tamaculture

Le voyage dans le passé, Stefan Zweig

31 décembre 2010

Le voyage dans le passé Texte inédit (jusqu’en 2008, dans son texte intégral traduit en français) parce que longtemps restée incomplet, avant qu’un éditeur ne retrouve un certain tapuscrit, Le voyage dans le passé est une histoire d’amour qui reste inachevée, elle aussi.

Louis, un jeune professeur de chimie, pauvre mais brillant, travaille auprès du Conseiller, directeur d’une usine à Francfort. Celui-ci se fait vieux et malade, et prie le jeune homme de venir travailler à son domicile en tant que secrétaire particulier, de manière à ce qu’il lui confie ses affaires les plus délicates. Rapidement, le secrétaire gagne toute la confiance de son patron, qui lui demande, au bout d’un certain temps, d’aller régler une transaction difficile au Mexique. La durée de son absence est estimée à deux ans. Oui, mais voilà, entre temps, le jeune homme est tombé amoureux de l’épouse de son patron. C’est une femme intelligente, serviable, aux traits agréables, qui, lorsqu’elle apprend le départ de Louis, se met à trembler d’effroi : les sentiments du jeune homme sont réciproques, et ils n’ont que le temps de s’embrasser dans les recoins avant le jour de la séparation. Or, celle-ci va durer plus longtemps que prévu, en raison de la Grande Guerre qui déchire l’Europe en 1914 et qui empêche le retour de Louis sur le vieux continent. C’est seulement au bout de neuf ans que les retrouvailles vont avoir lieu entre les deux amants, dans un train qui les emmènera peut-être au bout de leur histoire d’amour… à moins que le temps l’ait emportée.

J’ai retrouvé dans ce récit des éléments familiers : le jeune homme amoureux m’a fait penser à celui de La Confusion des sentiments, le voyage en train à celui de l’antiquaire dans La Collection invisible, et l’étude approfondie des caractères et des sentiments des personnages à toutes les nouvelles de Zweig en général. Mais il manque cependant un petit je ne sais quoi pour en faire un texte totalement abouti…

Logo StefanZweigComme dans tout bon catalogue de France Moisir, il y a ici un livre qui compte pour deux. La preuve : le texte en français est suivi du texte original en allemand (que j’ai lu, natürlich, Ich spreche Deutsch very fluently). Ce qui me permet par conséquent de boucler mon challenge 2010 Ich Liebe Zweig organisé avec enthousiasme par Caro[line] et Karine : merci les filles, grâce à vous, j’ai découvert beaucoup de textes de cet auteur que je chéris !

Pour bien faire, il faudrait que je récapitule les titres lus durant cette année, mais hélas, je dois vous laisser, j’ai une dinde à fourrer.

Clock Permettez-moi à présent, à quelques heures de l’heure H, de vous souhaitez à tous un excellent Réveillon ! *   Party

* mangez, buvez, courez, sautez, dansez, chavirez, embrassez qui vous voudrez. Message sponsorisé par le Ministère de la Joie.

Ed. Grasset, oct. 2008, 172 p.

Bilan de santé de l’année 2010

30 décembre 2010

Mark SloanAlors que va bientôt retentir le glas annonçant la fin de l’année 2010 (et l’heure des échanges de microbes sous le gui, histoire d’être sûr de commencer l’année 2011 avec une bonne rhino-pharyngite), il est temps de se retourner sur les mois qui viennent de s’écouler (ma phrase sonne comme un cliché, c’est normal, ça va avec les marrons glacés et le champagne… les clichés, c’est de saison !).

Je ne vais pas parler de mes maux, de mes états d’âmes, ni du nombre de verres bus avec les copines (on ne peut pas compter tant que l’année n’est pas vraiment finie, n’est-ce pas ?!)… mais seulement de ce blog.

Je pourrais commencer à la Wikipipidia : “tamaculture, blog né par un froid matin de mars 2006 (ou était-ce un bel après-midi d’avril ?), a pour vocation – et comme son nom le laisse à penser – d’aborder des sujets culturels variés, principalement axés autour de la littérature…”

Mais bon, ça ferait pédant et impersonnel. Tant qu’à faire, autant donner de froides statistiques :

pikachu Nb de billets publiés en 2010 : 103 (ce qui représente une augmentation de 15% par rapport à l’an dernier, mais seulement 48 % des billets écrits en 2007, année la plus prolifique. Je suivais  à l’époque un régime à base de foie de dragon et de farine d’os de Pikachu.)

Rythme moyen de publication : 1 billet tous les 3,54 jours.

Pourcentage de challenges réussis : 75 % (1% chroniques de la rentrée + Marathomb + Ich liebe Zweig… à condition que je lise et chronique 2 textes d’ici demain).

Pourcentage de challenges ratés : 25 % (Pages blanches, lunettes noires). Voire 50 % si je ne remplis pas la condition ci-dessus. Est-ce que ce taux d’échec va m’empêcher de m’inscrire à des challenges en 2011 ? Absolument pas. D’ailleurs, j’ai déjà récidivé en m’inscrivant au Challenge nécrophile.

