Un été ardent, Andrea Camilleri 4


Un ete ardent Se plonger dans un polar de Camilleri, c’est mettre un pied en vacances. Non seulement son commissaire Montalbano exerce dans une petite ville de Sicile, mais en plus, l’auteur a inventé une langue qui lui est propre, mêlant italien, sicilien, et un “italien sicialianisé”, régionalisme difficile à traduire… D’ailleurs, ici, deux traducteurs ont travaillé sur la version française : Serge Quadruppani et Maruzza Loria.

L’histoire se déroule en plein été. Une chaleur écrasante s’abat sur les habitants de Vigàta. Le commissaire Montalbano attend ses vacances avec impatience. En ce moment, c’est plutôt calme. Ce qui l’occupe, c’est de trouver une maison de location de dernière minute pour un couple d’amis. Dans la région, à cette époque de l’année, c’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Mais il finit par trouver une villa perchée sur une colline surplombant la mer.

Las, quelques jours après leur installation, un incident se produit. L’enfant du couple installé dans la villégiature disparaît. Après plusieurs heures de recherches, on le retrouve effrayé mais bien vivant dans un tunnel sableux situé à quelques mètres de la maison. Mais en creusant autour de la galerie pour aller récupérer l’enfant, les pompiers mettent à jour une annexe d’habitation complètement enterrée. Et c’est dans l’appartement secret que le commissaire Montalbano découvre, par hasard, le cadavre à demi momifié d’une jeune femme.

L’enquête est inhabituelle et tout à fait passionnante. Entre l’ancien propriétaire – un Allemand aujourd’hui disparu –, le promoteur immobilier véreux, et le voisin peu coopératif, nombreuses sont les pistes que doit suivre le policier. Mais cadavre ou pas, il n’oublie jamais de se sustenter, et le pauvre lecteur n’a que ses babines à lécher devant les descriptions odorantes et colorées qui mettent l’eau à la bouche ! S’ajoutent pour le commissaire quelques bouffées de chaleur dues à une rencontre féminine imprévue… Ah, quel bonheur que ces petites évasions camilleriennes !

Ed. Fleuve Noir, janvier 2009, 220 p. (et Pocket en 2010)


Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

4 commentaires sur “Un été ardent, Andrea Camilleri