Le koala tueur et autres histoires du bush, Kenneth Cook 10


Koala tueur “Kenneth Cook a toujours soutenu que ses histoires de bush étaient vraies mais si invraisemblables qu’il ne parvenait pas à les inclure dans ses romans. On peut certes le soupçonner (comme tout bon narrateur) d’avoir embelli ou enlaidi la vérité pour ces nouvelles, tandis qu’il la déguisait, pour la rendre plus crédible, dans le reste de son oeuvre.” (extrait de la postface de Mireille Vignol).

Cet écrivain australien prolifique (mais peu connu dans nos contrées) était un véritable aventurier, qui avait longuement parcouru l’outback du pays-continent. Véritable personnage, curieux et bon vivant, il a exercé plusieurs métiers et il était un ardent défenseur de la nature.

Tous ces ingrédients se retrouvent dans les succulentes histoires du bush que raconte avec beaucoup de verve Kenneth Cook. Il est d’ailleurs le héros – parfois bien involontaire – de ces péripéties australiennes. Il narre avec beaucoup d’humour ses rencontres avec des serpents, des crocodiles, des chameaux ou tout simplement des autochtones – qui peuvent s’avérer tout aussi dangereux que les précédents !

L’habileté de l’auteur tient tout autant au caractère authentique de ses récits – comme on dit dans le langage courant : “Ca sent le vécu !” – qu’à son écriture au style savoureux, à la fois vivant, drôle, et menant avec adresse l’intrigue jusqu’à la chute, souvent impayable.

Extrait p. 81 : “Je fus alors confronté, pour la première fois de ma vie, à l’une des choses les plus redoutables en ce bas monde : l’haleine de chameau. Représentez-vous l’odeur du contenu d’un estomac de vautour, celle d’un pauvre chat mort depuis des lustres dans une fosse d’aisances et celle d’un curry indien en décomposition quatre jours après avoir été ingurgité. Combinez toutes ces odeurs et le résultat évoquera un Chanel N°5 comparé à une haleine de chameau.”

Je me suis bien amusée à lire ces nouvelles, d’autant plus que cela faisait un bail que je les avais repérées sur la blogosphère… Si, comme moi, vous étiez passés à côté de ce petit livre réjoussant jusqu’ici, je vous invite à rattraper de ce pas cet oubli (surtout qu’il est sorti en poche en 2011).

Ed. Autrement, février 2009, 154 p.


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