La Voleuse de livres, un film de Brian Percival 1


La Voleuse de livres. ©20thCF.

La Voleuse de livres. ©20thCF.

N’ayant pas lu le roman éponyme de Markus Zusak, j’ai découvert La Voleuse de livres sans savoir à quoi m’attendre. Au début, tout est blanc : les nuages, les paysages recouverts de neige… Un train file à toute vapeur. À l’intérieur, Liesel et sa famille. Nous sommes en Allemagne à la fin des années 1930.

Les parents de Liesel sont communistes, et donc considérés comme nuisibles par le parti nazi au pouvoir. Ils confient leur fille à un couple âgé d’une cinquantaine d’années, vivant dans une petite ville près de Munich. Rosa n’a pas l’air tendre, mais Hans accueille Liesel avec plus de chaleur (et d’accordéon). Il s’aperçoit rapidement que la petite fille cache un livre volé, mais qu’elle ne sait pas lire. Ensemble, au fil des soirs, ils vont déchiffrer en cachette ce premier « ouvrage » (je ne gâche pas la surprise, le titre est savoureux !).

La Voleuse de livres. ©20thCF.

La Voleuse de livres. ©20thCF.

Bientôt, ils vont devoir partager un secret bien plus lourd : une nuit, Max, le fils d’un ami de la famille, se réfugie chez eux. Il est Juif. Difficile pour une enfant de taire un tel événement, surtout à son meilleur ami, son petit voisin Rudy, un blondinet (mon neveu lui ressemble drôlement, en version encore plus junior !) qui aime la course par-dessus tout.

Comme la Mort est le narrateur de ce récit, on est tout de suite dans l’ambiance… Même si celle-ci ne surgit pas toujours aux moments où on l’attend le plus. Evidemment, un film sur la Seconde Guerre mondiale n’a pas vocation à être gai. Mais ici, de nombreux moments de grâce viennent alléger le fond de l’histoire, et les personnages – y compris Rosa, une mégère au cœur bien plus gros qu’il n’en a l’air – sont extrêmement attachants, servis par des acteurs convaincants. Les livres y jouent un rôle de tout premier ordre, ce qui ne pouvait que me plaire.

Finalement, le seul bémol est pour moi un film un chouilla trop long (2h11), et chargé en émotions (je réitère le conseil que j’avais donné pour Jack et la Mécanique du cœur : âmes sensibles, attendez-vous à avoir la gorge nouée à plus d’une reprise !). Maintenant que je connais le dénouement, je pense que j’aurai du mal à me plonger dans le roman. Ca m’apprendra à respecter l’ordre que je préfère : le livre original d’abord, le film et autres adaptations après !

 

 

La Voleuse de livres, de Brian Percival, avec Geoffrey Rush (Hans), Emily Watson (Rosa), Sophie Nélisse (Liesel), Nico Liersch (Rudy)… Sortie : le 5 février 2014. Durée : 2h11.


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Commentaire sur “La Voleuse de livres, un film de Brian Percival

  • Arthur

    Merci Tamara pour cette critique.
    Je suis assez partagé. Cette période est intéressante et l’histoire semble forte.
    Ma crainte ? Le côté très léché de la production. Ca fait très propre, trop pour cette période justement.
    Mais bon ce n’est qu’un a priori et tu as l’air de trouver que le film est juste et pas trop américain (voilà j’ai lâché le mot).