Jack et la Mécanique du cœur, le film 2


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1874. Par la plus froide nuit d’hiver qu’ait jamais connue Edimbourg, une jeune femme monte sur la colline où vit le Docteur Madeleine, la femme accoucheuse, pour mettre au monde son fils. Hélas, le cœur du bébé a gelé, et Madeleine, un peu sorcière, lui installe à la place une horloge. Celle-ci met en garde le petit garçon, prénommé Jack, lorsqu’il atteint l’âge de dix ans : pour que son cœur-horloge fonctionne correctement, il ne doit ni toucher à ses aiguilles, ni se mettre en colère, ni surtout, tomber amoureux.

Mais à sa première sortie en ville, Jack aperçoit une jolie petite danseuse andalouse à l’air maladroit dont il tombe immédiatement amoureux…

Ces en ces mots, à peu de choses près, que je décrivais La Mécanique du cœur, le roman de Mathias Malzieu en décembre 2009. Quatre ans plus tard, c’est avec un peu d’appréhension que j’ai retrouvé le petit Jack : saurait-il m’émouvoir autant en s’animant devant mes yeux ?

À celles et ceux qui ont aimé le livre : aucune inquiétude à avoir, l’adaptation est très réussie et tout aussi poétique que la version papier. Mathias Malzieu a pris grand soin de ne pas décevoir les fans de son œuvre, en co-réalisant le film avec Stéphane Berla. Le casting des voix est tout aussi soigné : Grand Corps Malade, Jean Rochefort, Arthur H et Olivia Ruiz ont ravi mes oreilles, même si au début, j’ai été surprise d’entendre des voix d’adultes sortant de la bouche des enfants (mais on s’y fait vite).

Si vous n’aimez pas les chansons dans les dessins animés, passez votre chemin ! Moi, je me suis régalée des chansons de Miss Acacia, la Flamme à lunettes m’est restée plusieurs jours dans la tête, et j’ai même eu envie de me mettre au flamenco !

Le graphisme est superbe, les effets spéciaux léchés (j’ai particulièrement aimé le train qui vole dans le ciel, passant du papier à la 3D). Un style qui n’est pas sans rappeler Tim Burton (avec en plus une French touch toute personnelle), réalisateur dont Mathias Malzieu est fan : d’ailleurs, comme l’a raconté Isabelle Giordano en présentant l’avant-première, l’équipe du film espère bien présenter Jack et la Mécanique du cœur à Londres en présence du grand maître de l’étrange ! En attendant, le voici sélectionné pour le festival de Berlin, on lui souhaite viel Glück !

Un film d’animation dont la beauté n’a d’égale que la tristesse : âmes sensibles, prévoyez vos mouchoirs ! D’ailleurs, s’il est indiqué « à partir de 6 ans » sur certains sites, honnêtement, je le déconseille avant 8 ans (voire avant 38 ans, pour certaine !). Rassurez-vous, il y a aussi des moments joyeux, surtout avec George Méliès (l’un des premiers réalisateurs français).

Jack et la Mécanique du cœur, un film de Stéphane Berla et Mathias Malzieu, avec les voix de Mathias Malzieu, Olivia Ruiz, Grand Corps Malade, Jean Rochefort… Sortie : le 5 février 2014. Durée : 1h34.


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2 commentaires sur “Jack et la Mécanique du cœur, le film

  • Arthur

    Merci pour tes conseils : j’ai commencé par la musique de Dionysos qui est top. Je vais attaquer le livre et enfin, si les petits cochons ne me mangent pas, si mes rouages tournent, je regarderai le film !