Pencher pour, Cécile Reyboz
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C’est une histoire aussi étrange que son titre que nous invite à découvrir Cécile Reyboz.
Le personnage principal a un nom peu commun : Lazor Hilaire. C’est un grand type entre deux âges, qui siège au prud’hommes avec plus d’ennui que d’intérêt pour les gens qui passent devant lui. A une exception près : il remarque une avocate à l’allure un peu spéciale, disons qu’elle est différente des femmes qu’il connaît. Elle s’appelle A. On ne connaîtra jamais son nom entier. Ces deux-là vont se croiser et faire un bout de chemin dans une ville qui voit s’élever dans ses rues des collines de détritus : les éboueurs ont disparu.
La ville est un personnage à part entière. Lazor s’y enfonce comme dans un labyrinthe, donne rendez-vous à la grande fille de son ex dans un café, va dîner chez ses parents dans un silence habituel et pesant, et surtout, il aime à contempler le paysage urbain qui s’offre à ses yeux (et à son corps) devant la baie vitrée de son appartement haut perché dans un immeuble.
Le Président de la République étant en voyage dans l’espace, on ne sait pas quand tout ce chaos prendra fin…
En dépit d’une plume plutôt fluide et imagée, la lecture de ce roman me laisse un sentiment de perplexité. Je n’ai pas trouvé le personnage de Lazor attachant (tout de même, à son âge, jouer avec de la pâte à modeler !), l’univers singulier dans lequel on est plongé n’est pas follement attirant et même plutôt glauque (imaginez une ville sous les détritus, les métros ne fonctionnent plus, beaucoup de gens n’osent plus sortir) et la mise en place de ces éléments n’aboutit pas à un final grandiose. Divisé en six jours et une nuit successifs, le récit raconté la plupart du temps au présent se déroule assez vite et je ne me suis pas véritablement ennuyée. Je pense simplement être passée à côté de l’histoire, dont je n’ai pas saisi l’intérêt intrinsèque.
Lu en partenariat avec les Chroniques de la Rentrée Littéraire.
Ed. Actes Sud, jan. 2010, 182 p.

Cela a l’air vraiment étrange ! Probablement que la couverture m’aurait attiré l’oeil mais je crois que ce genre d’histoire n’est pas pour moi !
10 février 2010 | #
Serait-ce un succédané d’Amélie Nothomb et de son fameux Prétextat Tach? Les noms loufoques pour donner pompeusement de la matière à un personnage. Mouais… mouais…
10 février 2010 | #
@Joelle : oui, la couverture n’est pas mal… même si le chat est en moins bonne forme à l’intérieur !
@Mélopée : comme tu dis, « mouais, mouais ! »
11 février 2010 | #