Les confessions de Victoria Plum, Anne Fine
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Extirpé par hasard de ma PAL par un Mister T. bricoleur, ce roman a été aussi vite englouti que les œufs de Pâques… Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, si l’on excepte l’indice donné dans le titre… Indice trompeur, si comme moi, vous ne saviez pas jusqu’ici que Victoria Plum est une marque de linge de maison (une sorte de Geneviève Lethu britannique, en somme).
En fait, le narrateur est Oliver Rosen, philosophe de métier, et ex-mari de Constance, la femme avec laquelle il a vécu seize ans en Angleterre et qui a élevé leurs deux filles. Celle-ci l’a quitté pour leur jardinier (une autre “femme au foyer désespérée†!) et depuis, Oliver est parti enseigner aux Etats-Unis.
Il revient pour les vacances d’été dans son ancien foyer (un nouveau mari occupant ses pantoufles), et alors qu’il écrit son autobiographie intellectuelle du fin fond de la lingerie (seule pièce où il peut avoir la paix), il ne peut s’empêcher de résumer en quelques phrases insensibles sa vie maritale. Comme Constance le connaît bien et qu’en bonne mère de famille, elle change régulièrement les draps, elle tombe sur le manuscrit de son mari planqué dans des taies d’oreiller (Victoria Plum, donc, si vous m’avez suivie), et, femme de caractère, s’autorise à rectifier “sa†vérité des moments partagés avec son taciturne et distrait philosophe d’ex-mari.
Ce roman croque avec une justesse étonnante la vie de couple et les aspirations de chaque personne qui le compose, tout cela avec un humour british jubilatoire. Les situations ne sont pas systématiquement drôles, il y a forcément des tensions et des coups bas, mais la façon de les raconter est particulièrement savoureuse ! Et avec un narrateur philosophe, le propos est inévitablement intelligent (même s’il n’est pas objectif), et mes méninges ont été mises à l’épreuve, lorsque j’essayais de suivre certains raisonnements (avec succès, ma foi… même si la question des anges dont l’un dit toujours la vérité et l’autre ment systématiquement a failli me refaire friser les cheveux – ce qui m’aurait arrangée, quelque part, ma permanente n’en ayant que le nom).
Un fort agréable moment de lecture, en somme !
Special thanks : à Bladelor, qui m’avait envoyé ce livre quand j’ai gagné le Lotobook de 2007 ! (tu vois, miss, il ne faut pas désespérer, même avec une vieille PALourde !
Ed. Seuil (Points), avril 1995, 272 p.

Certainement un des livres que j’ai le plus relu !:)
10 avril 2010 | #
Ahhh je note !!
10 avril 2010 | #
Ah ah, je le note alors !
11 avril 2010 | #
Je note aussi, même si ma dernière rencontre avec Anne Fine avait été décevante…
11 avril 2010 | #
@Cathulu : vraiment ?! Tiens, remarque, ce livre « te va bien » !
@Karine et Stephie : vous ne devriez pas être déçues !
@Papillon : c’est mon premier Anne Fine donc je ne peux pas comparer… mais je pourrai te prêter celui-ci, si tu veux !
11 avril 2010 | #
Je ne connaissais que les oeuvres jeunesse de cette auteure mais celui-ci me tente bien à cause de son thème. Et puis, j’aime ton idée de PALourde
mdr !
12 avril 2010 | #
@Joelle :
14 avril 2010 | #
en fait nos PAL sont comme des belles librairies d’occasion : quand on fouille, on trouve de beaux trésors
15 avril 2010 | #
@Emeraude : c’est une jolie comparaison !
15 avril 2010 | #
Oh que c’est tentant!! Et j’adore la comparaison d’Emeraude!
22 avril 2010 | #
Dans ma PAL depuis une éternité!! J’avais adoré Jardins à l’anglaise de cet auteur!
23 avril 2010 | #
@Karine : celui-ci devrait te plaire, je pense !!
@Chiff’ : il faut le faire remonter, voyons, voyons !!!
27 avril 2010 | #