Les imperfectionnistes, Tom Rachman
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Han ! Je n’aurais pas dû lire la quatrième de couverture. Non qu’elle révèle tout le contenu du roman ou qu’elle soit trop vague pour qu’on en pense quoi que ce soit… Au contraire, cette quatrième est excellente (j’en félicite l’auteur au passage). Et je viens de la lire, après avoir fini le roman.
Et là, je ne sais plus quoi dire sans plagier ou avoir l’air “plate”, comme diraient Ceux-qui-habitaient-de-l’autre-côté-de-l’Atlantique-mais-au-Nord.
Alors je vous propose une option, selon votre profil :
1 / “Une 4ème de couv bien faite ? Miam, voyons voir ce que ça donne !” (vous avez une majorité de
: vous êtes un lecteur confiant et enthousiaste) :
“Ils sont pathétiques, ils sont incompétents, ils sont harcelés par le destin – bref, ils sont irrésistibles. Ces éternels abonnés à l’infortune ont tous en commun de graviter autour d’un anonyme et farfelu journal international basé à Rome.
Sous la houlette du très incapable directeur de la publication Oliver Ott, petit-fils de l’énigmatique fondateur du quotidien, il y a entre autres Lloyd Burko, vieux correspondant à Paris, au bout du rouleau et prêt à tout pour vendre un article ; Arthur Gopal, le préposé aux nécrologies et aux mots croisés, frappé par une tragédie familiale qui va donner un ironique coup d’accélérateur à sa carrière ; Winston Cheung, pigiste débutant au Caire, vampirisé par un reporter sans foi ni loi ; Ruby Zaga, la vieille fille persuadée (à raison) d’être la paria de la rédaction ; ou encore Ornella de Monterrecchi, lectrice un peu trop scrupuleuse à qui sa fidélité exhaustive a coûté vingt ans de retard sur l’actualité…
Roman choral magistralement orchestré, Les Imperfectionnistes raconte, en onze histoires croisées, les mésaventures hilarantes de ces « chiens écrasés » de l’existence, dressant au passage, avec une acuité redoutable, la fresque d’un demi-siècle dans les coulisses de l’univers médiatique, de son âge d’or à son crépuscule.”
2 / “Non mais elle se fiche de nous, là ? Si elle croit que je vais me taper une 4ème de couv alors que je déteste les lire… Et puis, elle pourrait un peu se fouler, cette Tamara… C’est pas comme si elle nous pondait un article quotidien !” (vous avez une majorité de
, vous êtes un lecteur exigeant et [râleur] perspicace (et je vous aime quand même)) :
Les Imperfectionnistes est une fresque de la presse écrite dépeinte au travers d’un quotidien italien tourné vers l’international. Admirablement construit, le roman alterne les débuts du journal, dans les années 1950, à son déclin, cinquante ans plus tard. Trois générations ont suffi pour lancer un titre – qui a tiré à 25.000 exemplaires les années fastes – et pour le détruire à petit feu. A travers les portraits de onze protagonistes, directeur de la publication, rédacteur en chef, journaliste, secrétaire de rédaction, pigiste, lectrice même…), c’est toute une époque qui est mise en scène. Pas de happy end, donc, mais des gens véritables, avec les imperfections de chacun et les mesquineries dont ils sont capables, les rancœurs, les regrets, mais aussi les moments de fierté et de réussite.
Cela pourrait être déprimant, c’est touchant, voire drôle. De sa plume magique, l’Américain Tom Rachman a doté ses personnages de la dose parfaite d’humanité, qui les fait vivre dans le cœur du lecteur comme s’ils avaient existé. Si en plus, comme moi, le monde de la presse vous attire ou vous intrigue, inutile d’hésiter davantage !
Les avis de : Amanda, Cuné (je ne sais plus qui remercier pour le prêt, alors je fais un remerciement collectif qui comprend Fashion et Caro[line] dont je n’ai pas trouvé de billet bien qu’elles ont lu ce roman : thanx, girls !
)
Ed. Grasset, fév. 2011, 400 p.
