’Américain (je précise pour moi, parce que je l’ai longtemps cru britannique) Edgar Allan Poe, entre 1832 et 1845. Toutes ne m’ont pas séduite, loin s’en faut : certaines sont trop techniques à mon goût, comme par exemple Canard au ballon, qui raconte la traversée de l’océan Atlantique en soixante-cinq heures. Un journal de bord avec force de détails sur la force propulsive de la machine, avec des vis, des cylindres, des leviers, des axes, par pitié, n’en jetez plus ! Dans le même genre, j’ai préféré Aventure sans pareille d’un certain Hans Pfaall, qui raconte l’extraordinaire voyage en ballon entre Rotterdam et… la Lune ! (Certes, des chats sont blessés dans l’histoire, mais la chute est grisante).

Autre nouvelle que je n’ai guère aimée : Manuscrit trouvé dans une bouteille, récit d’un naufragé recueilli sur un bateau fantôme, et qui raconte ses dernières heures dans un journal. Trop fantastique à mon goût, peut-être. Pourtant, j’ai aimé une autre histoire de marin, Une descente dans le Maelstrom, dans laquelle trois frères pêcheurs se trouvent englouti dans un tourbillon marin qui fait penser à un monstre.

Certaines héroïnes m’ont bien effrayée : Ligeia et Morella sont deux femmes qui reviennent d’une façon ou d’une autre hanter leur homme après leur mort, brrrr… Et d’autres nouvelles gravitent autour du magnétisme, une technique pour soigner les malades et faire parler les morts, un brin morbide !

En fait, mes histoires favorites sont celles à énigme : le fameux Double assassinat dans la rue Morgue, notamment, qui semble avoir inspiré Conan Doyle (Dupin, ancêtre français de Holmes ?!), où la résolution du crime sera faite non par la police (qui manque cruellement d’imagination), mais par un chevalier détective accompagné d’un narrateur témoin (tiens, l’ancêtre de Watson !), et ce, grâce à l’analyse minutieuse de la scène du crime et à l’étude de l’impossible et de l’improbable mais possible…

On retrouve Dupin dans La Lettre volée, avec là encore, une intrigue qui m’a fait fortement penser à un roman de Conan Doyle : Un scandale en Bohème (où l’on découvre Irène Adler). Et enfin, ma préférence va au Scarabée d’or, l’histoire passionnante d’une chasse au trésor (là, on est plus du côté de Stevenson !).

J’ai eu plaisir à redécouvrir Edgar Poe, que je n’avais pas lu depuis le lycée, me semble-t-il… Polar, fantastique, science-fiction, il y en a vraiment pour tous les goûts dans ce recueil !

©Cess

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 Histoires extraordinaires, Edgar Allan Poe, première édition en 1856, lu en édition numérique.

 

 

 

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