Cartel, Ridley Scott 1


Me voilà bien embêtée. Je voulais vous conseiller de lire le bouquin de Cormac McCarthy avant d’aller voir Cartel au cinéma, mais je m’aperçois qu’il a écrit le scénario sans passer par la case roman. Dommage ! En effet, si j’ai apprécié le film, ce n’est pas en raison de son scénario, quelque peu incompréhensible (j’étais prête à remettre en cause mes capacités intellectuelles jusqu’au moment du générique de fin, quand ma voisine s’est exclamée : « J’ai rien compris ! », ce qui m’a un peu rassurée).

Un casting aux petits oignons…

Bon, en gros, un avocat, incarné par le germano-irlandais Michael Fassbender (je ne l’avais vu, pour ma part, que dans Inglorious Basterds et X-Men), décide de se lancer dans le trafic de drogue à la frontière mexicaine avec le Texas. Ses associés ? Un bad guy riche et sympa, alias Javier Bardem, propriétaire de boîtes de nuit, et un autre type, dont on ne sait pas grand-chose à part qu’il trempe depuis longtemps dans le milieu mafieux et qu’il s’appelle Brad Pitt (un autre Basterd, tiens !).

Un film arrosé de testostérone ? Que nenni, les femmes ne sont pas en reste… et quelles femmes ! Cameron Diaz, déguisée en femme guépard (raison n° 1 d’aller voir le film… si, si, ça vaut le détour ! O-ô) et Penélope Cruz, la femme de Javier Bardem, sauf que dans le film, ce dernier la prête à Michael Fessbender (je ne sais pas si je suis claire, mais comme Cartel ne l’est pas, je suis raccord).

… dans un navet ?

Evidemment, tout ça va mal tourner, sinon le film n’aurait pas lieu d’être.

Le hic, c’est qu’on ne comprend pas tous les liens qui unissent les personnages (des types se font tuer par d’autres types, mais qui sont-ils ?) ni quelles sont les raisons qui poussent ce bel avocat à se lancer (à son âge, oserai-je ajouter) dans une telle galère… L’argent est bien évoqué, mais quand on a les moyens de se payer un diamant de près de 4 carats, est-on vraiment dans le besoin ?!

Et puis, quelques grosses ficelles gâchent le plaisir, notamment lors de discussions où l’on évoque comme par hasard des manières de tuer (là, on se doute bien qu’un des personnages va finir comme ça, n’est-ce pas ?).

Ouf, sauvés par les guépards !

Cela dit, j’ai quand même apprécié certaines choses, à commencer par les guépards, qui courent au début du film dans un décor de Far West (idéalement, on les aurait laissés dans leur Afrique natale, mais ceux-là sont apprivoisés, ils ont dû naître en captivité).

Les dialogues sont très travaillés et parfois vraiment drôles (sauf la blague sexiste, mais ça fait rire certains…).

Côté cadavres et voyages, on n’a pas à se plaindre, merci.

On a un peu chaud à certains moments… et pas seulement en voyant tous ces vêtements chic défiler devant nos yeux pendant deux heures (c’est pas pour ça qu’on ressort mieux habillé !).

Au final, ce qui vaut le détour, c’est la femme-guépard, autrement dit, la machiavélique Malkina (oui, c’est bien le nom de Cameron Diaz dans le film. En plus méchant, il n’y avait guère que Cruella, mais c’était déjà pris…), ainsi que la coiffure improbable de Javier (ou « Reiner », pour mieux « régner » sur le monde de la nuit, haha).

En résumé, les acteurs sauvent un film au scénario trop complexe. (Et voilà, j’ai blablaté pour rien, tout tient en une phrase.)

Cartel, film de Ridley Scott écrit par Cormac McCarthy, avec Michael Fassbender, Javier Bardem, Cameron Diaz, Penélope Cruz… Durée : 1h51. Sortie le 13 novembre 2013.


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Un commentaire sur “Cartel, Ridley Scott

  • leblanc

    allez voir tous les autres films avec fassbender … vous ne serez pas déçue. notamment « hunger » … la performance est impressionnante ; « jane eyre » avec mia = sublimes tous les deux ; « prometheus » pas mal non plus etc etc …