Enfin, je tiens à parler de l’incontournable Taux de rebond, dont on ne souligne pas suffisamment l’importance. Pourtant, quoi de plus amical que de demander à son prochain si son taux de rebond se porte bien ? Je m’inquiète d’ailleurs des vôtres, chers lecteurs. Comment vont vos taux ? Rebondissent-ils bien ? Le mien flirte avec les 80 % (mais je ne voudrais pas gonfler mes chiffres, 79,14 % serait plus près de la vérité). Pour être honnête, je le soupçonne de se reposer un peu sur ses lauriers, mais bon, de nos jours, c’est si dur de trouver un bon taux…

Les chiffres, c’est bien, mais n’oublions pas les lettres (ce n’est pas Laurent Romejko qui me contredira). Comme je n’ai pas eu le temps de préparer mon Top Ten Tuesday mardi dernier, consacré à nos dix lectures préférées de 2010, voici ce que j’ai particulièrement apprécié :

- en polars : Rouge-Gorge (Jo Nesbo), Petite bombe noire (Christopher Brookmyre) et Un sur deux (Steve Mosby)

- en romans (tous genres confondus) : Quand souffle le vent du Nord (Daniel Glattauer), La couleur des sentiments (Kathryn Stockett), L’apocalypse selon Fred (Philippe Setbon), Hunger Games (Suzanne Collins)

- en BD : Blacksad t.4 (Canales & Guarnido), Simon’s cat (Simon Tofield) et Le bleu est une couleur chaude (Julie Maroh)

- en nouvelles : je crois que je n’ai lu que celles de Zweig, donc il le champion 2010 de cette catégorie !

nouveau Soulignons enfin la naissance en 2010 de deux nouvelles rubriques : “Bébé books lit…” (qui compte quand même 1 billet, ce n’est pas rien), et “Expos et musées” (dont le nombre de billets est trois fois plus important).

Vous pouvez retrouver toutes mes archives 2010 (et les précédentes) dans un nouvel onglet sous ma bannière, habilement intitulé ARCHIVES (ça prend un peu de temps à charger, mais c’est joli, non ?).

Sur ce, je vous laisse, j’ai une dinde à fourrer (ah non, c’est l’excuse de demain, ça)… euh, j’ai mon cours de poney. Parfaitement, comme T’choupi.

A bout portant, Fred Cavayé

29 décembre 2010

A bout portant Voilà un film policier français des plus honorables. Tourné à l’américaine (je pense à la trilogie des Jason Bourne), on privilégie l’action avant les explications métaphysiques dont certains réalisateurs compatriotes sont friands. Dès la première scène, le ton est donné : un type, blessé au flanc, dévale des escaliers de secours à toute allure. Il est poursuivi par deux individus aux visages patibulaires, armés de flingues. La course poursuite se finit mal : le premier gars se fait violemment percuter par une moto. Ses deux poursuivants s’enfuient.

Le blessé est hospitalisé. On découvre qu’il s’agit de Sartet (joué par Roschdy Zem), un bandit braqueur de banques plutôt violent. Alors qu’il vient de lui sauver la vie en déjouant une tentative de meurtre, l’aide-soignant au chevet de Sartet, un certain Samuel (Gilles Lellouche), est contacté par un inconnu. Ce dernier a enlevé la femme de Samuel, enceinte de sept mois, et ne la lui rendra vivante que si Samuel fait sortir Sartet de l’hôpital, sans en parler à la police, cela va de soi…

Ce film est court (à peine 1h25) mais très intense, et j’avoue avoir été crispée presque tout le long, les poings serrés sur mon fauteuil. L’image de la police en prend un coup (ce n’est la première, ni la dernière fois !) et même si tous les faits sont loin d’être crédibles, j’ai vraiment passé un bon moment en compagnie des acteurs de ce film, tous très justes.

Gilles Lellouche J’avais déjà pu apprécié Gilles Lellouche dans Les Petits Mouchoirs, excellent film de Guillaume Canet, et j’espère le revoir bientôt à l’écran. Citons aussi le charismatique Gérard Lanvin dans un rôle de méchant flic et la jolie Elena Anaya (déjà vu dans Mesrine, l’instinct de mort) qui joue la femme de Samuel. Seul bémol, l’aspect explicatif des motivations de chacun est un peu délaissé… Ma foi, il faut faire des choix, et pour une fois qu’un film ne dure pas 2h30, je suis loin de me plaindre, d’autant que le spectateur a son content d’émotions : peur, indignation, amour, rire…

NB : j’étais supposée parler de Zweig aujourd’hui pour boucler mon challenge mais comme je n’ai rien lu sur le sujet, ce billet fantôme est avantageusement remplacé par une critique cinématographique ! Open-mouthed

Film sorti le 1er déc. 2010, toujours à l’affiche… ne tardez pas trop ! Durée : 1h25.

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