Les Neuf Dragons, Michael Connelly 4


Lire un polar avec l’inspecteur Harry Bosch, c’est comme se rendre à un rendez-vous avec un vieux copain qu’on n’a pas vu depuis un bail. Bon, parfois, on en repart un peu déçu (À genoux, Deuil interdit), mais le plus souvent, on es plutôt content de cette rencontre (Echo Park et tous les précédents tomes antérieurs à ce blog !).

Dans Neuf Dragons, l’inspecteur du LAPD s’occupe d’une affaire de meurtre dans le quartier asiatique de Los Angeles. Un vieux Chinois, installé depuis plusieurs dizaines d’années aux USA avec sa famille, a été abattu par balles dans le magasin de vins et spiritueux qu’il tient dans ce quartier de la ville. Rapidement, la piste des triades (autrefois sociétés secrètes, aujourd’hui puissante mafia au cœur du trafic de drogue et du crime organisé) est évoquée.

Alors qu’Harry poursuit son enquête – presque en solo, attendu que son coéquipier récemment blessé au cours d’une enquête préfère désormais le travail de bureau – il reçoit une vidéo de sa fille Maddie, 13 ans, qui vit à Hong Kong avec sa mère. Sur le film de trente secondes, on voit la jeune fille dans son uniforme d’écolière, attachée sur une chaise et bâillonnée, le regard désespéré.

Le sang de l’inspecteur ne fait qu’un tour, et le voilà qui embarque pour l’Asie pour ce qui va être la journée la plus longue de sa vie, décalage horaire oblige.

Si je me suis laissée embarquée avec Bosch dans cette aventure, je n’ai hélas pas ressenti le frisson habituel, et mes nuits n’ont nullement été perturbées par un quelconque suspense intenable (cela dit, ce n’est pas plus mal, rien ne vaut une bonne nuit de sommeil !).

Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est un roman d’aéroport : c’est un polar avec de l’action, du sang et des biffetons, dans lequel on voit Harry se dépatouiller tant bien que mal avec les nouvelles technologies (pas Twitter, juste un téléphone mobile !), mais dans lequel je me suis vaguement ennuyée, sans parvenir à savoir si cela venait de moi ou de Michael Connelly.

Ed. Points, mai 2012, 471 p.


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4 commentaires sur “Les Neuf Dragons, Michael Connelly

  • Le Papou

    Entièrement d’accord avec toi. Hieronymus est un vieil ami mais parfois ce n’est pas ça. Il faut dire qu’il vieillit comme nous.
    À bientôt Tamara

    Le Papou

  • Tamara Auteur du billet

    @Le Papou : aaahh, merci de ton avis… Cela ne vient donc pas forcément de moi (comment ça, je vieillis aussi ? Mais non, je proteste, je me suis arrêtée de vieillir à 29 ans ! :mrgreen: )

  • éléa

    Je n’ai jamais été tentée par ce romancier ni part son inspecteur 😕 je ne lirai donc pas celui-ci

  • Tamara Auteur du billet

    @Eléa : si tu devais en lire un, commence par Les Égouts de Los Angeles ou Le Poète…