Polina, Bastien Vivès 6


Polina “Les gens ne doivent rien voir d’autre que l’émotion que vous devez faire passer. Si vous ne leur montrez pas la grâce et la légèreté, ils ne verront que l’effort et la difficulté.” Ce n’est que l’un des nombreux conseils que va prodiguer le professeur Bojinski à la jeune Polina, qui a intégré sa prestigieuse école de danse russe dès l’âge de six ans.

Durant plusieurs années, les jeunes filles sélectionnées doivent fournir toujours plus d’efforts, passer de longues heures à s’entraîner, s’assouplir, endurer les critiques sans jamais se plaindre. Toutes ne résisteront pas à la pression.

Polina est rapidement considérée comme une danseuse douée et très prometteuse. Si elle admire Bojinski et lui obéit au doigt et à l’œil dans les premiers temps, sa personnalité va s’affirmer avec les années. La danse, l’amitié, l’amour l’aventure font partie des ingrédients indispensables à son bonheur.

Bande dessinée en noir et blanc, Polina est un récit tout en émotion qui plaira même aux lecteurs non amateurs de danse. Les décors sont minimalistes, les visages parfois simplement esquissés : les traits mettent l’accent sur les silhouettes et les mouvements. L’auteur, Bastien Vivès, maîtrise parfaitement le traitement de son sujet (il s’est inspiré de la danseuse étoile Polina Semionova), une belle performance pour un dessinateur et scénariste d’à peine 27 ans !

Le succès est d’ailleurs au rendez-vous puisque plus de 40 000 exemplaires de Polina ont déjà été vendus, et qu’elle a obtenu le Grand Prix de la critique BD 2012. Une BD à faire valser entre toutes les mains !

Ed. Casterman, coll. KSTR, mars 2011, 210 p.


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6 commentaires sur “Polina, Bastien Vivès

  • Joelle

    De mon côté, je n’ai pas vraiment apprécié cette lecture (et pourtant j’ai fait de la danse classique pendant plusieurs années !). J’ai trouvé certains dessins magnifiques mais je n’adhère pas au style de l’auteur quant aux visages 😉 Et l’histoire m’a paru bien fade et du coup, je me suis ennuyée !

  • Brize

    Je tenterai si je le trouve en médiathèque mais, du même Bastien Vivès, j’avais lu « Le goût du chlore », encensé par la critique, et je n’avais apprécié ni le minimalisme du dessin ni la quasi absence d’histoire (une vague tranche de vie). Pour celui-ci, j’attends donc davantage de l’histoire (mais le commentaire de Joëlle m’inquiète).

  • Tamara Auteur du billet

    @Joelle : c’est vrai que certains aspects du dessin sont vraiment minimalistes. Je regrette que tu te sois ennuyée durant l’histoire. Comme quoi, le fait d’aimer ou non la danse n’a rien à voir dans le schmilblick !

    @Brize : vu tes réserves, mieux vaut en effet voir s’il est en médiathèque (il devrait !), parce que l’ouvrage coûte quand même 18 euros (le nombre de pages est conséquent, il est vrai) !

  • yueyin

    Tu es plus enthousiaste que Karine 🙂 je verrai si je le trouve en médiatheque pour me faire une idée 🙂