tamaculture

La solitude des nombres premiers, Paolo Giordano

20 avril 2011

La solitude des nombres premiers Lorsqu’elle était petite, son père obligeait Alice à prendre des leçons de ski. Elle détestait ça. Un jour, elle s’est carrément fait dessus et, voulant cacher cet accident honteux, s’est perdue et sérieusement blessée à la jambe. On l’a retrouvée enfouie dans la neige, en vie, mais elle boitera toute sa vie. 

Mattia, lui, avait une sœur jumelle, Michela. Elle était un peu attardée, et les enfants se moquaient d’elle. Alors, pour une fois qu’un copain invitait Mattia à son anniversaire, il n’a pas voulu y emmener sa sœur, comme sa mère le lui avait demandé, et il la laissa dans un parc, pensant venir la récupérer une ou deux heures plus tard. Mais Michela demeura introuvable et Mattia grandit seul.

Les destins d’Alice et de Mattia se croisent lorsque ce dernier, élève surdoué, rejoint le lycée d’Alice. Ces deux solitaires parviennent à s’apprivoiser. Tous deux gardent des séquelles de leur enfance : Alice boîte mais elle est surtout anorexique, Mattia, lui, se punit depuis des années en se scarifiant les mains. Ensemble, ils affronteront l’adolescence et ses questionnements existentiels.

La solitude des nombres premiers met en scène ces deux âmes traumatisées, qui ont vécu leur jeunesse entourée d’un fort sentiment de culpabilité : des parents d’Alice à son égard, et de Mattia vis-à-vis de ses parents. Leur amitié les aidera-t-elle à passer à autre chose ? Sont-ils fait l’un pour l’autre ? Comment vivre avec les blessures indélébiles du passé ? Ce sont quelques uns des thèmes abordés dans ce roman qui se déroule sur plus de vingt ans. Une lecture qui aurait pu me plaire davantage si j’avais réussi à m’attacher à ces deux jeunes gens, mais je crains d’avoir manqué d’empathie. Il faut dire que l’auteur instaure une certaine distance avec le lecteur en ne le laissant pas pénétrer dans les pensées de ses personnages. Malgré tout, ce premier roman, qui a révélé Paolo Giordano en Italie, parvient à nous faire ressentir les affres de l’adolescence et ne tombe pas dans la facilité d’une romance à deux sous.

Les avis de : Aifelle, Cathulu, Cuné, Yueyin.

Ed. Seuil, mars 2009, 328 p.

Heureux au jeu, Lawrence Block

17 avril 2011

Heureux au jeu William Maynard a commencé sa carrière comme magicien. Il tournait dans de petites salles minables, entre le numéro du crooner et celui de la strip-teaseuse. Un jour, il a été contacté par des malfrats, qui l’ont convaincu de se spécialiser dans les jeux de cartes… Il s’est mis à fréquenter les tournois de poker, en usant de son talent pour tricher et rouler ses adversaires. Si cela rapporte plus d’argent que des spectacles devant deux pelés et trois tondus, les risques de se faire prendre n’ont pas les mêmes conséquences…

Après s’être fait tabassé à Chicago, Maynard file se mettre au vert dans une petite ville de province. Il est invité par le dentiste qui lui soigne sa mâchoire abîmée à jouer au poker chez les notables de la ville. Durant la partie, la femme de l’avocat qui les reçoit fait une apparition remarquée : Maynard est fascinée par cette femme sublime, d’autant qu’elle lui fait comprendre, par une phrase habilement codée, qu’elle a remarqué qu’il trichait pour plumer son mari…

Moi qui adore Lawrence Block lorsqu’il met en scène son célèbre détective Matthew Scudder, j’avoue avoir eu un peu de mal à m’attacher à Maynard. La sauce a fini par prendre, parce que je voulais savoir ce que manigançait la belle manipulatrice et comment le Magicien s’en sortirait… mais j’ai eu l’impression de me trouver dans un téléfilm dominical, version livre. Le côté “motels décrépis, voyous pris au piège, femme plantureuse et vénale qui use de ses charmes pour obtenir ce qu’elle veut des hommes (les scènes déshabillées sont tellement caricaturales que j’en ai ri !)” n’a rien de très original, mais ça fait passer le dimanche après-midi !

Un roman (que je n’ose pas qualifier de policier, vu qu’il n’y a pas vraiment d’enquête dans cette histoire) sans saveur particulière, mais qui se laisse manger quand on n’a rien de mieux à se mettre sous la dent.

Ed. Seuil, mars 2009, 188 p.

Give me five!

16 avril 2011

Gâteau d'anniversaire Hier soir, alors que j’étudiais l’influence de Mac Lesggy sur la moyenne en maths des 3ème C en Bourgogne (what ? je ne vais tout de même pas dire que j’étais encore en train de boire un des cocktails avec les copines, ça manque vraiment d’originalité !), j’ai réalisé que j’avais loupé mon propre BLOGANNIVERSAIRE ! (bon, ça arrive même aux meilleures, ouf !)

Tamaculture a eu 5 ans en mars… Et je tiens à me féliciter : il en faut, de la résistance, de la force de caractère, de l’abnégation, des réserves d’anti-vomitif… pour réussir à garder la même vieille bannière démodée et ringarde pendant 5 ans !!! J’ai d’ailleurs été contactée pour entrer dans le Livre des Records 2011 (désolée pour vous, mais fallait pas changer vos bannières tous les six mois, tss, tss).

Bon, je vous rassure, chers Lecteurs (j’espère que vous n’avez pas trop la nausée ?), ça fait plus de trois ans que j’essaie de remédier à cela. Seulement, il faut : savoir ce qu’on veut (ça m’a pris deux ans 1/2), une aide technique (elle patiente dans sa boîte à outils depuis de longs mois, je lui donne de temps en temps une barre chocolatée pour qu’elle tienne le coup jusqu’au jour J), et… un dessinateur. Bah, j’ai bien songé à m’y coller. Mais en voyant mon autoportrait, j’ai pris peur (je m’inquiète surtout pour ma tumeur du biceps gauche) :autoportrait raté Alors patience, un jour, peut-être… En attendant, pour me faire pardonner les souffrances visuelles que j’impose aux plus fidèles d’entre vous depuis tout ce temps, je vous invite à fêter mon record : servez-vous !

Birthday Cake   Beer mug   PartyMartini GlassCoffee-cup  Red rose

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