Docteur Sleep, Stephen King 8


drsleepJe ne suis pas certaine d’avoir lu Shining à l’époque, mais ce dont je suis sûre, c’est d’avoir été traumatisée comme il se doit par Jack Nicholson dans l’adaptation cinématographique. Pour la suite des aventures de Dany Torrance, j’ai préféré je jeter sur l’option papier, bien moins effrayante !

Cela peut paraître étrange, mais les romans de Stephen King sont pour moi des « lectures doudous ». Disons que ça me rajeunit de quelque vingt années de relire l’un des auteurs préférées de mon adolescence ! Docteur Sleep (marrant que l’éditeur ait gardé le titre américain, un peu ridicule prononcé à la française !) raconte donc la vie adulte de Dany Torrance, le petit héros de Shining, qui a grandi avec le Don. Un pouvoir mental qui lui a permis de venir à bout de créatures plus monstrueuses les unes que les autres.

Aujourd’hui, Dany exerce des petits boulots qui lui permettent de payer l’alcool qui lui sert d’anesthésiant. Il exerce le plus souvent la profession d’aide-soignant en milieu hospitalier ou maison de retraite. Quand on s’aperçoit de son addiction, on le vire, et il rempile dans une autre ville pour un nouveau cycle boulot-boisson-renvoi. Mais lorsqu’il arrive à Frazier, et il rencontre Billy Freeman, le conducteur du petit train. Sa vie va prendre alors un tournant très différent, et il va devoir retourner affronter ses démons, ainsi que d’épouvantables dévoreurs d’âmes (le Nœud Vrai), aidée en cela d’une petite fille au Don encore plus intense que le sien.

Si le King n’a rien perdu de son talent de conteur, je reconnais que je ne suis plus aussi terrifiée par ses histoires que lorsque j’étais ado (je ne sais pas si c’est un bien ou un mal !). Mais je me laisse embarquer avec autant de plaisir dans les aventures paranormales des personnages, auxquels je m’attache tout autant qu’auparavant. Les intrigues, le suspense, l’intimité avec les héros, tous les ingrédients sont là pour faire frémir les fans. Et c’est donc avec regret que j’ai tourné la dernière page de Docteur Sleep, qui m’a procuré de merveilleuses heures de lecture.

 

Docteur Sleep, Stephen King, éd. Albin Michel, nov. 2013, 587 p.


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8 commentaires sur “Docteur Sleep, Stephen King

  • La chèvre grise (ex Petite Fleur)

    Petite question : est-ce que ce roman peut se lire sans avoir lu/vu Shining ? Parce que je connais très vaguement l’histoire mais je ne me souviens absolument plus des détails.

    Bon, en même temps, un petit visionnage du film ne me ferait pas de mal, hein 🙂

  • Tamara Auteur du billet

    Oh oui, tout à fait, tu comprendras tout sans te rappeler vraiment de Shining (c’était mon cas), les rappels nécessaires sont faits au cours de la narration. 🙂

  • Tamara Auteur du billet

    @Neph : tu as lu le début de « Sale Gosse », une nouvelle qui sort en e-book prochainement ?

  • Tamara Auteur du billet

    @Stephie : ah oui ? Je ne savais même pas qu’on pouvait l’écouter… J’espère que le lecteur prendra une voix d’outre-tombe bien effrayante ! 😉

  • Karine:)

    J’ai failli mourir aussi à cause de la tronche de Nicholson dans Shining… du coup, j’ai un peu peur même si toi, tu es moins impressionnée qu’avant!

  • Tamara Auteur du billet

    @Karine : là, tu peux y aller, je t’assure, ça fait bien moins peur que Nicholson ! 🙂