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La femme et l’ours, Philippe Jaenada

11 février 2012

La femme et lours Maudit Jérôme. Vu comme c’est parti, Je ne sais pas ce que je ferai. J’ai 76 ans. Je n’ai pas tué madame Muguet. Je n’ai pas tué Bambi. Si Dieu existait… Voilà quelques-uns des trente et un chapitres intrigants qui composent La femme et l’ours. Fidèle à lui-même, Philippe Jaenada surprend, bouscule, amuse.

Le narrateur s’appelle Bix Sabaniego. Enfin, son vrai prénom, c’est Serge, mais tout le monde l’appelle Bix. A 45 ans, il a publié sept romans : “le premier a connu un petit succès critique et commercial, mais les suivants ne sont pas franchement partis comme des petits pains devant une usine de saucisses”. A la suite d’une dispute conjugale au motif des plus ridicules (mais n’est-ce pas presque toujours le cas ?), Bix claque la porte de son appartement parisien devant l’air désolé de son fils.

Que faire, en plein hiver, lorsqu’on a bêtement oublié son manteau chez soi ? Aller se réchauffer dans un bar de quartier en enquillant les petits verres bien tassés, bien sûr ! Au Métro Bar, notre quadragénaire retrouve des habitués : Jésus, Orlando the Great, le Padre, ZZ, d’Artagnan… C’est le point de départ d’un périple mouvementé fortement alcoolisé qui conduira Bix à vivre des aventures rocambolesques – certaines plus agréables que d’autres –, en compagnie de Vide Godet, de la jolie Milka, alias Beau Visage, puis de la folle Bambi, dite Pompe Tout.

J’ai dévoré cette histoire, qui commence de façon paisible, dérive dans des eaux troubles et ne se termine pas comme je l’aurais pensé (ah, Milka !). On y parle d’amour (un peu), de jalousie, de la vie qui passe (trop vite), d’aventures sans lendemain (hélas), d’alcool (beaucoup). Bref, de choses extrêmement importantes, vous en conviendrez.

Comme souvent dans les romans de Philippe Jaenada, il y a une partie qui dérange, des comportements humains insupportables qui reflètent malheureusement une sombre réalité. Cependant, grâce à une écriture dynamique qui met tous nos sens en alerte, un humour savoureux, le récit est très prenant, original, et instructif. Vous vous demandez toujours ce que vient faire l’ours au milieu de tout ça, non ? Hé hé, vous savez ce qu’il vous reste à faire ! Jaenada 2011, un cru millésimé à boire cul sec.

Ed. Grasset, septembre 2011, 311 p.

6 commentaires »

  1. Mango says

    Rien lu de lui pour l’instant, mais envie de savoir ce que vient faire un ours dans cette histoire, donc je sais ce qui me reste à faire!:smile

    11 février 2012 | #

  2. Neph says

    Lili est une grande fan de Jaenada ! Vous allez finir par me convertir !

    11 février 2012 | #

  3. Tamara says

    @Neph : comment ? Ce n’est pas encore déjà fait ? :shock: :razz:

    12 février 2012 | #

  4. Emeraude says

    Alléchant tout ça ! :-)
    (en plus je n’ai encore jamais lu Jaenada mais il y a tout simplement trop de choses à lire !!)

    12 février 2012 | #

  5. Tamara says

    @Emeraude : j’admets que ton excuse est valable ! Mais ça vaut la peine d’accorder quelques heures à un livre de Jaenada, il a un style bien à lui susceptible de te plaire. :grin:

    13 février 2012 | #

  6. Loo says

    Le nom de l’auteur me dit quelque chose sans savoir où j’ai entendu parler de lui. Quant à l’ours, c’est vrai que ça surprend un peu. Ca donne bien envie de lire le livre tout ça :roll: .

    3 mars 2012 | #

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