Jusque dans nos bras, Alice Zeniter
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Alice est une fille pleine d’énergie. Ado, déjà, avec ses copains du lycée, elle a vécu mille aventures… Militante dans l’âme, elle s’est vouée à plusieurs causes, dont la première concerne la défense ses origines : son père est algérien, sa mère française, mais la blanche Alice a entreprit de construire son “algérisation”. Elle est africaine : la preuve, elle a une tâche de naissance en forme d’Afrique sur le ventre ! Avec ses deux meilleurs amis, Mad, le Malien sans papiers, et l’Arabesque (une grande blonde), ils vont de manif en manif pour protester contre le racisme, entre deux soirées passées à fumer et boire, à refaire le monde…
Alice raconte à travers son histoire les vingt ans de sa génération. Les années Mitterrand, puis l’abomination du 21 avril 2002, quand il a fallu choisir entre la droite et l’extrême droite, et enfin les problèmes de papiers de son ami malien qui ont commencé à prendre de l’ampleur.
Aujourd’hui, Alice va prendre une décision qui va bouleverser sa vie. Pour permettre à Mad de rester en France, elle a décidé d’accepter de l’épouser, en sœur. Un mariage blanc qu’ils vont devoir préparer. Mentir pour sauver son ami, se priver de la possibilité d’épouser un homme qu’elle aimerait pendant plusieurs années, voilà un engagement auquel la jeune fille a sérieusement réfléchi. Et pourtant, avant d’entrer à la mairie, elle doute encore…
Ce livre est un véritable boulet de canon, empli d’énergie, de conviction, , d’humour, d’émotion… Il m’a donné l’impression de revivre une partie de ma jeunesse au travers de l’actualité qu’il retrace. C’est une peinture drôlement vivante de la vie d’Alice, de sa famille et une superbe histoire d’amitié. Il y a un vrai style d’auteur, on sent un fort potentiel à faire de grandes choses. J’ai beaucoup aimé !
J’avais eu l’occasion d’entendre parler Alice Zeniter le mois dernier, lors d’une rencontre avec l’auteur indien Anita Nair, et je peux vous dire qu’elle m’a parue vraiment sympathique. Elle est normalienne et n’a que vingt-trois ans, et un bel avenir littéraire devant elle, je l’espère !
NB : ce roman a reçu il y a quelques jours le premier Prix littéraire de la Porte Dorée qui récompense un roman ou un récit écrit en français traitant du thème de l’exil.
Ed. Albin Michel, mars 2010, 237 p.

Tiens, connaissais pas, je vais voir ça…
20 juin 2010 | #
Tu as rencontrée Anita Nair et tu ne m’en as même pas parlé
.
, trop occupée à parader en jolie robe bleu avec un cocktail à la main je suppose 
En plus tu devais me filer son dernier bouquin
ah la la la la, les amies c’est plus ce que c’était
sinon ce bouquin là a l’air vraiment bien
20 juin 2010 | #
J’ai entendu Alice Zeniter en parler dans l’émission littéraire du site d’Arrêt sur images, et cela avait l’air assez intéressant. Ton avis ne fait que conforter mon impression première.
20 juin 2010 | #
Oooh. Encore un livre qui va filer dans mes pense-bête…
Un thème qui me touche vraiment, puis l’actu, puis… puis tout ca. Merci pour cette découverte!
21 juin 2010 | #
Tout comme Cuné !
ps : et la formation ? Des nouvelles ?
21 juin 2010 | #
@Cuné : une auteure prometteuse, je réitère !
@alisem : euh ah hum
! Sorry, je me ferai pardonner d’une manière ou d’une autre ! Tiens, je te prête mon Alice Zeniter !
@Yohan : je suis bien contente de renforcer ton intérêt !
@Lalou : you’re welcome ! J’aime ton « pense-bête » pour son côté désuet qui me plaît bien !
@Theoma : alors même réponse qu’à Cuné !
21 juin 2010 | #
rooh comme tu y vas: « me fait revivre une partie de ma jeunesse »… on croirait lire une mamie!!
)))
21 juin 2010 | #
@Choupy : euh… tu as raison, je devrais dire « de mon adolescence » !!!
22 juin 2010 | #
Jamais entendu parler tiens, mais ton enthousiasme est contagieux donc je note (il fera juste partie de ma liste de 20 000 livres notés, donc je le lirai peut-être d’ici 2020
)
11 juillet 2010 | #