Les Yeux jaunes des crocodiles, le film de Cécile Telerman 4


©Les films Manuel Munz.

©Les films Manuel Munz.

Tout le monde a lu ou au moins entendu parler du best-seller Les Yeux jaunes des crocodiles, de l’auteur française (née au Maroc) Katherine Pancol, paru en 2006. Aujourd’hui sort sur les écrans son adaptation par une cinéaste belge, Cécile Telerman.

Il y a un mois, j’ai eu la chance d’être conviée à une avant-première grâce aux éditions Le Livre de Poche. Il fallait venir accompagnée… de sa sœur ! (ou, à défaut, d’une amie). J’ai compris après coup pourquoi. Bah oui, pas de chance, je suis une des rares personnes à ne pas avoir lu le roman, donc ma critique du film ne va pas du tout être comparative, hélas pour vous.

C’est donc l’histoire de deux sœurs, une blonde, une brune ; une riche, une pauvre. La première, Iris (Emmanuelle Béart), a toujours été la chouchou de sa mère : jolie et charmeuse, elle est aujourd’hui mariée à Philippe (Patrick Bruel), un avocat associé, et mène une vie oisive dans son grand appartement parisien. C’est à peine si elle croise son fils, âgé d’une dizaine d’années, à qui elle ne s’intéresse guère.

Joséphine (Julie Depardieu), sa jeune sœur, ne lui ressemble en rien. Elle est chercheuse au CNRS en tant qu’historienne spécialiste du XIIe siècle, et a du mal à boucler les fins de mois, son mari (Samuel Le Bihan) étant au chômage depuis un certain temps. Leurs deux filles sont en pleine adolescence, et l’aînée, Hortense (Alice Isaaz), joue les rebelles. Elle ne manque pas d’accabler sa mère lorsque son père fiche le camp avec la coiffeuse du centre commercial : « Mon père s’est cassé parce que t’es moche et chiante »… Gloups. Heureusement que la petite Zoé est plus gentille avec sa mère !

C’est au cours d’un dîner mondain que la vie des protagonistes va basculer : Iris, pour se rendre intéressante, annonce qu’elle est en pleine écriture d’un roman… qui se passe au XIIe siècle. Naturellement, elle n’a ni le talent ni les connaissances pour en écrire le premier mot, et elle demande à sa sœur d’être son nègre. Mais le plan ne va pas se dérouler comme prévu…

L’adaptation des Yeux jaunes des crocodiles est une comédie dramatique fort honnête, ma foi – en tout cas, ma sœur et moi avons passé une bonne soirée ! On se laisse prendre par l’histoire, d’autant que les comédiens sont fort justes dans leurs rôles respectifs : le chômage n’a pas arrangé Samuel Le Bihan, Emmanuelle Béart est très à l’aise en femme au foyer riche et malheureuse, et Julie Depardieu est assez attachante – j’ai compatis à fond les ballons à chaque fois que son aînée l’a agressée verbalement (il paraît que l’adolescence, c’est contagieux, tous les enfants l’attrape un jour ou l’autre…). D’ailleurs, la jeune Alice Isaaz est fort convaincante en ado qui déteste (ou crois détester) sa mère.

Si le fond est dramatique, il y a pas mal de moments drôles (notamment avec Jacques Weber, qui joue le mari de la mère d’Iris et Joséphine), et aussi des situations très touchantes.

Un seul moment ne pas paru crédible… Sans rien dévoiler, c’est peu après que l’on découvre les abdos de Quim Gutiérrez. Franchement, je n’aurais pas eu la même réaction que la demoiselle !

Pour celles et ceux qui ont aimé le roman, n’hésitez pas à revenir me dire ce que vous pensez de l’adaptation cinématographique. Pour ma part, maintenant que je connais l’histoire, je n’ai pas réllement envie d’aller lire le roman… Peut-être attaquerai-je un jour directement le deuxième tome de la trilogie !

 

Les Yeux jaunes des crocodiles, un film de Cécile Telerman, avec Julie Depardieu, Emmanuelle Béart, Patrick Bruel, Samuel Le Bihan, Alice Isaaz, Jacques Weber, Quim Gutiérrez… Sortie : le 9 avril 2014. Durée : 2h02.

 


Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

4 commentaires sur “Les Yeux jaunes des crocodiles, le film de Cécile Telerman

  • Cuné

    Plus ça va, plus j’apprécie Julie Depardieu et j’avais bien aimé le roman, en son temps, j’ai bien envie de le voir, ce film. Mais Emmanuelle Béart, c’est douloureux de la regarder, je trouve, elle n’a plus visage humain.

  • Tamara Auteur du billet

    @Cuné : pareil pour Julie Depardieu, je l’ai trouvée très naturelle dans ce film. Et tout à fait d’accord avec toi pour Emmanuelle Béart, mais le premier choc passé, on s’habitue parce que cela colle à son personnage dans ce film.

  • Chi-Chi

    Je n’ai pas lu le livre non plus mais si il ressemble à ce que tu dis du film, il faudrait que je m’y mette! 🙂